Etats-Unis : dans la famille Holder...
- le grand-père Eugene: en 1940, il a visé et tué le dernier loup gris de l'Arizona ;
- son petit-fils Will, 4e génération d'éleveurs extensifs : il vient d'avoir la joie d'apercevoir un loup gris près de ses bovins.
Will participe avec enthousiasme et profit à la réinsertion du loup : pas de piège, pas de poison contre lui ni contre les coyottes ou les cougars.
En échange, leur bœuf bio est labellisé, en plus, " Wolf Country Beef " et se vend - viande rouge verte - au rayon " environmentally friendly choice " des boutiques d'alimentation, à côté de thon " sûr pour les dauphins " (capturé de telle façon que ces gentils mammifères sont épargnés par les filets) et de saumon d'aquaculture élevé sans rejets polluants.
Pour le jeune Holder, qui n'a perdu qu'une vache du fait du loup, il suffit d'apprendre aux bovins à se défendre. Au grand dam des carnivores, leurs animaux ne sont pas écornés. Au grand profit de la végétation, les vaches qui ont à tenir les prédateurs à l'œil sont plus mobiles et le surpâturage est évité.
Éradiqué en 1970 grâce à une action vigoureuse des éleveurs, menée sans relâche depuis le début du siècle, le loup gris a été inscrit comme espèce en danger en 1976. Depuis, les défenseurs de la nature ont réussi sa réintroduction - au point que d'aucuns songent à abolir son statut de protégé.
D'après Jessica Lyons, " The Beef with wolves ", lu sur AlterNet, le 6 janvier 2003.
Source en anglais ACFNewsource