- Je tiens à revenir sur une page du site du Troll qui hante tous les forums écolos-pentus. Le guide de pays sur son site pyrenees-pyreniais essayais de mobiliser ses troupes pour la survie de l’iphb agonisante.
La castafiore : "Ciel mes bijoux"
Jean Lassalle est dans ses petits souliers : « Une chose est certaine, c'est qu'on est sur la corde raide», avouait le député Jean Lassalle lors d'une conférence de presse à la Maison de la vallée, à Oloron, suite au vote du budget primitif 2005 de l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn.
Depuis qu’un chasseur, malgré l’avertissement de la présence d’une ourse suitée dans la zone a durant une battue au sanglier abattu l'ourse Cannelle, dernière ourse de souche pyrénéenne, le 1er novembre 2004, la montée de mauvaise humeur a propos de la gestion catastrophique de la population d’ours par l’IPHB s’est intensifiée.
L'IPHB craint aujourd'hui pour ses financements, et donc pour son avenir. Figée sur ses positions, l’IPHB continue de dilapider l’argent des contribuables et des financements européens destinés théoriquement à la sauvegarde des ours.
L’IPHB juge inacceptable le plan engagé par le gouvernement, à savoir la réintroduction de cinq ours d'ici la fin de l'année 2005 dans les Pyrénées. Un plan (reporté au printemps 2006) jugé «trop massif» et donc «catastrophique» par le député car, explique-t-il, «il va faire reculer l'acceptation des ours pour des années et des années».
Les membres de l’association, confortablement assis sur la malle d’euros en provenance de l’Etat et de Bruxelles (843.000 euros en 2005, plus de 10 millions d’euros dépensés en quelques années!) ont décidés de doubler leurs cotisations pour la porter à 20.880 euros. Cela ressemble furieusement à une augmentation de capital pour une société en perdition. Et dans un geste de grande bonté (Est-ce pour essayer pour prouver que l’argent ne sent pas l’ours?) les présidents et vice-présidents des commissions ont eux renoncé à leurs indemnités de gestion. Quelle grandeur d'âme! On croit rêver après autant de gaspillages.
L’IPHB tremble sur ses bases
Les principaux financeurs (Etat, région, département) verseront-ils leurs aides à cette pseudo « institution démocratique » sans avaler de travers ?
- «Les budgets sont déjà voté » précise Jean Lassalle, et les sommes inscrites». Dépêcher vous de nous payer en somme, avant que de changer d’avis. L'Etat peut, lui, demander l'envoi du budget de l'IPHB devant la Chambre régionale des comptes, comme ce fut déjà le cas en 2002.
- «Nous avons une vie qui est assez aléatoire en fin de compte», résumait le député d'opérette. C’est déjà bien de s’en rendre compte et il semble bien que l’IPHB soit plus prompt à défendre sa large chaussette de laine trouée que la survie de l’espèce pyrénéenne qui était installée dans la montagne bien avant cette assemblée d’élus et de barons locaux.
En attendant, l'Institution Patrimoniale du Haut-Bearn « persévère dans ses actions dont les grandes lignes, cette année, consisteront notamment (sic) à dresser des diagnostics prospectifs de l'activité pastorale des vallées béarnaises … » (resic) et «travailler sur un programme de développement durable».
"Dresser des diagnostics" : les rois de la palabre sont en action. C’est vrai qu’en taillant la montagne et en divisant les derniers espaces sanctuaires refuges de la quiétude des ours, ils inscrivent sur les cartes, pour leurs postérités d’élus enrubannés, de longs rubans d’accès pour les chasseurs et pour les forestiers.
Diviser pour mieux règner
Comment Utiliser l’argent des ours pour sa disparition au nom du «développement durable». l’IPHB avance masqué. La prose alambiquée de l'Association est d'une clarté toute terre à terre : lire « Spécificités de la gestion patrimoniale d'un territoire » pour s'en convaincre.
En fait, le diagnostic est fait depuis longtemps. L’IPHB est en phase terminale de réunionite aiguë. Fini les salamalecs et les «Il est urgent d’attendre». C’est l’heure du requiem pour l’IPHB. Après avoir organisé la curée de la population d’ours, l’hallali sonne pour l’Institution patrimoniale du Haut Béarn. J’utilise expressément un vocabulaire bien compris des fidèles de "Chasse Pêche Nature et Traditions".
«Développement durable», voilà une expression généralement utilisée dans les milieux écologiques que l’IPHB récupère pour se donner une image politiquement correcte de défenseur de l’ours, de la montagne et une façade d’écologie raisonnable.
