La Dépêche du midi s'offre un grand article dans le plus pur style pyréniais. Supputations, rumeurs, approximations, conditionnels, un vrai morceau d'anthologie. Le loup est de retour dans les Pyrénées. Accrochez-vous, Le saigneur des agneaux est de retour.
La Dépêche du Midi : Le fait du jour. Alors que l'association pour la sauvegarde du patrimoine pyrénéen dénonce l'ours comme menace pour la biodiversité : suspicion d'attaques du loup au Vignemale. (C'est le titre)
Par Guillaume Atchouel (Dépêche du midi du 14 mars)
Le loup aurait-il gagné les Hautes-Pyrénées ? Si pour l'heure, rien ne permet de l'affirmer, l'attaque de trois brebis, en septembre 2006, en vallée d'Oussoue, au pied du Vignemale, conduit à le penser. Pour quelle raison la nouvelle de cette étonnante prédation n'a pas été révélée? «Tout simplement parce que nous avons tout d'abord, cherché à en savoir davantage sur la façon dont attaquent les loups avant d'en parler», explique Marie-lise Broueilh, présidente de l'Association pour la Sauvegarde du Patrimoine pyrénéen et mère de Sylvain, le berger qui a fait les frais de cette "tuerie".
[NDLB : Suspicion, emploi du conditionnel, "rien ne permet de le penser", 6 mois de réflexion... Voilà de biens étranges cadavres que l'ASPP sort de son placard. D'habitude, à la moindre prédation on ameute la presse. Dans ce cas on réfléchit, on consulte les alpins : «Des alpins victimes de prédations du loup pensent qu'il pourrait bien s'agir d'une attaque de ce dernier même si pour l'heure, cela n'est pas confirmé». La prudence du journaliste qui ne vérifie pas ses sources est de rigueur, histoire d'assurer ses arrières au cas où viendrait un démenti plus officiel. Quand on a rien à dire et qu'en plus tout est hypothétique, on ferme sa ... bouche.
Cette méthode de discours, toute en insinuations intentionnelles me rappelle le style d'un pyrénéen spécialiste de la rumeur, Louis Dollo, qui posait au côté de "la présidente" de l’ASPP, un soi-disant éleveur qui, sur son site, avec des titres d'articles non développés mais accusateurs comme : «Du rififi à l'ADET», «Jean Lassalle - IPHB contre un Webmaster belge» ou encore «Franska aurait avorté» nous a habitué à ses articles nauséabonds, sensationnalistes, mensongers et parfois diffamatoires. Il n’y a pas de fumée sans feu. Continuons la lecture de Louis Dollo car voici l’histoire d’une veste en mouton retourné..]
Les brebis ont été retrouvées quasiment (?) dépecées mais pas n'importe comment : «Leur peau était arrachée à la hauteur des reins et retournée jusqu'au cou, poursuit Marie-Lise Broueilh. Elle recouvrait la tête. Exactement comme l'on fait pour un lapin».
Rien à voir, donc avec une attaque de l'ours. D'ailleurs le garde du Parc National des Pyrénées qui s'est rendu sur place, a catégoriquement réfuté que cela puisse lui être imputé. Aucune trace de son passage n'a également été relevée à proximité du "charnier". La piste de chiens errants a tout autant été rapidement écartée.
[ NDLB: Après les prétendues attaques d'ours sur les veaux d'Aston malades de septicémie, les partisans du patrimoine deviennent-ils plus prudent dans leurs diagnostics d'attaques ou inventent-ils une nouvelle stratégie pour rajouter le danger du loup au danger de l'ours et faire pleurer sur les conditions misérables d'un pastoralisme en phase terminale et sur leurs troupeaux ... non protégés ?
Le loup est dans les Pyrénées et les bergers vont regretter le bon vieux temps de l'ours et ses 300 victimes annuelles. Avec le loup, les prédations vont prendre une autre tournure et l’ambitieux programme de l'ASPP pour un pastoralisme nouveau est à la hauteur du danger nouveau :
- refus de garde des troupeaux au profit de surveillance de l'ours,
- refus d'embaucher des bergers ou des gardiens de troupeaux,
- pas de Patous pour des raisons de sécurité des randonneurs
Voilà un programme qui montre bien l'incohérence et l'irresponsabilité des ultras-pastoraux de l’ASPP, encouragée par la communication de celui qui devient le porte parole de l'ASPP sur le web et dans la presse : Louis Dollo. Allez hop, continuons encore cet article ahurissant...]
Des randonneurs, mais aussi Louis Dollo, un Lourdais, étaient présents lors de la découverte des bêtes. Louis Dollo rapporte : «Les promeneurs nous ont dit avoir vu un animal ressemblant à un gros renard se promener dans les parages. Avec Sylvain Broueilh, nous avons questionné des Alpins victimes de prédations de loup. La description que nous leur avons fait de ce gros renard et la façon dont étaient dépecées les bêtes leur ont tout de suite fait penser au loup».
