L'ASPAP manifeste violement, les bergers saccagent le village d'Arbas
De 200 à 300 opposants à la prochaine introduction de cinq ours slovènes dans les Pyrénées centrales ont violemment manifesté samedi à Arbas, l'un des quatre sites choisis pour cette opération de repeuplement.
Une partie des manifestants a lancé du sang, des projectiles et des pétards sur la façade de la mairie, avant de casser des jardinières et de recouvrir plusieurs murs de graffiti dénonçant la décision des autorités. Les manifestants ont notamment incendié une statue en bois représentant un ours qui trônait sur une place à côté de la mairie.
Les anti-ours, qui s'étaient rassemblés en fin de matinée pour effectuer un "encerclement et un bouclage" de ce petit village pyrénéen de Haute-Garonne tout près de l'Ariège se sont ensuite rendus un moment devant le domicile du maire de la commune, François Arcangeli, gardé par plusieurs dizaines de gendarmes mobiles.
La vrai nature de l'ASPAP
Philippe Lacube, porte-parole de l'association pour la sauvegarde du patrimoine d'Ariège-Pyrénées (ASPAP) organisatrice du rassemblement, a dénoncé une fois de plus "des décisions prises à Paris dans des bureaux feutrés (pour introduire les ours slovènes) bien plus violentes" que les actions de ses camarades.
Pour les touristes qui désirent le fréquenter ou ceusx qui désirent le féliciter pur cet acte de bravoure : Philippe Lacube : SARL FERME DU QUIÉ - Gîtes et Chalets - 3, Place des Platanes – 09310 LES CABANNES - Tél.: 05 61 64 91 36 - Fax: 05 61 64 19 61 - E-mail : contact@giteariege.com
Avant de prolonger le rassemblement par un déjeuner sur place, les manifestants sont revenus devant la mairie aux sons de pétards et de cornes de berger.
Philippe Lacube a alors prévenu le maire de la commune qui n'était pas visible: "Ceci est un simple avertissement, la colère gronde et elle va encore augmenter". Malgré la colère des éleveurs, la ministre de l'Ecologie, Nelly Olin, a présenté le 13 mars son plan de "renforcement" de l'ours brun dans les Pyrénées centrales, aux côtés des maires des quatre communes de Haute-Garonne et des Hautes-Pyrénées, volontaires pour accueillir quatre femelles et un mâle à partir de la mi-avril.
Bonrepaux avait suggéré le feu : "Ça se passera mal"
Le président du conseil général de l'Ariège, Augustin Bonrepaux, a expliqué à la presse lors de la manifestation de Toulouse qu'il était venu défendre ces éleveurs comme il défendrait "toute entreprise". "Si le gouvernement ne recule pas, ça se passera mal", a lancé ce représentant du PS. Vision prémonitoire? Non, Augustin Bonrepaux est bien le leader politique de cette bande de casseurs. Il est tentant aussi de faire un rapprochement entre les évènements d'aujuourd'hui et :
- Le saccage des locaux de l'équipe technique ours
- Les dégradations lors de la réunion de la commission d'indemnisation des dégâts de l'Ours
Augustin Bonrepaux derrière l'ASPAP. Le PS regarde
Augustin Bonrepaux s'était fendu, lors de la création de l'ASPAP d'un communiqué de soutien qu'il est intéressant de relire aujourd'hui.
Communiqué de Monsieur Augustin Bonrepaux, Président du Conseil Général de l'Ariège. Motion adoptée par le Conseil Général de l’Ariège, réuni en séance plénière le 13 janvier 2006, par 20 voix pour et 2 abstentions.
Le Conseil Général de l’Ariège informé de la création d’une « Association pour la Sauvegarde du Patrimoine d’Ariège-Pyrénées » qui a rassemblé près de 400 personnes lors de son assemblée générale constitutive.
Considérant que l’élevage et le pastoralisme font partie du patrimoine auquel les Ariégeois sont fortement attachés, que les ravages des ours introduits provoquent déjà le découragement des éleveurs et l’abandon des estives.
Considérant que l’Ariège est confrontée à des catastrophes industrielles successives sur Péchiney en Vicdessos, le textile en Pays d’Olmes, et que des secteurs comme celui des papeteries en Couserans suscitent de vives inquiétudes.
Considérant que l’Etat, sans apporter la moindre solution concrète à ces graves problèmes, n’est même plus en mesure de financer les projets de développement qui lui sont soumis.
Au moment où les comptes publics sont fortement dégradés, il n’est pas raisonnable d’engager des dépenses inutiles qui vont conduire à des gaspillages alors que l’Etat devrait faire des économies.
Considérant que dans ces conditions, il est vain d’attendre de l’Etat désargenté et d’un budget européen insuffisant un plan de développement qui permettrait à l’élevage et au pastoralisme de surmonter les difficultés liées à de nouvelles introductions de grands prédateurs.
Considérant enfin que toutes les activités traditionnelles de la montagne (élevage, pastoralisme, exploitation forestière, chasse, cueillette, randonnée…) seront perturbées par ces nouvelles introductions qui constituent une menace pour la sécurité et ne manqueront pas d’interdire le libre accès à la montagne.
Le Conseil Général de l’Ariège apporte son entier soutien à l’Association pour la Sauvegarde du patrimoine d’Ariège-Pyrénées, demande solennellement à l’Etat de ne pas provoquer délibérément le départ des hommes et donc la disparition de l’économie de la montagne ariégeoise qui possède de nombreux atouts et serait contrariée de manière fatale par des réintroductions de grands prédateurs.
Pour la justice, une habitude
- le meurte de Cannelle : on attend les suites
- les dégradations à Massat lors des Automnales du pays de l'ours, à Arbas : on attend les suites
- les dégradations et menaces envers le préfet: on attend les suites
- le saccage des locaux de l'équipe technique ours : on attend les suites
- les propos de Lassalle et Bonrepaux pour chauffer les troupes : on attend les suites...
On peux comprendre qu'une certaine impression d'impunité s'insinue dans les cerveaux crottés de ces extrémistes montagnards. Ils l'ont l'impression d'être les rois d'une montagne qui leur appartient. Tous ceux qui ne pensent pas comme eux étant soit des citadins, des écologistes, des fonctionnaires, des étrangers (à la vallée) ou pire des fonctionnaires étrangers écologistes citadins ! Le forum du pays de l'Ours est rempli tous les jours de jugement primaire de ce type et de raccourcis vangeurs :
« Aujourd'hui Arbas, demain Bagnères de Bigorre, Ils veulent l'ours, qu'ils assument ! » ou « En Pays Toy on n'a pas besoin d'un ours pour notre développement. Et le premier ours qui posera ses pattes en pays toy, il ne fera pas de vieux jours. » Les propos haineux de Lassalle et Bonrepaux sont bien repris par leur base électorale. Les chefs incitent, les petites mains saccagent et continuent à proférer des propos haineux et violents. Si les pouvoirs publics continuent de regarder faire, il faudra s'attendre aux mêmes débordement dans les autres villes où sont prévus les lâchers.
Faut-il attendre une réaction des autorités pour arrèter et poursuivre les auteurs de ces actes ou faut-il aller jeter de la strichnine aux chiens des éleveurs, mettre du Témic dans l'eau des brebis et mettre le feu au granges ! La justice ne peux plus laisser faire. Le milieu agricole et pastoral n'est pas au dessus des lois. Le pays Toy et l'Ariège sont-elles des républiques bananières?