Convention de Berne - Strasbourg - 30/11/2004
Le loup l'a échappé belle lors de la réunion annuelle de la convention de Berne qui établit des bases de conservation des espèces. La demande suisse de déclasser le prédateur d’espèce « strictement protégée », (l’annexe II) en espèce « protégée », (l’annexe III) a été repoussée d’un an par le comité de la Convention. Le loup restera donc une espèce strictement protégée.
La majorité des pays membres de la Convention de Berne souhaite d'abord étudier plus précisément la situation du loup en Europe et son influence sur l'agriculture a indiqué l'Office fédéral de l'environnement (OFEFP) dans un communiqué.
Ces États veulent aussi examiner des questions juridiques avant de prendre position sur la demande helvétique. L’assemblée a reporté sa décision d’un an et désire d’avantage d’arguments scientifiques. Un rapport a été demandé à des experts indépendants.
La demande suisse pourrait être réexaminée à la fin de l'automne 2005. Si la demande suisse était validée, le statut du loup serait uniformisé dans toute l’Europe.
La convention de Berne, qui fête ses 25 ans, a établi la première liste d'espèces protégées en Europe : elle a été ratifiée par 44 pays, essentiellement l'Europe, moins la Russie, mais avec la Tunisie, le Maroc, le Sénégal et le Burkina Faso.