Lors d’une sortie solitaire à skis à la Tête de Valplane (Alpes de Haute-Provence, j’ai eu la chance d’observer un loup à moins de 30 mètres.
Je l’ai remarqué une première fois vers 8h30 : il marchait à petite vitesse. Je l’ai ensuite perdu de vue en raison du relief.
Je l’ai ensuite revu, longtemps immobile, puis il a importuné deux chamois qui traversaient le col. J’ai été surpris par l’attitude des chamois qui ne semblaient pas du tout effrayés : le loup a fait quelques bonds vers eux, les chamois se contentant de respecter une distance minimale (environ 15m.). Arrivé à un col, vers 9h10, le loup était toujours là, au sommet d’un rocher caractéristique. Je l’ai observé ainsi pendant environ 20 minutes.
Si j’avançais un peu trop vers le loup (distance 25/30 mètres) il reculait, quand je reculais le loup reprenait sa position de guet. Ma présence ne semblait pas le déranger : j’avais même du mal à attirer son attention. D’un seul coup, le loup est parti rapidement (photo), mais en essayant de rester furtif, vers un groupe de chamois qui s’étaient rapprochés d’un vallon : il a longé le vallon en descendant pour jaillir à l’endroit où se situaient les chamois. Son attaque a échoué. Je ne l’ai plus revu.
Pierre FERRY