IPHB- L'élu aspois de la quatrième circonscription demande des comptes au ministère de l'écologie. Il dépose une question écrite à l'Assemblée nationale
Il fallait s'y attendre. Le montagnard Jean Lassalle n'a pas l'habitude de rester immobile quand le vent se renforce au détour d'un col. Alors que la ministre de l'écologie, Nelly Olin, vient de suspendre les financements de l'Etat attribués depuis douze ans à l'Institution patrimoniale du Haut-Béarn, le député s'en prend aujourd'hui à la gestion des subventions distribuées aux associations de protection de l'environnement.
Il vient de rédiger une question écrite destinée à être présentée à l'Assemblée nationale. Il s'adresse à Nelly Olin en s'appuyant sur les conclusions d'un rapport de l'Inspection générale des finances de 2003 qui ne sont pas tendres à l'égard des contrôles de l'Etat sur ce type de financements publics. « Ce document accablant fait apparaître d'innombrables anomalies et irrégularités dans la gestion des dossiers et des subventions versées. Il est également révélateur d'un laxisme et d'une légèreté effrayante dont a fait preuve le ministère de l'écologie », écrit Jean Lassalle.
Le député retient en vrac que le nombre exact d'associations aidées n'est pas connu du ministère qui, par ailleurs, n'a pas été en mesure de produire aux enquêteurs les données macro-économiques élémentaires. Avec à l'appui quelques exemples chiffrés, Jean Lassalle retient « l'image d'un tissu associatif peu contraint sur le plan financier et une situation qui permet à certaines structures de rémunérer leurs dirigeants au delà des limites habituellement constatées dans des structures sans but lucratif ». En outre, selon le rapport, autour de 15 % des dossiers examinés ne contenaient pas de budgets prévisionnels.
Trois ans après cette étude, Jean Lassalle demande au ministère de l'écologie de lui faire connaître les actions qui ont été menées pour changer la situation. Mais aussi, « la liste complète des associations subventionnées par le ministère, le montant du financement alloué à chacune d'entre elles et l'utilisation qui en a été faite, la nature détaillée de chaque opération et la situation financière de chaque association ».
Source: Patrice Sanchez dans Sud-Ouest