Plus l'été avance et plus l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn (IPHB) tire la langue côté finances.
Si le conseil général s'est acquitté de l'ensemble de ses aides au titre de l'année 2006, selon Didier Hervé, le directeur de l'Institution, rien ne bouge du côté de l'Etat. Et si la Région a voté sa participation, l'argent n'est pas encore dans les caisses.
L'IPHB est toujours en situation de fortes tensions avec l'Etat, suite à son hostilité aux récentes réintroductions d'ours. Le syndicat mixte de l'Institution a ainsi décidé d'ouvrir une ligne de crédit en urgence cette semaine. Son montant: 50000 euros. Sa finalité: «financer les opérations estivales d'hélitreuillage, de muletages, d'héliportages, de mise en sécurité des estives, de remise en état des sentiers pastoraux, et de radiotéléphones. Mais il s'agit aussi de payer les salaires du mois d'août. »
Nelly Olin devrait bientôt redonner espoir aux défenseurs de l'ours en Béarn. La fin de 12 années de gaspillage, de magouilles politiques et de mensonges. Un grand bol d'air pour les ours et la démocratie.