La ministre de l'Ecologie Nelly Olin a condamné lundi l'abattage d'un loup le week-end dernier en Savoie sans que les procédures du protocole qu'elle avait mis en place en juin dernier aient été préalablement respectées.
Flagrant délit
Dans un communiqué, Mme Olin a pris note qu'une enquête en flagrant délit avait été ouverte par la gendarmerie après que l'auteur de cet acte se soit fait connaître. «Il appartient au procureur de la République (de Chambéry) d'établir les faits», ajoute-t-elle.
L'animal sera autopsié dans l'après-midi, a précisé la préfecture. Selon celle-ci, un éleveur de chèvres dans le massif des Bauges avait tué dans la nuit de vendredi à samedi un mâle d'une trentaine de kilos qui s'en prenait à son troupeau.
Le 18 juin dernier, Mme Olin avait autorisé que l'on porte de quatre à six individus maximum le nombre de loups pouvant être abattus jusqu'à la fin de l'hiver 2005-2006, mais cette autorisation avait été assortie d'un «protocole d'intervention» garantissant la légalité des différentes actions possibles pour protéger les troupeaux des attaques ou repousser les-dites attaques. Ainsi, le tir à balles n'est autorisé qu'en «dernière extrémité».
Annonçant que le préfet de Savoie Christian Sapède réunira dans la semaine le comité restreint du groupe loup, la ministre «note qu'en tout état de cause le nombre maximum de loups qui pourront être prélevés jusqu'à l'hiver 2005-2006 est désormais réduit de six à cinq».