Les prédateurs causent un traitement de l'information bizarre du côté des médias. Le "deux poids, deux mesures" semble une règle.
Pourquoi est ce que le cadavre d'une tête de bétail reçoit un traitement médiatique différent quand il s'agit :
- d'une brebis croquée par un ours en Ossau ou d'une génisse mangée par un loup en Izère
- d'un accident grave ou d'un agriculteur incompétent ?
Les prédateurs ont gardés une place mythique dans notre inconscient collectif: celle des histoires et légendes pour enfants. Il est visiblement difficile de se débarasser de siècles de culture (ou d'inculture).
Qui se souvient du traitement médiatique de ces 2 informations de 2004 ?
1000 brebis intoxiquées en Lozère
Le 27/10/2004, trente-cinq pompiers, assistés de neuf engins, ont oeuvré toute la nuit pour venir à bout des flammes qui ont ravagé le Mas de la Donat, commune de Saint-Saturnin, à proximité de La Canourgue en Lozère. L'origine du sinistre qui s'est déclaré mardi vers 23 heures est inconnu.
Pour les dégâts, deux bâtiments agricoles de 2000 mètres carré sont partis en fumée, l'un contenant du fourrage, l'autre, une grange, accueillant des brebis. Un millier de brebis ont péri intoxiquées, 80 autres n'ont pu être sauvées compte tenu de la fumée inhalée, elles ont été euthanasiées. Ce matin, à l'aube, les pompiers continuaient le refroidissement des bâtiments.
Découverte de 15 cadavres de vaches
Le 15/02/2004 : Enquête sur une exploitation de Lozère, commune du Monastier, après la découverte vendredi d'une quinzaine de cadavres de vaches Aubrac. Une affaire dont l’origine pourrait être un problème de négligence et de maltraitance. Les bovins, éparpillés un peu partout dans l'exploitation, étaient dans un état de décomposition avancée.
Une enquête diligentée par la gendarmerie de Saint Germain du Teil et par les services vétérinaires a été ouverte pour déterminer la cause de ces décès. La SPA de Rodez et l'association Lozérienne de protection des animaux ont d'ores et déjà déposé une plainte.
Une interrogation se pose, en 2002, l’agriculteur incriminé avait déjà été inquiété pour les même faits mais l’affaire n’avait pas donné suite. Une catastrophe sanitaire qui a donc recommencé et qui aurait pu être évitée selon Jean-Pierre Blanc, le directeur de la SPA de Rodez.
L'éleveur devrait être entendu lundi par les services de gendarmerie. Des poursuites judiciaires pourraient être ensuite engagés par le parquet de Mende pour mauvais traitement d'animaux ce qui constitue un délit pénal, détention d'un ou plusieurs cadavres d'animaux et non notification de décès d'un bovin (passibles de contravention).
Baudouin de Menten