Le procès au civil de dix opposants à l'ours reporté au 22 octobre à Toulouse.
Chronique d'octobre (4)
La cour d'appel de Toulouse a reporté au 22 octobre le procès au civil de dix opposants à l'ours, condamnés en 2006 à verser 5.000 euros de dommages et intérêts à la commune d'Arbas (Haute-Garonne) pour des dégradations lors d'une manifestation contre le lâcher d'ours slovènes dans les Pyrénées. François Arcangeli, maire d'Arbas avait fait appel des dispositions civiles du jugement de septembre 2006. Il réclame 35.000 euros de dommages et intérêts considérant que l'indemnisation proposée était très éloignée du montant des réparations effectuées dans cette commune et qui s'élèvent 17.000 euros. Le 1er avril 2006 , 200 à 300 personnes avaient souillé la façade de la mairie de ce village de la Haute-Garonne par des jets de sang et brulé la statue d'un ours en bois,une oeuvre d'un artiste disparu depuis.
Les dix opposants à l'ours avaient demandé jeudi le report de l'audience civile, leurs avocats étant "dans l'impossibilité d'organiser leur défense avant l'audience" faute d'avoir reçu les éléments du pourvoi du maire d'Arbas. Agés de 19 à 53 ans, ces neuf hommes et une femme avaient également été condamnés en septembre 2006 à des peines allant d'un à quatre mois de prison avec sursis. M. Arcangeli n'avait pas fait appel des condamnations pénales.
"Grande solidarité" des ultras, pastoraux ou Nemrods
Le parti des chasseurs (CPNT Chasse Pêche Nature et Traaaditions) soutient les casseurs d'Arbas.
"Au nom de la défense du pastoralisme et de la revendication d'une vraie politique de développement de la montagne par opposition à l'écologie paillettes et gadget symbolisée par les lâchers d'ours, CPNT son soutien et annonce sa participation à la Manifestation de soutien aux éleveurs et bergers s'opposant aux réintroductions d'ours dont un certain nombre passent en jugement pour leur action "anti lâchers d'ours" le lundi 22 octobre 2007, à 14 heures.
Rien de bien neuf sous le soleil : conservatisme et privilèges, irresponsabilités et traditions, violences et impunités, les hommes d'abord. "Petits esprits, petit pays" a dit le jour un de mes ex roi. Personne n'est content et la terre fout le camp.
Notre gazette pastorale lourdaise préfèrée a oublié une petite chose qu'elle n'a pas trop envie de communiquer : le 22 octobre, c’est aussi le jour où l’avocat des opposants à l’ours (Maître Stéphane Fabbri) passe lui aussi devant la cour d’appel pour ses hauts-faits de braconnage. Il a déjà été condamné au pénal (prison avec sursis et forte amende, retrait du permis de chasse). Ce sont les associations qui le poursuivent en appel au civil car elles n’ont pas obtenu grand-chose en dommages et intérêts. Son ami Bonrepaux va le défendre, soyez en sur; entre collègues...