[ NDLB: Faut dire qu’il n’y a ni ours, ni gros renards dans les Alpes. Dès qu'il y a des victimes, ils pensent d'office au loup. Entrée en scène de Super Louis Dollo, le "Lourdais" (en fait il est de Tarbes, mais on n'est pas à une approximation près dans cet article) arrive sur le « charnier », les lieux de la « tuerie » après le « carnage » par pur hasard, à moins que ce ne soit la chance. Il n'a pas le temps de terminer de se prendre une veste en mouton retourné que des promeneurs (de grands naturalistes dignes de foi) prennent le loup pour un gros renard. Quelle aventure passionnante ! Et dire qu'il a fallu 6 mois de réflexion pour sortir ce scoop dans la presse. Nous sommes habitués à ses effets de manches dans les forums à ces annonces du style : "On en reparlera", "Vous verrez dans quelques temps" ou "L'avenir nous réserve des surprises", sans plus de détails. Depuis un an, nous avons pris l'habitude de lire les actualités sanglantes d'une certaine presse : "deux brebis dévorées aux portes d'un village", "Qui sera la prochaine victime, un mouton ou un enfant?" Avec le printemps, on attend le retour des porte-paroles des éleveurs à la une des pages spécialisées en faits divers et en croustillants détails macabres destinés à les faire passer pour des victimes innocentes. Ils sont impatients et fébriles.
Alors que les ours féroces autant que slovènes ne pensent qu'à dormir, heureusement que de nouveaux gros renards, sans doute venus d'Espagne (encore des estrangers) viennent réveiller les Pyrénées et que les journalistes républicains des Pyrénées sont là pour nous inonder de rumeurs rédigées au conditionnel. ]
Des «carnages» similaires auraient aussi été constatés dans les Pyrénées Atlantiques. Si là encore l'hypothèse de loups venant d'Espagne est avancée, celle de chacals n'est pas non plus écartée par d'autres sans pouvoir pour autant le confirmer.
[ NDLB : Y a pas à dire, cette phrase c'est du grand art : conditionnels, hypothèses, aucune confirmation... Taisez-vous, vous seriez risibles si vous n'étiez pas des «pro» de l'information. "De gros renards", "des chacals", et pourquoi pas des hyènes moqueuses ministérielles ? Pourquoi Guillaume Atchouel emprunte-t-il le style tout craché de Louis Dollo. Auraient-ils rédigé à trois cet article sur une table de bergerie? Et on continue dans le burlesque ...]
Sans chercher à conclure [On n'oserait pas], en l'absence d'éléments matériels et scientifiques probants [Pas même un indice] , qu'il s'agit du loup, l'éventualité [restons prudents] que ce dernier puisse [peut-être] avoir gagné les Hautes-Pyrénées n'est pas impossible [C’est pas sûr non plus].
La présence de ce prédateur, qui parcourt de grandes distances, a déjà été confirmée dans les Pyrénées-Orientales. Elle vient aussi d'être établie dans le Gard et en Lozère. Cela fait plusieurs années que des personnes (?) se promenant en montagne rapportent avoir vu une bête lui ressemblant étrangement ... [ NDLB : La bête du Gévaudan racontée par l'homme qui a vu l'homme qui a vu le gros renard, ou le chacal, on se sait pas ]. Reste que les agents de l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage n'ont jamais constaté qu'il se trouve dans le département. [ NDLB : Sans doute les agents de l'Etat cherchent-ils à cacher la vérité aux bergers (Une théorie habituelle de Louis Dollo, voir ses attaques contre l'ETO ou les noms de fleurs de pavés qu'il a utilisés dans les forums pour qualifier les fonctionnaires). Le grand méchant complot qu'on vous dit. Saloperie d'écolos de salons et d'agents de l'Etat à la solde des associations financées par le lobby écologiste. Il est temps que la cour des comptes, Lassalle et Bonrepaux réunis viennent faire le grand nettoyage dans cette vermine financée par l'argent du contribuable et de réorienter l'argent du MEDD pour soutenir financièrement les pauvres troupeaux non protégés attaqués par tous les carnassiers de la terre, y compris les gros renards espagnols, ces grands fauves voyageurs. Il faut arrêter le Jurançon moelleux, Monsieur, votre discours pitoyable dépasse l'entendement.]
Article de Guillaume Atchouel dans un journal dont le titre ressemble à « Dépèche toi c'est l'heure de l'apéro, va bientôt être midi. »
Louis Dollo se prétend aussi «journaliste» à Lourdes Infos. La crédibilité et l'objectivité ne semble pas être la première de leurs préoccupations. Avec de tels articles, vos explications sur la faune, le pastoralisme, le patrimoine, la cohabitation ou l'écologie deviennent des références. Heureux lecteurs et heureux touristes guidés par de telles lumières. La buvette, soucieuse de toujours bien vous informer vous apporte la vraie réponse, pourtant simple : pourquoi les brebis enlèvent-elles leur peau ? A cause du réchauffement climatique, la preuve en image (c'est une autre hypothèse, rien n'est moins sûr. )
Mon propos n'étant pas ici de dire que ces brebis sont ou ne sont pas victimes du loup. Je n'en sais rien. Le loup est de retour dans les Pyrénées et les éleveurs qui refusent les moyens de protection parce que les adopter c'est "accepter les prédateurs" vont se rendre compte rapidement des conséquences de ce choix politique irresponsable. Par contre cette manière de traiter une information sans aucune recherche ni recoupement est pour le moins orientée et peu pro.
(Musique à écouter: «Les loups-ou, les loups sont entrés dans Paris» de Serge Reggiani)