Voici comment ces lobbyistes anti-environnementaux essaient de se peindre en vert, comment le loup se déguise en agneau pour défendre son dernier carré, comment un guide de pays se met à défendre l’Institution au nom d’une naturalisme de bon aloi, loin des écolos qu’ils disent extrémistes et citadins!
Il est temps de stopper le financement de l’IPHB
L’IPHB fait l'unamité contre lui. Bien sûr les écologistes sont en première ligne:
Les verts
Février 2005 : Louisette Mayereau intervient au parlement Européen sur l’IPHB : « Que constatons-nous aujourd’hui ? Un complet renversement du paysage décisionnel. L’État et l’Europe ridiculisés, leur mission galvaudée et la petite guerre des chefs qui s’installe. On décide arbitrairement du pour ou du contre. On sème l’inquiétude, source de repli. On défie la loi, on jette les acteurs les uns contre les autres, le berger et le chasseur, l’écolo et le scientifique. On ajoute un zeste de mélodrame. Bref la guerre est là mais surtout, avec cette méthode là, nul dossier ne peut se traiter avec intelligence et pragmatisme.
Derrière tout cela, la dérive est grave et c’est elle aujourd’hui par cet arrêt financier, que nous voulons pointer. Il n’appartient pas à l’IPHB, pas plus qu’à quelques élus locaux, de décider seuls de leur mission et de leur volte-face.
Aujourd’hui, c’est non ; demain, peut-être que ce sera un peu, pas beaucoup, le tiers du quart de la moitié de la mission que nous avions demandé il y a quelques années. On sème ainsi le désordre et ces comportements laissent des traces pendant longtemps dans notre petit territoire du Haut-Béarn.
Voilà pourquoi nous devons tous calmement reprendre nos rôles respectifs et qu’un travail patient doit être entrepris sur ce territoire. C’est pour cela qu’aujourd’hui, nous vous demandons de stopper le financement de l’IPHB. »
Le FIEP, Fonds d’intervention Eco-Pastoral Groupe Ours Pyrénées
« On se demande si chaque fois que l´on est prêt d´aboutir, que ce soit en 1996, en 1998 ou en 2005, l´IPHB ne cherche pas des prétextes pour se désengager? Où est le respect du contrat d´honneur et de confiance? Une fois de plus l´ours et le patrimoine naturel pyrénéens sont pris en otage dans des luttes de pouvoir. Le FIEP Groupe Ours Pyrénées en appelle au sens de la responsabilité des politiques et des professionnels du Béarn, du Département et de la Région Aquitaine.
Ceux qui s´engageraient dans des combats stériles porteraient la responsabilité de la disparition de l´ours et des conséquences que cela aurait pour les Pyrénées-Atlantiques. » (Fiep)
Sur le Forum de Ossau.net
Sur la buvette
CAP-OURS Coordination Associative Pyrénéenne pour l'Ours
Cap ours dénonce la faible part du financement de l’Institution patrimoniale du Haut Béarn utilisée pour la conservation des derniers ours pyrénéens (moins de 2 % sur plus de 9 millions d’euros).
Gauches.net
- L'IPHB, ou le théâtre du grand guignol
« En 1998 déjà, une délégation menée par le directeur de l'IPHB, avait décidé que la souche slovène n'était pas "compatible" avec les contraintes pyrénéennes ; en effet, selon eux, les ours slovènes seraient dénaturés par l'action de l'homme qui nourrirait constamment les animaux afin de les cantonner, de manière à permettre aux chasseurs fortunés de tirer leurs bêtes sans trop avoir à chercher.
Toujours d'après eux, ces ours dévoyés seraient donc un danger potentiel, n'étant plus habitués à trouver leur nourriture par eux-même et s'approchant donc des hommes pour réclamer leur pitance avec d'importants risques d'accidents.
Il va de soi que le voyage de 1998 ne peut en fait être considéré comme autre qu'un voyage touristique aux frais de la princesse, uniquement destiné à redorer le blason de cet institution en mal de reconnaissance, déjà à l'époque. - On ne veut plus de beaux discours ! Il faut des actes forts pour sauver l'Ours en France!
« Que dire des attaques frontales de J. Lassalle (député des Pyrénées Atlantiques et président de l'IPHB) qui ne demande ni plus ni poins l'abandon de Natura 2000 et le reniement par la France de la Directive « Habitats ».
Les outrances anti-faune de nombreux députés à l'occasion du vote de cette loi (cormorans nazis, buses grosses comme des gorets, vilipendage des becs crochus, etc.), n'ont même pas amené, de la part du Ministre représentant le gouvernement, un rappel à plus de décence et moins d'imbécillité de la part des représentants du peuple.
