La stratégie des bergers : tout est bon à prendre

Le Jura agricole et rural en remet une couche. Il fait FEU de tout bois.
(agricole et rural ... c'est pas la même chose ? )

Nouvelle interview d'un anti-loup bien décidé à en finir avec le Canis Lupus qui empêche des éleveurs d'économiser en rond. Les éleveurs veulent virer les bergers et laissez les brebis se débrouiller toutes seules, comme ils font depuis que la "sale bête" avait disparu de la France. Une seule solution éradiquer les meutes et tous les loups qui osent passer les alpes (à pied, en voiture ou en hélicoptère puisqu'il parait qu'il s'agit d'une réintroduction)

Yves Feydy : La logique de régulation doit s’imposer,

c'est le titre ...
Yves Feydy (Président de la Fédération départementale ovine de la Drôme, c'est l'interviewé prêt à bondir ...)

Colette Boucher, c'est la journaliste qui pose les questions qu'Yves Feydy et la Direction de la ligne éditoriale du canard lui a demandé de poser
 
Yves Feydy : « Nous affirmons toujours fortement que la présence du loup est incompatible avec nos pratiques d'élevage »
( Les pratiques : abandonner le troupeau : On a d'autres choses à foutre que de payer un berger à garder nos 1500 brebis)

Yves Feydy, membre du bureau de la FNO (Fédération nationale ovine), président de la Frora (fédération régionale ovine de Rhône-Alpes) et de la fédération départementale ovine de la Drôme, livre sa position sur le dossier des prédateurs.
(Devinez sa position ?)

- Au sein du syndicalisme agricole, quelles revendications font l'unanimité ?

Yves Feydy :«Nous affirmons toujours fortement que la présence du loup est incompatible avec le pastoralisme. (jusque là, rien de neuf) Nous n'acceptons pas qu'elle perturbe nos pratiques (voir plus haut) d'élevage.

Il faut rappeler que, depuis l'apparition des premiers loups dans les Alpes maritimes en 1992, nous sommes dans une situation de développement de l'espèce qui a colonisé, en moins de quinze ans, tout l'arc alpin et fait disparaître plusieurs dizaines de milliers de brebis.

( On ne parle pas des mouches, de la Bruxellose. Hou Bruxelles ! Des chiens : Rex couché! Pas toucher à la brebis ! Rex ! Rex, non d'un chien, lache ça, va tu lacher sale bête ! Reviens je t'ai dit ! Non pas par là ... Bêêê Bêêê Bêêê Bêêê Bêêê,  suivi de bruits de pierres et de carcasses qui dégringolent... et encore des statistiques !)

Yves Feydy :Aujourd'hui, je ne comprends pas le discours totalement contradictoire de la société qui, d'un côté, veut une agriculture extensive et respectueuse de l'environnement, et justement, l'élevage ovin répond pleinement à ces attentes. Mais d'un autre côté, on risque de le faire disparaître à cause des prédateurs».

Sont cons quand même ces écolos. Ne comprennent rien à rien. C'est pourtant simple : le berger il est bon, gentil, écolo, calme, mesuré, fait du bon fromage, du bon gigot, il est travailleur, sans compter, sans dormir et pas exigeant avec ça: une simple cabane en bois.

Les loups et les écolos ils sont bêtes, méchants, agressifs, sauvages, sans cervelle, dangereux, mangent sans faim, tuent par plaisir, hurle les soirs de pleine lune, viennent d'italie ensemble en hélicoptère et passent leur week-end dans les forêts à nous emmerder avec leurs chiens. C'est pas difficile à comprendre quand même, puisque tous les journaux vous le répètent, même sur TF1, ils l'ont dit, à la télé ... Il parrait, moi, je n'ai ni le temps, ni l'argent pour regarder lé télé, mais c'est mon élu qui me l'a dit. Il est président d'une Association de palabre rurale et paysanne, il est éleveur aussi et aussi président des chasseurs de la commune, c'est vous dire si c'est pas un con, lui ...)

- Selon vous, quelles sont les zones d'élevage les plus menacées par le prédateur ?

Yves Feydy : «Il faut distinguer deux types de zones. Les alpages où de gros troupeaux sont gardés et où l'on peut arriver, tant bien que mal, à mettre en place des mesures de protection. ( Ca c'est une bonne nouvelle, il pousse les éleveurs de montagne à prendre des mesures )

Yves Feydy : Là où je suis le plus inquiet, c'est par rapport aux zones intermédiaires qui couvrent une grande partie de Rhône-Alpes et qui ont dû être parquées le long des bois pour se dégager des contraintes du gardiennage.
(Pas de berger, pas de dépense et qui c'est qui rapplique alors ? ... C'est le loup. Pour avoir la solution, relire mon dernier commentaire, juste plus haut ...)

