Le FIEP : Pour l'ours, c'est une remise en cause du statut d'espèce protégée
Pour le FIEP Groupe Ours Pyrénées, l'ordonnance du non-lieu rendu par le juge concernant le tir de Cannelle le 1er novembre 2004 est une décision surprenante ; en effet, la présence volontaire des chasseurs sur les lieux où se trouvaient Cannelle et son ourson est une faute caractérisée. L'arrêt de la Cour d'Appel de Pau du 17 août 2006 a reconnu que les chasseurs étaient tout à fait informés.
Ce non-lieu pourrait conduire à une remise en cause du statut légal d'espèce protégée en France, et à l'encontre des accords internationaux signés par notre pays.
Le FIEP Groupe Ours Pyrénées fera appel de cette ordonnance de non lieu. C'est un certain sentiment d'écœurement qui règne dans les milieux de la protection de la nature. Cannelle la dernière ourse pyrénéenne autochtone a été abattue, non remplacée en Béarn où la parole donnée n'a pas été tenue et où ceux qui l'ont abattue bénéficient d'un non-lieu. L'ours est-il encore une espèce protégée en France ?
Le Fonds d´Intervention Eco-Pastoral (FIEP) Groupe Ours Pyrénées est une association de protection de la Nature à but non lucratif crée en 1975 qui a pour but d´assurer le maintien de l´exploitation pastorale des milieux pyrénéens et de tous les éléments biologiques de l´écosystème pyrénéen. Depuis sa création, le FIEP conduit son action selon son slogan : « Pour que l´ours et le berger puissent vivre ensemble dans les Pyrénées.» Le FIEP avait quitté l'IPHB suite à la décision de ne pas renforcer la population d'ours en Béarn.
- Lire les notes de Gérard Caussimont à la buvette des alpages
Les Verts : « Préméditation »
« Les chasseurs savaient qu'ils pouvaient surprendre Cannelle et son petit. Il est évident que les chasseurs avaient agi avec préméditation dans le cadre de ce qu'on pourrait qualifier de battue illégale », a estimé Yann Wehrling, porte-parole des Verts dans un communiqué. Selon lui : « ne pas avoir tenu compte de cette évidence rend la justice complice de cette atteinte à la biodiversité en France ». « Ceux qui nuisent à l'environnement peuvent continuer de dormir sur leurs deux oreilles », a conclu Yann Wehrling.