Lettre ouverte à Nelly Olin
Avec l’arrivée de l’été, c’est la saison des carnages qui ensanglantent les Alpages qui s’installe. L’attaque d’un troupeau de 530 brebis à seulement 300 mètres du village de St Véran dans les Hautes-Alpes, après bien d’autres depuis le printemps dans les Alpes de Hte Provence nous démontre que nous nous rapprochons à grands pas d’une catastrophe.
La question n’est plus de savoir comment protéger les troupeaux, mais plutôt de prendre enfin les mesures pour contenir le prédateur que l’on retrouve maintenant au plus prés des habitations, dans les plaines et dans les autres massifs français.
Les timides avancées décidées dans le Plan Loup 2006, seront inutiles et sans effet devant l’ampleur du problème ; l’été s’annonce meurtrier et les éleveurs voient rouge.
Faut-il vraiment attendre qu’un drame subvienne et que le loup s’attaque à l’homme pour prendre quelques mesures de bons sens comme :
- Reconnaître le droit des éleveurs à l’autodéfense en quittant la convention de Berne, mettre fin aux tirs d’effarouchements qui déplacent les problèmes, et autoriser les tirs de défense sans délais, enfin, considérer que le loup doit être contrôlé dans un périmètre géographique à établir ; en dehors duquel, le prédateur ourra être combattu sans aucune réserve.
Avant que le loup ne se mette à table, les éleveurs ne s’en laisseront pas compter, tout comme les habitants des vallées alpines qui ne cautionnent plus l’autisme ambiant des autorités nationales qui sous-estiment encore ce phénomène.
Aussi, je soutiendrai avec force les éleveurs et m’associerai aux initiatives qui devront tôt ou tard faire bouger les choses. Le pire est sans doute à venir, tout doit être en mis en œuvre pour l’éviter.
Fait à Sisteron, le 20 juin 2006
Daniel SPAGNOU
Rapporteur de la Commission d’Enquête Parlementaire sur la Présence des Prédateurs en France. Député des Alpes de Haute-Provence. Maire de Sisteron.
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