Denis Dupérier a toujours affirmé qu’il avait tiré à la tombée du jour en pensant qu’il s’agissait d’un chien errant qui attaquait à nouveau son troupeau de chèvres alors qu’elles paissaient en alpage dans le parc des Bauges. Jeudi 11 janvier, la cour d’appel de Chambéry a conclu à la bonne foi de ce berger savoyard.
La cour d’appel de Chambéry a confirmé la relaxe obtenue en première instance par Denis Dupérier, 56 ans. Cinq associations parties civiles avaient fait appel du premier jugement. La cour d’appel, comme le tribunal correctionnel de Chambéry l’avait fait en première instance, a jugé que le délit reproché était "non intentionnel".
Quant à l’amende de 800 euros avec sursis, infligée à Pierre Dupérier, frère du berger et maire de la commune de Jarsy, elle a été ramenée en appel à 500 euros avec sursis. Pierre Dupérier avait été condamné pour avoir transporté la dépouille de l’animal devant le bureau de l’Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS).
Le retour des chiens errants
Il suffira donc de dire "Je croyais que c'était un chien errant". C'est fou, mais j'ai l'impression que les bergers vont se enfin accepter de dire qu'il y a plein de chiens errants autour des troupeaux. "Je n'avais pas encore vu un pays où la protection des prédateurs consiste à fair la cour aux braconniers" disait Michel Hainard en 1981. Il ne reste plus que la décision pour Cannelle et la boucle sera bouclée.
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