Une petite perle extraite du canard déchainé, Avec Nelly c'est "eigolocE'l" qui tourne à l'envers
Encore une horreur de casting. Entre l'avenir du loup, du mouton, de l'ours et du canard sauvage, il n y a guère que les ministres de l'Ecologie qui ne soient pas une espèce menacée.
Au nombre des rares fonctions officielles qu'elle veut bien se reconnaître dans sa très brève notice du " Who's who ", Nelly Olin, la ministre déjà éprouvée de l'Ecologie, mentionne qu'elle a notamment été membre du Conseil national du bruit. Vraisemblable qu'elle a été très assidue aux réunions de cette considérable instance : de tous les membres du jeune gouvernement Villepin, c'est elle qui, à ce jour, a suscité le plus de tintouin.
Le summum a bien sûr été atteint dans cette histoire de dates - retoquées par le Conseil d'Etat - de chasse au gibier d'eau. Un micmac qui a fait autant hurler les défenseurs des volatiles que manifester bruyamment « l'extrême-chasse» (les plus agités de la gâchette), selon l'expression d'Allain Bougrain-Dubourg.
Mais Nelly n'est pas exclusive. Dès lors qu'elle se penche sur le sort d'une espèce animale, il est à peu près acquis que les banderoles seront de sortie le lendemain. Sa décision de porter à 6 (au lieu de 4) le nombre de loups alpins susceptibles d'être légalement abattue avait déjà irrité les écolos.
Plus au sud-ouest, elle ne s'est pas non plus fait que des potes chez les copains des grosses bébêtes mal vues des éleveurs en retardant de près d'un an l'importation annoncée de 6 ourses slovènes dans les Pyrénées. Gare au très grand « splash " quand notre amie, comme elle l'a annoncé dans sa première conférence de presse, se penchera avec "attention» sur « la protection des cétacés» !
En tout cas, c'est à croire qu'un malin génie incite les gouvernements successifs à désigner des gaffeurs à ce maroquin ministériel. A l'occasion mieux inspirée, Voynet l'avait joué subtil en refusant de considérer le naufrage de l'" Erika" «comme une catastrophe écologique». Et, avec une émérite constance, Bachelot s'était fait une spécialité de la bourde en avançant des jugements aussi définitifs que: «En 2100,je suis persuadée que l'été 2003 (celui de la canicule) apparaîtra comme un été frais.» Ou encore: «Chaque fois que la chasse recule, c'est Coca-Cola qui avance».
Un modèle contraignant. Sans désemparer, Nelly a vaillamment repris le flambeau en s'épanchant sur «la profonde détresse» des éleveurs victimes du loup à qui elle se propose même de fournir «des cellules d'aide psychologique!»
«Je ne vous dis pas la rigolade quand on a appris qu'elle était nommée à l'Ecologie: elle ne s'y est jamais intéressée», commente un responsable socialo du Val d'Oise, le fief de Nelly, ex-assistante de direction dans une multinationale de la machine-outil : avant de renoncer à son mandat, elle en a été réélue sénatrice l'an dernier, et elle en a vice-présidé le conseil général. Surtout,jusqu'à son entrée au gouvernement, en 2004 donc, elle y administrait la commune déshéritée et plurielle (une soixantaine de nationalités) de Garges-lès-Gonesse, arrachée en 95 au PC. Bref, une battante locale comme les affectionne Chirac, qui a même parlé à son sujet - mazette ! - de «symbole de volontarisme des élus de terrain.» C'est au reste à Garges qu'en février 2002 le Chi lance son grand thème électoral de la « sécurité intérieure» et de l' «impunité zéro.»
Pour autant le président réélu, qui désigne bientôt Nelly dans toutes les instances qui se présentent (commission Stasi sur la laïcité, Haut Conseil à l'intégration, etc.), ne la métamorphose pas en flic de choc : elle intègre finalement l'an dernier la formidable équipe Borloo, au titre de ministre déléguée à la Lutte contre l'exclusion et la précarité. Un infime remaniement ministériel lui adjoindra, en sus, l'Intégration, ce qui paraît au moins logique. Inlassable, maniaque de la fiche d'information, Nelly multiplie en effet les visites «de terrain», fait adopter l'examen préalable à l'obtention de la nationalité française, se penche sur les micro-crédits à usage des démunis mais échoue à imposer son dada : la mise sous tutelle des allocs pour les polygames reconnus.