Certains amendements stupides n'ont fait l'objet que d'une opposition molle du gouvernement celui-ci s'en remettant à la « sagesse » (sic) de l'Assemblée. Cette attitude ne pouvait qu'encourager les extrémistes ou les excités de la gâchette ».
FERUS
LPO
Démission, Monsieur Lassalle
La défense du patrimoine, c’est pas seulement chanter «Aqueres mountagnes»…devant les caméras.
L’IPHB a failli, les lobbies font ce qu’ils veulent. Il faut d’abord dessaisir l’IPHB du problème, rétablir l’autorité de la République, du droit et de la loi (comme dans le Médoc) et interdire enfin la chasse dans la zone à ours.
Il faut que la République ne consacre les fonds PUBLICS alloués à la protection de l’ours qu’à la protection de l’ours et non au relâcher de gibier «protégé».
La signature d’une Charte, le 31 janvier 1994 entre le Ministère de l’Environnement et les « acteurs et partenaires locaux » avait permis d’allouer des fonds publics au « développement durable des vallées béarnaises ET à la protection de l’ours ». Un seul ne s’est pas développé durablement: l’ours, «développé» au calibre. Le bilan est là. Messieurs et Mesdames les élus, vous avez failli.
Dans le journal Sud-Ouest
«Sont-ils plus soucieux des hommes qui habitent les vallées, comme ils le crient haut et fort : «l’Homme avant l’ours » ? Même pas ! Le député et conseiller général Jean Lassalle prétend lutter et chanter contre la désertification rurale, mais, vous le savez, promeut des infrastructures routières, dessinées il y a 20 ans au plus haut sommet de la technocratie bruxelloise, qui assècheront la vallée d’Aspe avant de sans doute la recouvrir de milliers de camions . Combien j’aimerais me tromper !»
Comment leur faire désormais confiance lorsqu’ils disent vouloir relâcher deux ourses? Il suffit de lire la note interne de l’Institution Patrimoniale du Haut-Béarn datée du 7 décembre dernier, et dont les meilleurs extraits sont mis en ligne sur le forum l'association (www.paysdelours.com), pour comprendre que tout n’est que haut maquignonnage à l’IPHB
Réintroduire deux ourses : oui, mais en exploitant les plus beaux massifs forestiers, en réalisant de longues pistes dans les territoires de l’ours, en équipant ces animaux de puces abdominales et en prévoyant de les enfermer au zoo de Borce s’ils “dérapent“, tel est la doctrine de l’IPHB
Le comble est enfin atteint avec la volonté réaffirmée de cette institution de demander aux Espagnols de donner les ourses en question, ce que ces derniers ont toujours légitimement refusé, afin, dit l’IPHB, de réaliser une « reconstruction du patrimoine pyrénéen » fondée sur des «échanges patrimoniaux ». Mais que vont-ils échanger nos maquignons au volapük patrimonial : des ours empaillés ? Et pour reconstruire quoi : un énième parc de vision ? Viendrait-il à l’idée de quelqu’un de confier la surveillance du musée du Louvre et de ses plus belles pièces à des gardiens de campings ? Non, et il faudra donc un jour, très vite, en tirer les conséquences.
ADET-Pays de l'Ours / IPHB: 2 bilans contrastés
- Sur le site du journal Sud-Ouest, des pages et des pages de témoignages
- Un article dans le "Sud-Ouest" documenté, chiffré, détaillé dresse les grandes différences entre IPHB et ADET
Le bilan de l’IPHB. Certains, d’ailleurs, ne cachent plus leur colère sur le fonctionnement de la fameuse Institution. Tel François Arcangeli, le maire d’Arbas, en Haute-Garonne, président de l’Association pour le développement durable des Pyrénées centrales, « Pays de l’ours », qui parle de « l’imposture stupéfiante de ceux qui, depuis une dizaine d’années, promettent en Béarn, à grand renfort d’argent public, de sauver l’ours des Pyrénées, pour constater aujourd’hui qu’il n’en reste presque plus et qu’ils n’ont rien fait ».
Si aucune décision de réintroduction ne se dessine cette fois, des associations comme le Fiep et la Sepanso menacent de quitter l’Institution que vient de réintégrer la Fédération des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques après avoir pratiqué la politique de la chaise vide à l’époque Saint-Josse.
Ces associations de protection avancent, comme beaucoup d’autres, que si l’IPHB a fait beaucoup pour améliorer les conditions de travail des bergers sur les estives, grâce aux sommes allouées par l’Europe et l’Etat pour l’ours, ce qui était logique, elle n’a pas fait grand-chose pour les plantigrades proprement dit.
