Des appâts pour les ours : du miel et du verre

Pyrénées : découverte de onze récipients avec un mélange de miel et de débris de verre destinés aux ours.

M.Emmanuel BERTHIER, préfet des Hautes-Pyrénées vient de porter plainte, au nom de l'Etat, auprès du procureur de la République du tribunal de grande instance de Tarbes.

Du miel et du verre pour les ours

Dimanche soir, un promeneur découvre à Bagnères-de-Bigorre, à proximité du lieu du lâcher de Franska (la deuxième ourse slovène relâchée dans le cadre du plan de renforcement) un gobelet portant l’inscription « Attention, poison anti-ours ». Ce promeneur a directement alerté la brigade de gendarmerie de Bagnères-de-Bigorre.

Dès lundi, les gendarmes, accompagnés d'agents de l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), retrouvaient onze pots contenant un mélange de miel et de morceaux de verre. Le contenu suspect de ces appâts destinés aux ours va être soumis à des analyses toxicologiques.

Nouvelle plainte contre les antis-ours

La ministre de l'Ecologie, Nelly Olin a déclaré qu’elle était « atterrée » et «scandalisée». Nelly Olin a demandé un rapport au préfet des Hautes-Pyrénées, Monsieur Emmanuel Berthier.

Après le lâcher discret de Franska, une ourse âgée de 6 ans de 110kg, les éleveurs anti-ours s’étaient déplacés, sur le lieu du lâcher, furieux d’avoir été berné, pour parcourir les bois et effrayer la plantigrade avec des cris, des cloches et des pétards.

Une nouvelle plainte pour les anti-ours qui ne reculent rien pour exterminer les ours, animaux protégés par divers lois françaises et internationales, faut-il le rappeler ? Les anti-ours, bergers et éleveurs ignorent toutes ces lois et sont soutenus politiquement par des responsables qui sont les premiers à les inciter à la violence.

Les anti-ours désirent améliorer leur image

Une de leur Association, l’ASPAP avait annoncé dans un communiqué vouloir pratiquer « la réflexion plus que la manifestation » et par la bouche de son président Philippe Lacube (celui qui était sorti du bois juste avant le lâcher de Palouma à Arbas) « Le collectif (L’ASPAP) veut montrer un nouveau visage de la lutte anti-ours que celui caricatural du vieux berger pyrénéen avec son béret et son air peu affable »

Nous voilà en face du « nouveau visage » de la lutte des bergers : violences et vandalisme (Arbas, Massat), clandestinité, anonymat (Bagnères-de-Bigorres), sabotage et intrusion (saccage des locaux de l’équipe ours). De « peu affable », le berger pyrénéen devient un bandit hors la loi, mais continue a être aussi médiatique. Seront-ils encore longtemps soutenus plutôt que dénoncés par la presse ? A suivre.

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