L'ASPAP raconte ses salades à Jacques Chirac

par Baudouin de Menten

L'ASPAP, malgré ses diverses violences et exactions s'adresse à Jacques Chirac pour demander un moratoire au plan de restauration de l'ours brun dans les Pyrénées. Ils semblent regretter amèrement leur boycott de la phase préliminaire de concertation. l'Aspap n'a jamais su négocier, ils ont toujours cherché à imposer leurs vues étroites et minoritaires.

Lettre de l'Association pour la sauvegarde du Patrimoine d'Ariège-Pyrénées au Président de la République

Monsieur le Président,

Le lundi 13 mars 2006, Madame Nelly Ollin, Ministre de l’Écologie et du Développement Durable, a pris, dans le cadre du plan de restauration de l’ours brun dans les Pyrénées françaises, la décision d’introduire cinq ours slovènes.

Une large majorité de Pyrénéens condamnent cette décision tant elle est en inadéquation avec leur mode de vie, leurs convictions profondes et leur vision de l’avenir de ce magnifique massif.
[ Mensonge ! Tous les sondages montrent que les pyrénéens et les français sont majoritairement en faveur de la sauvegarde des ours des Pyrénées. Croyez-vous tromper le Président? Ridicule. ]

Aspap_lettre_president_chiracL'imminence de nouveaux lâchers ainsi que les attaques répétées et la présence incessante des ours dans nos villages mettent les populations locales dans un état d'alerte sans précédent (voir la liste des attaques d’avril 2006 ci-jointe en annexe).
[ Cette liste d'attaques serait bien plus courte si les éleveurs acceptaient de protéger les brebis. Laisser les troupeaux sans protection en pleine zone à ours, alors que la présence de Boutxi est avérée est une preuve de mauvaise volonté ou plutôt est un choix délibéré destiné à avoir une liste d'attaques à utiliser comme argumentaire. Vous instrumentalisez et sacrifiez vos brebis pour donner un poids (bien maigre) à vos arguments. De plus, l'utilisation dramatique des médias, digne des pires périodes de propagande ne masque pas que les 97% des pertes ovines ne sont pas causées par l'ours, votre bouc émissaire.]

Nous nous appuyons sur ces derniers éléments ainsi que sur notre travail de réflexion pour vous demander, Monsieur le Président, de mettre en place un moratoire d'une durée d'un an avant tout lâcher d'ours slovène.
[ Travail de réflexion? Actions violentes et manoeuvres d'intimidations. Aucun berger d'Ariège n'a le droit de penser différement sans subir des menaces ou des intimidations. ]

Un moratoire pour quelles raisons ?

  1. afin de mettre en place une concertation digne de ce nom et donner enfin la parole à toutes les personnes réellement concernées par le sujet, c'est à dire celles qui vivent au quotidien, particuliers ou professionnels, les répercussions de ces décisions. [ La concertation a été longue, complète et a permis (à ceux qui le désiraient) de s'exprimer. Vous avez refusé le dialogue et après, vous reprochez à Nelly Olin, son manque d'ouverture. Vous avez refusé d'y participer et maintenant en subissez les conséquences. Le serpent se mort la queue. ]
  2. afin également d'apaiser un climat social de plus en plus tendu, au regard du sentiment de mépris, de désespoir et de colère. [ Vous êtes des pyromanes et désirez maintenant éteindre l'incendie. Aucun des défenseurs de l'ours n'a commis d'actes violents, ni perturbé vos manifestations. Vous êtes les seuls responsables, avec Augustin Bonrepaux et Jean Lassalle de ce climat de haine et de violence. Toutes vos méthodes montrent un manque de discernement, de réflexions, et sont remplies de violence parfois même tournée vers des personnes étrangères au dossier comme à Arbas. ]
  3. pour trouver enfin une solution à l'inquiétude et au danger que représentent les attaques et la présence des ours dans nos villages et nos montagnes.
    [ Informez vous d'abord. Votre méconnaissance de l'ours est volontaire et cache un profond mépris des Pyrénées, de son patrimoine, de son histoire et de ses richesses. Quel danger ? Qui est en danger, à part vos brebis volontairement non protégées.]
  4. En ce qui concerne la sécurité publique, les populations sont effrayées à l'idée qu'une mauvaise rencontre entraîne l'irréparable. Elles ne comprennent pas que les pouvoirs publics, avertis d'un tel danger depuis si longtemps, attendent un drame humain, semble-t-il, pour enfin prendre les décisions qui s'imposent. Le récent arrêté préfectoral annonçant un plan d'effarouchement confirme nos craintes par rapport au risque d'accident et met en oeuvre des moyens qui ne sont pas à la hauteur des dangers encourus. [ La procédure du plan d'effarouchement prévoit avant celui-çi la mise en oeuvre de mesures de protections. Elles n'ont jamais été appliquées. Vous utilisez ce plan, destiné à protéger vos brebis contre l'ours, comme preuve de sa soi-disant dangerosité. Depuis toujours, à la sortie de l'hiver, les ours descendent en vallée pour brouter l'herbe verte. Vous le savez opportuniste et vous laissez trainer des repas sur pattes, afin d'utiliser les médias dans votre combat contre l'ours, alors qu'avec de simples mesures de protection (des patous entre autre) auraient suffit à éloigner Boutxi. ]

