Paris - Les organismes de défense animale, l’ASPAS et l'AFIPA, ont décidé de s'unir pour combattre le traffic de fourrures et faire condamner plusieurs fourreurs français vendant des fourrures d'espèces protégées ou interdites.
D'impressionnants stocks de peaux ont été saisis chez quatre fourreurs suite aux constats d’huissier réalisés par nos associations : loup, lynx, puma, chimpanzé, chien, chats Tous ces animaux sont pourtant soit domestiques, soit strictement protégés par la Convention de Washington (CITES) et par la législation française. Interdite sur le territoire français, la commercialisation de produits issus d'espèces protégées est passible de 9000 euros d'amende et de 6 mois d'emprisonnement.
L'affaire est désormais entre les mains de Mme Monthambault, Vice Procureur de la République. L'ASPAS et l'AFIPA attendent un procès exemplaire qui, espérons-le, incitera le gouvernement à réagir face à l¹ampleur de ce trafic illégal. Car seule la mise en place de règles strictes pour contrôler ce commerce permettra de faire le ménage au sein de cette "profession".
Ceux qui souhaitent toujours acheter de la fourrure doivent être mis en garde : acheter de la fourrure revient non seulement à devenir propriétaire d'un tissu de souffrance, mais devient également un acte périlleux tant le manque de traçabilité fait rage. Si certains fourreurs vendent ouvertement et impunément des chapeaux en léopard, des manteaux de loup ou de lynx, d'autres n'hésitent pas à étiqueter leurs produits sous des appellations parfois fantaisistes : la fourrure de chien devient ainsi "loup de Corée" ou "Dogue de Chine".
Pour mettre fin à ce genre d'escroquerie, l'AFIPA lance le 28 septembre une grande campagne d¹information sur la fourrure de chat et de chien au niveau européen, mais aussi pour modifier le décret sur l'étiquetage de la fourrure. La mention du nom commercial, du nom scientifique, de la méthode d'abattage et du pays de provenance n'est désormais plus une exigence, mais une demande légitime !