Grands prédateurs : le point sur les analyses génétiques

Comme annoncé dans le bulletin du réseau loup n° 11,  le marché passé avec le laboratoire de génétique de Grenoble est opérationnel avec un contrat de 3 ans depuis mars 2004 et concerne les deux espèces «loup» et «ours ». Ce marché permet aujourd’hui d’absorber environ 4 fois plus d’échantillons qu’il n’était possible auparavant, soit environ 300 échantillons loups par an. Les échantillons sont préparés à l’ONCFS et remis au laboratoire avec une périodicité de 2 mois, les résultats étant restitués (détermination de l’espèce, lignée et individus) selon cette même périodicité.

Pour le mois d’octobre, une «session loup » a été cédée au profit d’une session «ours» face à l’urgence des derniers événements. (La mort de Cannelle, tuée par un chasseur.) Les analyses «loup » ont repris au 20 novembre avec la livraison de 100 nouveaux échantillons. Les premières sessions ont concerné les sites situés en dehors des Alpes Maritimes pour des raisons de disponibilité d’échantillons prêt à l’emploi. Aussi, les autres sessions jusqu’en mars 2005 seront dédiées principalement aux analyses des Alpes Maritimes (sauf exception ou cas d’urgence) sur la base d’un sous-échantillonnage par site et par an ainsi que tous les nouveaux secteurs en marge des zones connues.

Vous trouverez en annexe les listings des analyses génétiques réalisées depuis mars 2004 à ce jour. Sur ce listing figurent l’espèce et le sexe de l’animal typé. Cependant, le profil génétique individuel diffère sous sa forme actuelle par rapport aux résultats précédents du fait d’un changement de séquenceur au laboratoire de Grenoble. En effet, ce nouveau matériel possède des caractéristiques différentes du premier et les résultats qu’il fournit sur les génotypes doivent faire l’objet d’un développement méthodologique pour pouvoir les relier aux analyses des années précédentes. Cette opération, qui nécessite des tests en aveugle est longue mais l’acquisition, par le laboratoire, de ce nouvel outil plus performant permet d’absorber le flux important d’échantillons à analyser.

Christophe DUCHAMP

Source : Bulletin d'information du réseau loup n°12

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