Yves Feydy : Ici, l'élevage a toute sa place et c'est d'ailleurs la dernière activité agricole possible. Si le loup s'installe sur ces territoires particulièrement fragiles (?), l'élevage sera complètement condamné et le paysage finira par se refermer».
(Des bois partout, c'est sûrement celà qu'ils veulent les écolos ! Y'a qu'à mettre des lamas, ils bouffent et défrichent tout, même le bois et savent se défendre contre le loup. Et on mangera du steack de Lama pour changer du mouton ! La France va exporter du Lama en Nouvelle Zélande !)

- Face à de tels risques qui se profilent, comment peut-on éviter le pire ?

Yves Feydy : «Toutes les initiatives, visant à limiter l'extension des effectifs de loups et à ramener le calme dans les zones où il y a des attaques, sont les bienvenues (Le tir libre par exemple) . Au cours de cet hiver, la profession a travaillé avec le ministère de l'Ecologie...
(Tiens donc, tandis que les écolos y font que s'engueuler avec le ministère de l'Ecologie. C'est y pas parce qu'il n'a de l'écologie que le nom?)
...
afin d'essayer de trouver un accord avec les représentants des organisations environnementalistes (C'est impossible avec eux, quels c.. ceux là, alors ). Nous avons privilégié deux volets : améliorer les indemnisations pour les éleveurs ( Ben tien ! et vous y étes arrivés ) et aller vers une régulation de la population de loups». (Quelle belle expression : aller vers ...)

- Finalement, considérez-vous qu'il y a eu quelques avancées au niveau de la régulation ?

Yves Feydy : « Avec le nouveau protocole datant du 17 juin dernier, je crois que nous avançons malgré tout vers une logique de régulation, dans le but de faire baisser la pression sur les troupeaux. Bien sûr, tous les éleveurs s'accordent à déplorer que c'est insuffisant, surtout sur le nombre de loups à prélever.

Jamais content, je vous dit, on donne 4 loups à "prélever", ils veulent 6, on donne 6, ils veulent plus !

C'est la technique de j'avance par petites touches, j'encaisse et je met la pression maximum, on stoppe le tour, on met les élus locaux sur le coup, on téléphone à TF1, on passe dans les gazettes agricoles zé rurales, dans les colloques "Pastoralisme et Ruralité", on fait signer les pétitions sur le marché de Die, on pleure à la Télé, on montre les carcasses, les moutons, les chèvres, les génisses, les chiens, les enfants (non pas les enfants), on parle de tout les moutons morts : c'est le loup, c'est le loup ! Les chiens? connait pas !

Et pour faire redescendre la pression, on demande un rendez-vous au ministère où l'on dit que la montagne se meurt, que la profession se meurt, que les bergers se meurent, que les brebis se meurent, que la pression est intolérable, que le paysage se ferme, que les incendies augmentent, que les enfants sont en danger, que les bergers vont pêter les plombs. Qu'on parviendra pas à les arrêter ! On manifeste devant les tribunaux : Soutenez machin, qui ne respecte pas la loi. La loi, on s'en tappe. La loi, c'est nous, la montagne, c'est nous, les écolos, c'est nous, les modérés, c'est nous. Les autres ce sont les mauvais sentimentaux de la ville, L'Europe, les technocrates de Bruxelles...

On sort du Ministère, on fait une conférence de presse, avec les zélés zélus en écharpe tricolore, on dit qu'on a avancé qu'un petit peu, que la base ne sera jamais satisfaite, qu'avec de si petits pas, il sera impossible de calmer les bergers et que de toute façon, celà va recommencer puisque le loup conquiert de nouveau territoires, qu'il descent dans la plaine... Les loups-ou (chanson connue)jusqu'au petit pas suivant qu'on engrange et puis on remet la pression : un petit coup de zélé zélu, d'infos à midi sur TF1 etc... Celà ne vous rappelle rien.

Moi celà me fait penser à la mannière dont la Belgique se détricote. La même méthode, la guerre sous la table, la politique des petits pas en avant, sans jamais faire de concessions, le lobbying encore, la mauvaise fois en plus, la mémoire en moins. Choisissez vos élus non d'un chien.

Yves Feydy : Néanmoins, je pense que nous avons tout de même obtenu deux avancées. D'abord, le tir a été accordé aux éleveurs sous certaines conditions restrictives. La deuxième avancée que j'estime la plus importante, c'est une gestion du problème à l'échelon à la fois départemental et inter-départemental par massif. Dans chaque département concerné de Rhône-Alpes et de Paca, une cellule de crise est ainsi constituée, ce qui permet d'avoir un peu de souplesse localement ».

Propos recueillis par C. Boucher (pas de commentaire)

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