Un audit financier réalisé sur la période de 1994 à 1999 est éloquent à cet égard. Au cours de cette période, l’IPHB a bénéficié, au titre de la protection de l’ours, de 55 millions de francs, mais que 1,295 MF seulement a été consacré aux ours, sous forme de remboursements de dégâts, subvention du suivi ONC et autre plantation d’arbres fruitiers...
Dans le même temps, 36 MF avaient été consacrés au pastoralisme et 9 MF à l’aide aux forestiers pour des reports de coupes. Les chasseurs avaient empoché de leur côté 5,5 MF utilisés pour des réintroductions d’isards.
« Tout le monde a bien profité de l’ours ici, à commencer par nous, mais si nous avons maintenant de belles cabanes, nous n’avons pas à être fiers de l’autre bilan », ose avouer un berger.
Bilan positif dans les Pyrénées centrales Seulement 1 % des moutons qui disparaissent durant l’été sont attaqués par des ours.
Les réintroductions en 1996 et 1997 dans les Pyrénées centrales de trois ours slovènes, les femelles Giva et Melba et le mâle Pyros, ont permis de reconstituer une population de seize animaux. Les résultats auraient pu être beaucoup plus probants, si Melba n’avait pas été tuée par un chasseur dès septembre 1997, quelques mois seulement après avoir mis au monde trois oursons, dont deux seulement survécurent.
« Il est évident que le bilan reste très positif, affirme Alain Reynes, directeur de l’association Pays de l’Ours Adet. La réintroduction a démontré que le biotope pyrénéen est toujours très favorable à l’ours. Si l’on excepte le malheureux accident de Melba, la présence des plantigrades ne pose aucun problème aux chasseurs dans les départements où ils sont associés à l’opération de suivi, comme dans les Hautes-Pyrénées et la Haute-Garonne, ce qui leur permet de connaître en permanence les endroits où il est impossible d’organiser des battues.
Les ours ne dérangent pas davantage les forestiers, puisque aucune coupe n’a dû être gelée pour préserver leur tranquillité. Ne restent que quelques éleveurs dont l’opposition est parfaitement relayée par quelques politiques. Pourtant, quand on regarde les chiffres, on s’aperçoit que la prédation ursine sur les populations d’ovins dans l’ensemble de la chaîne pyrénéenne est loin de représenter le fléau que certains laissent imaginer. L’ours ne prélève que 1 % des bêtes qui disparaissent au cours d’un été.»
D’autre part, une enquête réalisée auprès de dix-huit éleveurs qui étaient victimes de dégâts d’ours a permis de démontrer qu’après la mise en place de chiens patous pour la surveillance des troupeaux, les pertes diminuaient de 90 %, poursuit Alain Reynes. Le bilan est d’autant plus positif que le retour de l’ours a permis d’offrir aux bergers un cadre de travail beaucoup plus moderne, avec des cabanes restaurées, le transport du matériel pour la saison effectué par héliportage, la mise à disposition de téléphones, etc.
Le programme ours a également permis à des éleveurs d’embaucher des bergers. L’ours a généré la création de 100 emplois directs, représentant l’équivalent de cinquante-cinq emplois à temps plein. » Fin de citation. - Monsieur Lassalle de l’IPHB persiste dans sa volonté de gagner du temps et d’autres subventions pour longtemps encore.
Il pense que l’ours n’est pas un sujet qui concerne la France mais seulement les habitants d’une vingtaine de communes des Pyrénées Atlantiques ?
Il envisage donc de mettre en place un referendum annonçé hier sur 20 communes adhérantes à l’IPHB. Nous sommes nombreux à trouver ce référendum inutile. Pour plusieurs raisons. D’abord parce-qu’on prend beaucoup moins de gants à mettre en place d’autres lois. S’il y avait referendum à chaque fois que l’Etat doit faire un choix. Jean Lassalle n’avait-il pas refusé un referendum à l’époque du fameux tunnel de la Vallée d’Aspe ? Si.
Deuxièmement, il se décharge de toute responsabilité. Il est représentant et élu pour agir au nom de la population non pas pour se cacher derrière. Troisièmement, ce referendum cantonné à une vingtaine de communes n’est pas justifié sachant que l’ours parcourt d’incroyables distances et que laché dans la vallée d’Aspe, il peut devenir Ossalois, Espagnol, Basque (etc) en peu de temps ! Je trouve aussi que ce référendum adressé à seulement 6500 personnes environ est une insulte aux 45000 signataires de la pétition favorables aux réintroductions.
