Concertation : Non disent 5 élus de l'ANEM

Pyrenees Cinq élus socialistes de Haute-Garonne, membres du Comité de Massif des Pyrénées, ont annoncé mardi leur refus d'assister à une des réunions de concertation prévues par l'Etat au sujet de la réintroduction d'ours dans les Pyrénées avant que l'Association Nationale des Elus de la Montagne (ANEM) ait rencontré le gouvernement.

Créé par la loi Montagne du 9 janvier 1985,le comité de Massif des Pyrénées, présidé par le préfet de région, préfet coordonnateur de Massif, est une instance de concertation comprenant 47 personnes (Décret du 20 septembre 1985) représentant les collectivités locales, le secteur associatif, les socioprofessionnels.

Le Comité de Massif  exige depuis l’annonce de la réintroduction des réponses précises sur une série de points concernant la réintroduction de l’ours : Dans quelles communes seront-ils remis en liberté ?  Combien ? Quelles mesures de régulation seront prévues ? Quelles mesures assureront la sécurité des utilisateurs de la montagne ? Les cinq élus demandent aussi de préciser les moyens humains et financiers pour prévenir les prédations, indemniser les surcoûts de travail.

L'ANEM a indiqué qu'elle ne participerait pas à la concertation en l'absence de réponses aux questions du comité de massif. Jean-Louis Idiart, député PS de Haute-Garonne), explique qu'une délégation de l'ANEM va être reçue par les ministres concernés  à propos des "inquiétudes des populations pyrénéennes".
- "Il ne nous paraît pas convenable d'assister" avant cette rencontre à la réunion de consultation prévue le 10 mars à Saint-Gaudens, précisent les signataires.

L'association "Pays de l'ours-Adet", rassurée par les résultats du sondage IFOP (77% des habitants de Haute-Garonne,  d'Ariège, et des Hautes-Pyrénées sont favorables à l'introduction de nouveaux ours) appele les élus locaux à "participer constructivement à la concertation lancée par l'Etat".

Dans des futures notes, je vais revenir sur le contenu de cette concertation.

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