La majorité des Suisses n'est pas contre le retour du loup
Les trois quarts de la population helvétique sont pour le retour du loup en Suisse, selon un sondage effectué par l'institut lucernois Link sur mandat du WWF. Par ailleurs, le loup abattu dans le Chablais valaisan était italien. Les éleveurs râlent.
En Valais, seuls 47% sont favorables à son retour, selon les résultats du sondage publiés mercredi par le WWF. "Etes-vous pour ou contre le retour naturel du loup en Suisse?" Telle est la question qui a été posée, entre fin novembre et début décembre 2006, à 1086 personnes âgées de 18 à 74 ans.
Il en est ressorti que 76% se sont prononcés en faveur du loup et 24% contre. Cela correspond exactement aux résultats d'un sondage identique effectué en 2002, souligne le WWF.
Le Valais moins chaud
Le sondage actuel montre que le loup est mieux accepté par les jeunes et par les citadins. Les Alémaniques y sont plus favorables que les Romands. En Valais, où un loup a été récemment abattu, la sympathie à l'égard du loup est moindre puisque 53% y sont opposés.
Toutefois, selon le WWF, le fait que 47% des sondés sont favorables à l'animal relativise les propos du conseiller d'Etat valaisan Jean-René Fournier qui a déclaré:"Le Valais ne veut pas du loup".
Le loup du Valais venait d'Italie
Par ailleurs, le loup abattu par les gardes-faune valaisans le 21 novembre dernier est un mâle adulte de souche italienne, a annoncé mercredi l'Office fédéral de l'environnement.
Les résultats des analyses génétiques indiquent que cet animal n'avait jamais été repéré avant en Suisse. Selon les examens effectués par le Tierspital de Berne et le Laboratoire de biologie de la conservation de Lausanne, l'état général de ce loup était bon.
Bientôt une meute ?
Les radios ont aussi révélé la présence de plomb, indiquant que l'animal avait déjà été victimes de tirs. Il n'a toutefois pas pu être déterminé si cet acte illégal est survenu en Italie, en France ou en Suisse, constate l'Office fédéral de l'environnement.
L'attaque de septembre à Conches laisse penser que le couple de loups s'en est pris ensemble à la trentaine de moutons. "C'est la preuve qu'une harde de loups était en train de se former", selon l'inspecteur fédéral de la chasse. [NDLB: Une meute, mon gars, une meute, la harde c'est pour les cerfs.. C'est quoi ton métier? Inspecteur de la chasse? Ah bon. Je croyais... mais je dois me tromper.]
Mais comme ailleurs, les éleveurs...
La Fédération suisse d'élevage ovin est contre le loup [NDLB: Le contraire m'aurait étonné. Furieux le Théo Gerger fait un caca nerveux contre ce sondage contraire à sa vérité. Celà l'énerve. Du déjà vu en somme, dès qu'on touche au.. rentable. "Qu'est ce que celà te rapporte un loup." Robert Hainard, naturaliste suisse disait : "Quelle sottise de travailler à la "mise en valeur" intégrale du globe, et de gémir sur le recul des libertés! ] Les loups qui s'attaquent aux animaux "de rente" en Suisse doivent pouvoir être abattus plus rapidement (aujourd'hui, dès qu'ils ont tuést 35 brebis) bien qu'ils soient protégés au niveau international. C'est ce qu'a exigé aujourd'hui la Fédération suisse d'élevage ovin. Interview de Théo Gerber, membre du comité de la Fédération suisse d'élevage ovin.
L'agriculture est bien la même partout, que l'on soit dans la riche Suisse ou en Ariège. La montagne semble imperméable à l'évolution des mentalités et à la conscience de la planète. Il faut nettoyer, il faut que celà rapporte. Pendant ce temps, la maigre population d'opposants pyrénéens essaie de fédérer l'autre maigre population d'opposants alpins. Le milieu agro-pastoral se regroupe face à l'opinion publique majoritairement défavorable.
Source : RSR