Lepeltier: Pour la viabilité de l'ursus arctos, il faudra plus d'ours dans les Pyrénées

L'ex-ministre de l'Ecologie Serge Lepeltier critique, mercredi dans La République des Pyrénées, le nouveau plan de réintroduction de 5 ours bruns dans les Pyrénées, estimant ce nombre trop faible pour assurer la survie de l'espèce dans le massif.

A la suite de la mort de Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne en novembre 2004, Serge Lepeltier avait proposé de réintroduire cinq femelles en 2005 puis de procéder à de nouveaux lâchers éventuels pour arriver à doubler le nombre d'ours dans les Pyrénées en 2008, malgré les pressions des béarnais

Après son arrivée au ministère de l'Ecologie,  Nelly Olin a repoussé à 2006 la date des cinq réintroductions et n'a surtout pas voulu s'engager pour la suite. Serge Lepeltier souligne : "Ce n'est pas aux politiques de fixer le nombre nécessaire, c'est aux scientifiques. Et eux disent qu'il en faut au minimum 30"

M. Lepeltier estime notamment qu'il "faut renforcer" la population d'ours dans le Béarn, la région où Cannelle a été tuée et où il ne resterait que quatre mâles.
Source : Le Monde

On est en droit de se demander quel est l'objectif de Nelly Olin en annoncant qu'après la réintroduction de 5 ours se sera "plus rien et pour longtemps": S'agit t-il d'une annoce pour ménager la chèvre et le chou - La chèvre pour faire passer aux éleveurs que 5 ours, en fin de compte, ce n'est pas beaucoup et le chou pour calmer les associations de défense des ursus arctos et les militants écologistes?

Serge Lepeltier, lui semble avoir eu un objectif clair : Assurer la viabilité de l'espèce ursus arctos dans les Pyrénées à long terme. Les scientifiques se sont déja exprimés à ce sujet. L'actuelle ministre de l'écologie et du développement durable voit-elle plus loin que les effets d'annonce et que l'intention de maintenir le calme dans les montagnes? Nul doute que les manifestants du 5 novembre à Paris et à Valence essaieront de le lui rappeler.

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