Un vaccin australien réduit les émissions de méthane provoquées par les éructations des animaux de la ferme.
Australie - Si on ne peut empêcher un rot ou un pet de merinos de nuire à ses voisins, il est désormais possible d'empêcher ces éructations de nuire à l'environnement. D'après l'hebdomadaire britannique New Scientist, les rots et les pets des merinos, vaches et autres animaux de la ferme représentent 20 % des émissions mondiales de méthane. Or le méthane est un gaz à effet de serre encore plus nocif que le dioxyde de carbone rejeté par les voitures ou les usines puisqu'il retient 23 fois plus de chaleur dans l'atmosphère terrestre que le CO2.
Fort de ces constatations, Andre-Denis Wright, chercheur à l'organisation pour la recherche scientifique et industrielle du Commonwealth à Perth, en Australie, s'est lancé dans la lutte pour la protection de la planète en s'attaquant à ces gaz. Son équipe a développé un vaccin contre les bactéries intestinales qui produisent le méthane chez les merinos. Résultat : après deux injections, les merinos ont émis 8 % moins de méthane lors de leurs éructations.
Le vaccin ne combat encore que 20% des microbes intestinaux producteurs de méthane. L'équipe, qui a publié ses travaux dans la revue Vaccine, espère améliorer prochainement les capacités de son vaccin en augmentant l'éventail des bactéries visées. Les merinos n'ont qu'à bien se tenir!
Source : Cybersciences