Christian Estrosi risque finalement d'avoir à choisir entre la présidence du Conseil général des Alpes-Maritimes et son poste de ministre délégué à l'Aménagement du Territoire.
C'est ce que laisse penser le rappel à la règle du non cumul qu'a fait hier le nouveau Premier ministre. Dominique de Villepin, selon des propos rapportés par Matignon, s'est déclaré très attaché à cette règle selon laquelle les ministres ne doivent pas exercer de fonction de présidence de Conseil général ou de maire. Dans la nouvelle équipe, quatre ministres se trouvent ainsi concernés : Nicolas Sarkozy, François Baroin, Pascal Clément et… Christian Estrosi.
L'entourage de Nicolas Sarkozy a déjà évoqué la possibilité pour le ministre de l'Intérieur de déléguer à son vice-président une partie des responsabilités à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine.
Pascal Clément, nouveau Garde des Sceaux, et président du Conseil général de Loire a fait savoir qu'il s'exécuterait. Tout comme François Baroin, ministre de l'Outre-mer qui est également maire de Troye.
Christian Estrosi avait fait savoir samedi qu'il comptait continuer à assumer les deux tâches en dépit de l'injonction de Dominique de Villepin.
"J'ai au fond de moi-même assez d'énergie pour continuer à servir à la fois mon département et mon pays", a-t-il dit, précisant qu'il céderait sans problème, en revanche, son poste de député des Alpes-Maritimes à son suppléant.
Dominique de Villepin veut que la règle de non-cumul entre un portefeuille ministériel et un mandat de président de Conseil général ou de maire soit respectée, a-t-on appris dans son entourage.
"Le Premier ministre est attaché à la règle selon laquelle les ministres ne doivent pas exercer de fonction de président de Conseil général ou de maire. Il appartient à chacun de se mettre en conformité dans les prochaines semaines", a-t-on ajouté.