La protection des troupeaux va devoir se renforcer.
Forcés de cohabiter avec les grands prédateurs, le loup dans les Alpes et l’ours dans les Pyrénées, les producteurs ovins qui n’adoptent pas des méthodes de protection des troupeaux appropriées auront bien du mal à faire entendre leurs doléances à l’ensemble des Français. Comment soutenir des bergers qui abandonnent leurs bêtes sans protections dans la montagne ?
Le Ministre de l’Écologie Serge Lepeltier l’a bien compris en annonçant, en même temps que la réintroduction d’une quinzaine d’ours dans les Pyrénées, qu’il comptait pousser les éleveurs à utiliser des techniques de protection des troupeaux.
Combiner plusieurs méthodes de protection
Certaines de ces techniques sont ancestrales, mais ont été abandonnées lors de la disparition progressive des loups en France. Il est toujours utile d’associer différentes méthodes pour se prémunir contre les problèmes de prédation, surtout quand plusieurs prédateurs se présentent.
L’utilisation des chiens de protection telle que les patous est déjà largement répandue. (Lire le témoignage d’un éleveur). D’autres chiens comme le hongrois Komondor font aussi l’affaire, bien que beaucoup moins présents actuellement en France.
L’initiative Pastoraloup essaie d’aider les éleveurs en augmentant la surveillance humaine du troupeau en période d’estive, en permettant aux bergers de se reposer durant les périodes chargées et en aidant les bergers à construire des enclos de regroupement nocturne. Des patrouilles rapides sont prêtes à intervenir en cas de forte pression des prédateurs.
Il existe d’autres animaux qui peuvent participer à cet effort de protection des troupeaux : L’âne ou le lama par exemple. j'en parlerai dans de prochaines notes