Mais le Dolloreux guide de pays va me dire : "Tout ca, c’est des témoignages d’écolos parisiens (ou d'ours belges) qui n’ont jamais mis les pieds dans les pyrénées" (Attend Louis, j'arrive.)
Mais que pensent donc les pyrénéens de l'ours et de l'IPHB?
Il suffit de leur demander.
Conclusions du dépouillement de l’enquête Internet sur l’accompagnement du renforcement de la population d’ours bruns des Pyrénées réalisée en mars et avril 2005 par la Mission d’Animation des Agrobiosciences
(1329 réponses exploitées) Résumé des conclusions.
Que vous inspire l’ours ? Pourquoi l’ours suscite-t-il votre intérêt ?
Des appréciations largement positives à propos de l’ours et de l’intérêt qu’il suscite.
La décision de renforcer la population d’ours bruns dans les Pyrénées a été prise. Que pensez-vous de cette décision ?
Une large adhésion à la décision prise. Quelques avis nuancés quant au caractère tardif de la décision et sur les conditions écologiques du renforcement. Un bloc du « refus » centré sur les éleveurs pyrénéens qui ont répondu, avec cependant une adhésion au principe de cohabitation élevage ours de la part d’éleveurs se réclamant de l’association ADET.
Pour maintenir l’ours, quelle mesures prendre ?
Une option majoritaire se dégage en faveur de la recherche des conditions de la cohabitation de l’ours avec les activités humaines, mobilisant en outre des actions de sensibilisation des acteurs et des citoyens à la protection de l’ours. On note a contrario un rejet relatif d’une politique de création de réserves où les activités humaines seraient limitées.
Comment rendre compatibles les activités de la chasse et la présence d’une population d’ours ?
L’image de la chasse est celle d’une activité dangereuse pour l’ours, d’où des mesures d’interdiction ou de restriction, générales ou adaptées à la situation selon les opinions. Des remarques sont favorables aux chasseurs dans la mesure où ils s’impliquent positivement dans les actions favorables à l’ours.
La présence de l’ours peut-elle être selon vous un facteur de développement économique et d’activités touristiques pour les régions concernées ?
Une majorité considère que l’ours peut être un très grand atout sur le plan économique et pour les activités touristiques. Opinion qui n’est cependant pas partagée par le groupe des éleveurs de l’Ariège mais à laquelle adhèrent d’autres éleveurs pyrénéens.
La transparence de l'IPHB
A propos des aides financières et leurs destinataires ?
On veux tout savoir : Exposer au grand jour et clairement les subventions que touchent les bergers et les organismes tels que l’IPHB. S’expriment quelques doutes vis-à-vis des élus pour mener à bien ce genre de concertation:
- « Comme l’a prouvé l’IPHB, la gestion du patrimoine national par les élus locaux est source de discorde »
- « Concertation certes, mais en ne laissant pas les débats s’enliser entre fanatiques ou politiciens locaux »
- « En réunissant tous les acteurs dont les éleveurs. En se calmant, en discutant et en reconnaissant sa mauvaise foi, aussi bien du côté des éleveurs que des trop fervents protecteurs de l’ours et des politiques assoiffés d’électeurs qui font finalement plus de mal au projet qu’autre chose »
- « La concertation a montré ses limites avec l’IPHB »
- « L’IPHB a dix ans et pendant ces dix ans, dix ours de la souche pyrénéenne ont disparu »
- « L’IPHB n’a plus sa place car, malgré tout l’argent qui lui a été attribuée, elle n’a fait qu’assister au déclin et aux morts violentes de plusieurs ours »
Conclusions du sondage IFOP pour le Pays de l’ours – ADET – 906 personnes
Cela veut dire que l’ADET à payé de sa poche pour connaître l’avis des pyrénéens. En première ligne de la désinformation, pyrénées-pyréniais y va d’un :
- « Encore un sondage en faveur de l’ours : En 2003, l'ADET nous avait fait le coup du sondage pour mesurer le souhait des français et des pyrénéens à accepter l'ours ou non". Février 2005, l'ADET nous refait le même coup, dans des conditions similaires et tout aussi contestable qu'il y a 2 ans.
Et c’est bien connu, l’IFOP est une bande de rigolos que l’on manipule aussi facilement qu’un ours en peluche. Ou encore
- « François Arcangeli croit aux sondages »
Mais le Dolloreux guide de pays va me dire que l’IFOP acheté par l’ADET a pondu un questionnaire sur mesure. Voir ses opinions du même genre ou la prose de l'IPHB sur des sites "pseudos écologiques" :