L'ourse, d'origine slovène, Franska, n'est pas morte à cause d'un ou deux automobilistes, mais parce que des bergers-chasseurs et des chasseurs de la région l'ont poussée à coups de fusils vers une plaine et une zone où elle n'avait rien à faire. Rien.
Je crois qu'il faut arrêter ce cirque: nous (Français) ne méritons pas de conserver une population d'ours bruns dans les Pyrénées. Il faut en tirer les conséquences et l'histoire de la protection de la nature et de la biodiversité, un jour, jugera. En rappelant, mais trop tard, que quelques excités n'ont pas voulu de cet aspect de la vie sauvage. Comme d'autres détruisent les nids d'hirondelles en ville "parce que c'est sale", comme d'autres racontent dans les journaux que les vautours "s'attaquent aux vaches vivantes" ou que "les renards s'attaquent aux vieilles dames".
La mort de Franska est la victoire des nuls et la défaite d'un pouvoir (gauche et droite) ayant toujours reculé devant quelques groupes de pression minoritaires puisque le sondage du journal régional récemment publié donnait prés de 80% de gens de la région en faveur du maintien et du renforcement des ours.
Et le Grenelle de l'Environnement n'a même pas prévu un groupe de travail sur les espèces et la vie sauvage. Ce qui n'empêche pas Nicolas (béni soit son nom) de dépenser des dizaines de tonnes de C02 pour venir enterrer un cardinal... Il ne reste plus qu'à emprisonner Bové et on sera tranquilles !
Claude-Marie Vadrot
Source : L'Horreur écologique