Serge Lepeltier annonce 15 nouveaux ours pour les Pyrénées

Ours_pyrenees Le ministre de l'Ecologie, Serge Lepeltier, a annoncé aujourd'hui la réintroduction d'une quinzaine d'ours sur 3 ans dans les Pyrénées.

Cinq femelles seront introduites en 2005. Cinq autres seront arriveront en 2006 et 2007, moins en cas de naissances de petits. «J'espère que d'ici là nous aurons des naissances d'oursons», a déclaré Serge Lepeltier.

La provenance des ours qui rejoindront les Pyrénées n'est pas encore arrêtée, précise le ministre, qui dit être en discussion avec l'Espagne, la Croatie ou la Slovénie.

Le lieu de leur introduction n'a pas été non plus arrêté. Le ministre de l'écologie a assuré que le «plan d'ensemble» qu'il prépare prévoit également des aides aux habitants du massif, et notamment «l'acquisition de chiens par les bergers, l'acquisition de clôtures, la construction ou la réhabilitation de maisons de bergers, l'aide au gardiennage des troupeaux». Il assure vouloir «rendre compatible la présence de l'ours et l'activité humaine» dans les montagnes.

Ce chiffre de 15 correspond à une étude de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONFCS) qui a déterminé le nombre d'individus nécessaires pour rétablir une population viable. Environ 17 ours, dont le petit de Canelle, vivent actuellement dans les Pyrénées, répartis en trois noyaux distincts (Béarn, Pyrénées centrales et Ariège). Ce sont surtout des mâles dont certains ne sont plus en mesure de se reproduire.

Dans l'esprit du ministre, il ne s'agit pas de lâcher quelques ours dans la nature mais de mettre en place un plan à long terme de sauvegarde des ursidés dans le massif pyrénéen. L'Etat français pourrait aller chercher les nouveaux venus dans les Balkans (Slovénie, Croatie) comme il l'avait déjà fait pour les trois ours réintroduits en 1996-1997. La souche la plus proche génétiquement de Canelle est la souche espagnole mais, selon Gilbert Simon, vice-président de l'association Férus, «il est peu probable que les autorités ibériques acceptent de céder à la France quelques-uns de 120 ours répertoriés de l'autre côté des Pyrénées». En envisageant de doubler la quantité d'ours présent dans les Pyrénées, le ministre de l'Ecologie prend le risque d'un affrontement avec les éleveurs, mais va satisfaire la grande majorité des français.

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