La réintroduction, dans les Pyrénées, d’une espèce, certes protégée mais absolument pas menacée de disparition en Europe, doit-elle se faire à tout prix, malgré des risques liés à la sécurité des personnes de plus en plus évidents ? Comment la France expliquerait-elle à ses citoyens un accident tel que celui qui vient de se produire le 13 avril dernier aux États-Unis (une fillette de 6 ans tuée par un ours, sa mère et son petit frère de 2 ans très grièvement blessés – voir article de presse en annexe).
[ Il ne s'agit pas de disparition de l'ours d'Europe (relisez tous les documents officiels), mais bien de la disparition de l'ours des Pyrénées, abattu par des chasseurs ou éliminé par des générations de bergers. Vous êtes responsable de sa disparition et essayez de "terminer le travail". L'ours aux Etats-Unis n'est pas du tout de la même espèce. Vous faites un amalgame dans le but d'effrayer la population. Combien de victimes humaines dans les Pyrénées, tuées par l'ours en 2 siècles? Combien d'ours tués par les hommes? Qui est un danger pour l'autre espèce? Vos mensonges sont gros comme des maisons. ]

La seule capture des ours concernés par ces intrusions dans les zones habitées ne résoudrait en rien la problématique de la cohabitation, la multiplication d'ours slovènes à l'intérieur de nos petites vallées habitées et fréquentées ne pouvant qu'amplifier les phénomènes décrits ci-dessus.
[ Aucune capture n'est envisagée. Commencez par protéger vos troupeaux. Vous provoquez l'ours par votre refus de mesures de protection dans le seul but de profiter des attaques répétées (A table!) pour demander des tirs mortels pour vous débarasser des ours (Vous êtes déjà entrain de dire qu'il y a plusieurs ours qui ont un comportement anormal, alors que le comportement de Boutxi (un orphelin !) est on ne peux plus normal. C'est pratiques puisque les brebis tuées vous sont, en plus, remboursées. Vous êtes alors gagnants sur les deux tableaux, et en plus vous parvenez à vous faire plaindre et à pleurer devant les caméras de télévision. Une manipulation peu discrète et tellement prévisible. ]

Convaincus de l'incohérence du plan de réintroduction d'ours et révoltés par l'irresponsabilité de l'État qui laisse divaguer les ours autour de nos maisons et qui s’avère incapable de les contenir, nous souhaiterions nous entretenir avec vous, Monsieur le Président, et avec Madame la Ministre de l'Ecologie pour vous présenter plus en détail notre réflexion, que vous trouverez synthétisée dans le document ci-joint : Manifeste pyrénéen contre la réintroduction d'ours slovènes.
[ Vous parlez d'incohérence du plan de réintroduction alors que celui-çi a été reconnu par les plus grands spécialistes comme remarquablement parfait ! Il est encore mieux fignolé que le premier plan de 96-97, qui avait déjà été accepté par le conseil d'Etat. Malgré celà, vous l'attaquez, mais avec très peu de chance d'arriver à vos fins. Les ours ne divaguent pas, ils vivent en liberté dans les Pyrénées. ]

Il est le fruit d'un travail mené en partenariat par une assemblée d'habitants, de professionnels utilisateurs et spécialistes de la montagne (bergers, éleveurs, chasseurs, pêcheurs, randonneurs...), de professionnels du tourisme, d'élus et de représentants de communes et de collectivités locales, d'organisations syndicales.
[C'est bien, mais au total, minoritaire à vouloir la disparition de l'ours. ]

Il est également défendu par des scientifiques, avec notamment l'appui officiel de personnalités aussi éminentes que Monsieur Yves COPPENS, paléontologue, Monsieur Jean Louis ÉTIENNE, explorateur et médecin, et Monsieur ETCHÉLÉCOU, Président du Comité Scientifique du Parc National des Pyrénées. [ Chacun ses référents, il y en a d'autres d'avis contraires. ]

Tous les acteurs de cette réflexion, pour la plupart chefs d'entreprise ou responsables de collectivités ayant l'habitude des engagements et des prises de décisions, possèdent le bon sens terrien propre au monde rural et défendent des positions qui, loin des clivages politiques, concernent tout simplement un territoire. Les six départements de la chaîne des Pyrénées sont impliqués, ainsi que toutes les régions autonomes du versant espagnol, de la Catalogne à la Navarre.

Dans les vallées concernées, des délibérations contre les réintroductions d’ours sont prises par une écrasante majorité des communes et des intercommunalités.
Depuis 10 ans, notre mouvement s'appuie sur une réflexion élaborée par un ensemble de professionnels et de partenaires locaux qui, de par leurs compétences et leur fonction, connaissent parfaitement le terrain, la culture, l'histoire des Pyrénées.

Cette réflexion a donné lieu à des productions de documents, des prises de paroles, des interventions, soit directement auprès des services de l’Etat, soit au travers des médias. Nous constatons et regrettons régulièrement que les pouvoirs publics ne répondent pas aux interrogations et aux conclusions qui sont les nôtres.

Nous avons déjà demandé ce moratoire d’un an, le 12 et le 13 avril 2006 par courrier et conversation téléphonique au Ministère de l'écologie et du développement durable et à la Préfecture de l'Ariège.

En espérant qu'en nous adressant à la plus haute autorité de l'État, notre message et notre demande d'entretien seront entendus, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre considération la plus élevée.
[ Vos actes violents vont se payer un jour ou l'autre. Ils ont eu comme effet de vous rendre incrédibles et infréquentables. Rideau. ]

Pour l'ASPAP,
M. Claude CARRIÈRE, co-président
M. Olivier RALU, co-président
M. Alban SENTENAC, co-président
[D'autres co-présidents? ]

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