La Fédération régionale de protection de la nature (Frapna) de Rhône-Alpes a porté plainte pour "destruction d'espèces protégées", après que deux lynx aient été tués de main d'homme dans l'Ain, a-t-on appris jeudi de source judiciaire.
Les deux plaintes, déposées par la section de l'Ain de la Frapna, ont été enregistrées mercredi auprès du procureur de la République de Bourg-en-Bresse, selon la même source.
Un jeune lynx avait été retrouvé égorgé à l'arme blanche, fin novembre 2004 au Grand Abergement (Ain) et un second a été pris au piège à Montanges (Ain) et abattu d'une balle 22 LR en décembre 2004, a rapporté à l'AFP Henri Bourgeois-Costa, directeur de la Frapna de l'Ain. Dans le premier cas, le félin aurait été abattu "lors d'une action de chasse", a-t-il souligné.
"Après l'ours et le loup, le lynx, prédateur prestigieux et animal très discret, est à son tour la cible des braconniers", a accusé le militant écologiste, "on ne peut pas laisser ces atteintes à la biodiversité impunies", a-t-il ajouté.
Selon la Frapna, une centaine de lynx vivent dans le massif jurassien, après que l'espèce a été réintroduite en Suisse dans les années 70. Ses proies favorites sont le chevreuil et le chamois mais il attaque, "très occasionnellement", le mouton, lorsque les exploitations sont situées dans des zones forestières, a précisé M. Bourgeois-Costa.
28 avr 2005 (AFP)