Dans son numéro de septembre, Pyrénées magazine publie un dossier "Faune, le vautour attaque". Le vautour fauve, pour sa couleur, est-il devenu un vautour fauve, pour son comportement ? Le fauve n'est pas celui qu'on croit.
Extraits de Pyrénées magazine
«A la suite de ces premiers témoignages, l'Observatoire des dommages au bétail a été créé en 2002, dans le but de collecter un maximum d'informations sur les vautours. Réunissant l'Etat, la profession agricole (les éleveurs), le Parc national des Pyrénées et les associations de protection de la nature, cet observatoire à recueilli une trentaine de dossiers en moyenne par an...»
«(...) "L'association pour la sérénité à la campagne" voit le jour pour porter la parole des éleveurs et faire circuler des pétitions demandant de "pouvoir défendre le bétail avec des moyens persuasifs et efficaces" et de "prendre des mesures de gestion et de régulation de l'espèce protégée". Le président de l'association, Alain Laralde prévient "Si l'on ne fait rien, il y aura des personnes attaquées en montagne, j'en suis convaincu."»
La controverse est survenue en pleine période électorale, [NDLB : Jean Lassalle, président de l’IPHB était dans une situation difficile, sa réélection n'étant pas du tout confortable.] quand la tension est maximale, et, à cause du droit de réserve du préfet, aucune réunion de l'observatoire n'a pu être tenue au printemps, ce qui n'a pas apaisé les esprits. L'IPHB a pris les devants en réunissant les éleveurs le 31 mai dernier pour «qu'ils puissent s'exprimer». [NDLB: Après avoir fait disparaitre l'avenir de l'ours en Béarn, Jean Lassalle a saisi l'occasion de montrer que malgré la perte d'influence de l'IPHB et le rabotage de son budget, son grand machin reste indispensable pour défendre le pastoralisme en danger et en crise.]
Avec la perte des subventions liées à l'ours depuis l'an dernier, son directeur, Didier Hervé, s'exaspère: «L'IPHB n'a pas touché un sou depuis un an, et les seuls qu'on appelle pour aller au charbon, c'est nous!». Mais certains rendent son institution responsable du déferlement médiatique lié au vautour, l'accusant de vouloir se rendre de nouveau indispensable pour faire le lien entre les éleveurs et l'État. Le rôle des médias n'est pas négligeable ... «Dans les quarante-huit heures qui ont suivi la diffusion du reportage sur TF1, on a reçu un appel toutes les heures signalant des attaques», affirme Bertrand Eliotout, responsable de la Ligue pour la protection des oiseaux dans les Grands Causses. Le directeur de l'IPHB nie avoir alimenté la polémique : «Il faut apaiser la situation, aller voir les éleveurs et faire observer les vautours». Dans ce contexte tendu, établir avec précision les actes réellement commis par les vautours fauves reste donc une priorité. C'est bien la difficulté majeure du moment.
Des analyses histologiques
«On ne peut pas déterminer avec certitude que le vautour est à l'origine de la mort», concède Jean-Luc Tronco, sous-préfet des Pyrénées-Atlantiques et codirecteur de l'observatoire. Pour trancher la question, il faut donc des outils d'expertise fiables. Un réseau de vétérinaires a ainsi été mis en place début juillet. «Ils procéderont à une autopsie pour déterminer les causes de la mort. Puis, quand ce sera possible, ils effectueront une analyse histologique pour tenter de voir s'il y a des lésions inflammatoires dans les tissus, signe que la bête était vivante au moment des faits», explique Laurent Bonneau, directeur adjoint du parc national des Pyrénées et vétérinaire de formation.
Pour Augustin Médevielle, «il faut des expertises très précises pour écarter les cas douteux. On va ainsi dégonfler le nombre de témoignages. On devra ensuite indemniser les très rares cas que l'on trouvera et ce sera fini, on tuera dans 1 'œuf une polémique stérile». Car, pour le moment, à part quelques cas avérés sur des mises bas difficiles, on ne dispose pas d'éléments objectifs pour valider la transformation du vautour fauve de charognard en prédateur. On ne sait d'ailleurs pas quels vautours cela concerne, d'où ils viennent, ni leur nombre. Quelles que soient les conclusions, cette polémique remet sur la table le problème d'un élevage montagnard qui puisse coexister avec son environnement sauvage.
Réaction de La buvette
Après l'ours, le vautour, une espèce protégée, elle aussi est en danger face aux gesticulations médiatiques du milieu agropastoral. Voici quelques exemples du traitement de l'information :
- Par TF1 : Voir l'article complet "Quand les vautours attaquent" qui a suivi le reportage sur le site de TF1/LCI.
- La page du site de Louis Dollo, anti ours et anti vautours, proche de Marie-Lise Broueilh, qui cherche à regrouper tout ce qui pourrait «charger» le vautour de tous les maux de la terre.
L'observatoire départemental des dommages du bétail est hébergé dans les locaux de ... l'IPHB à Oloron-Sainte-Marie. Tiens donc, nous retrouvons ici aussi Jean Lassalle et Didier Hervé de l’IPHB qui cherchent à redevenir iremplacables.
Plaquette de présentation de l'Observatoire départemental des dommages du bétail (PDF - 2 pages, 1373 kb)
"A l'initiative des acteurs du territoire, un Observatoire départemental a donc été créé en 2002 en accord avec l'Etat et le Ministère de l'Ecologie et du Développement Durable pour centraliser toutes les observations concernant ce phénomène." "Les acteurs du territoire", celà me fait penser à "Parlez-vous Ipéhachebé ?"
Dans ce combat contre les vautours, on retrouve aussi les mêmes associations pastorales :
- L'association pour la sérénité à la campagne au Pays Basque - un nouveau slogan du genre des Pyrénées tranquilles et vivantes, alors que meurt le pastoralisme ET les ours - situé dans la Maison Tholonie à Ilharre et dont le président est Alain Larralde. Une énième association pastorale proche de ...
- L'Association pour le Développement Durable de l'Identité des Pyrénées (ADDIP), elle-même coordination de divers groupuscules ultra pastoraux pyrénéens. L’ADDIP est présidée par Marie-Lise Broueilh, celle qui a déclaré : «Si les autorités décident de réintroduire des ours, alors nous mettrons le feu à la montagne».
Les éleveurs sont invités à sortir avec appareils photos, magnétoscopes et téléphones portables pour immortaliser les attaques des fauves (les vautours). C'est ainsi que Louis Dollo, notre irremplacable porte-souris des ultra pastoraux et de "Lourd d'Infos" publie une vidéo sur le oueb pour prouver les attaques. On y voit dans un flou artistique et un montage approximatif une brebis dévaler la pente, poursuivie par des vautours. Il est impossible, vu la qualité désatreuse du film et le zoom à fond, de voir si la brebis est vivante - ce que le texte rajouté en surimpression cherche à induire - ou si elle roule, froide et raide comme une ourse dans un congélateur, jusqu’à un creux où elle s’arrête, pour la curée.
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Les ours et les vautours ne sont pour ces associations et politiciens ultra pastoraux que des sales bêtes à exterminer pour rendre la montagne propre, tranquille, vivante, débarassée du patrimoine animal qui les dérange ! Il va y avoir du travail pour le Grenelle de l'Environnement.