«Qu'elle ait accepté l'Ecologie alors même qu'elle n'y comprend rien prouve au moins qu'elle est plus politique qu'on ne le dit», juge quelqu'un qui l'a côtoyée dans ses activités désexcluantes. Un sentiment que les écolos militants expriment de manière plus abrupte: passée d'obscurs locaux de la rive droite à la prestigieuse avenue de Ségur, dans le grand quartier des ministères, Nelly est en mission électorale auprès des agriculteurs et des chasseurs, deux autres espèces qui n'ont pas été pour rien dans la victoire du «non». Et que son prédécesseur Lepeltier, pris au jeu de l'écologie, avait insuffisamment brossées dans le sens du poil.
De jeunes résidents du Val d'Oise qui, l'an dernier, avaient honteusement fait de Nelly l'héroïne d'une BD moqueuse assurent que la ministre n'aime pas du tout qu'on la caricature. Et pourtant ... vu le nombre de dossiers qui l'attendent (loi sur la pollution de l'eau, écofiscalité, réforme des parcs naturels, etc.), vu surtout son habileté à les appréhender, il est à craindre qu'elle n'ait encore à souffrir. 0u à espérer méchamment que d'autres aient encore à se gondoler.
Patrice Lestrohan (Canard enchainé)
De la gestion de la France
Dans le même journal, pas de doute la France est bien gérée. La preuve par quelques commissions qui doivent abattre un boulot d'enfer et de première nécéssité, du moins je l'espère, jugez plutôt...
- Commission nationale d'Identification électronique des équidés
- Commission nationale de concertation des professions libérales
- Comité national du parrainage
- Comité scientifique du patrimoine national et de la biodiversité
- Commission nationale permanente de la sécurité dans le spectacle vivant
- Observatoire national de la démographie des professions de santé
- Conseil national des arts de la piste
- Comité national pour la commémoration du 80e anniversaire de la bataille de verdun
- Comité de liaison des comités de bassins d'emplois
- Sous-commission de la commission de classification des oeuvres cinématographiques
- Observatoire de la parité
Et le summum ..
Conseil d'analyse de la société
- (1 seul membre) Expert en "Analyse" et en "société",
- Rémunération de l'expert: 1 800 euros par mois.
- La mission de ce courageux ( Luc Ferry, ex ministre de l'Education nationale, pas con le mec pour se faire offrir une planque par les copains):
"Eclairer les choix politiques du gouvernement, par l'analyse et la confrontation des points de vue, lorsque les décisions à prendre présentent des enjeux liés à des faits de société. Il examine les questions qui lui sont soumises par le Premier ministre ainsi que celles qont il juge utile de se saisir (sic)." Vaste programme. - Budget annuel en euros : 150.000 euros proposés par la loi de finances 2005. Heureusement le budget a été revus à la baisse à cause de ces radins de députés.
Merci aux "spécialistes réseau" (français) qui viennent squatter ma piscine et m'apportent ce gentil petit canard.
Wallonie-France, même combat
Et dire qu'il y existe en Belgique un parti de "ratachistes" (Dès que la flandre aura obtenu son indépendance - regardez les drapeaux jaune et noir frappés d'un lion qui s'agitent lors de toutes les courses cyclistes de France et de Navarre, ce sont eux, c'est leur drapeau - la Wallonie (où l'on parle français pour le Marseillais qui semblait tout surpris qu'on parle la langue de voltaire au nord de son beau et grand pays, d'où il n'est jamais sorti), la Wallonie, disais-je, va se retrouver toute seule, coincée entre la "République indépendante et bannière du flamoutchenland" et le Gand Duché, d'où le parti des ratachistes, qui aimerait transformer le pays wallons en "nonante sixième" et "nonante" septième départements français, si je ne me trompe.
Encore faudra t-il créer une "sous-commission de concertation et de dialogue sur l'introduction de la wallonie à la région Nord". Je propose la nomination de Mr Jean Lassalle à la présidence de cette sous-commission. Il est efficace, à de l'expérience de ce genre de travail harassant et très utile. On lui trouvera bien un budget de 150.000 euros annuels à dépenser. Là, il sait y faire...
Europe, ton bon sens fout le camp. Mais les turcs vont venir nous aider...