Des ours, des loups et des hommes : Initiatives européennes pour la cohabtation et la valorisation
Du 15 au 17 mai à Luchon
Programme
Jeudi 15 Mai
OUVERTURE DU COLLOQUE
- 8h30 Accueil des participants
- 9h20 Ouverture du colloque
Discours d’ouverture par François Arcangeli (Maire d’Arbas, président de l’association Pays de l’ours – Adet) et Christine Sourd (WWF France) - 9H40 Présentation du programme Life COEX et synthèse des systèmes d’indemnisation des dégâts en Europe par Annette Mertens, Istituto di Ecologia Applicata (Italie)
LE SYSTEME FRANÇAIS : FONCTIONNEMENT ET CRITIQUES
- 10H La stratégie de l’Etat pour améliorer la cohabitation Homme-ours dans les Pyrénées
Evelyne Sanchis, Direction régionale de l’environnement de Midi Pyrénées - 10H20 Le point de vue d’un opposant (Intervenant à confirmer)
- 10H40 Champions des mesures de cohabitation, champions de la contestation, éléments de compréhension du paradoxe français par Alain Reynes, Pays de l’ours – Adet
- 11H PAUSE
METHODES DE PREVENTION DES DEGATS : LA DIMENSION HUMAINE
- 11H20 Renforcement de la présence humaine sur les troupeaux ovins des Alpes françaises : bilan et perspectives du programme Pastoraloup par Jean-Luc Borelli & Yannick Giloux, FERUS
- 11H40 Les Techniciens pastoraux itinérants : bilan de 10 années d’actions en zone à ours
Frédéric Decaluwe & Gérard Rolland, ONCFS - Equipe Technique Ours - 12H Les équipes d’urgence « Ours » en Croatie
Djuro Huber, Faculté vétérinaire de Zagreb (Croatie) - 12H20 DISCUSSION
- 13H DEJEUNER
LA PROTECTION DES TROUPEAUX
- 14h20 Les méthodes de protection traditionnelles et modernes mises en œuvre dans le cadre du Life COEX en Espagne par Belén Pliego, Fundacion Oso Pardo (Espagne)
- 14H40 Cohabitation homme-ours dans le Trentin : 30 ans de gestion
Claudio Groff, Provincia Autonoma di Trento (Italie) - 15H Modes de conduite des troupeaux : analyse et optimisation pour diminuer les risques
Blandine Milhau et Gilbert Guillet, La Pastorale Pyrénéenne (ex ACP) - 15H20 DISCUSSION
- 16H PAUSE
CHIENS DE PROTECTION, CHIENS ERRANTS
- 16H20 Elaboration de tests comportementaux pour les chiens de protection adultes
Marie-Catherine Leclerc, Institut de l’élevage & Pascal Cacheux, La Pastorale Pyrénéenne (ex ACP) - 16H40 Le statut juridique du chien de protection
Alexandre Meybeck, Ministère de l’Agriculture et de la Pêche - 17H La mise en place et le suivi des chiens de protection, les spécificités pyrénéennes
Cyprien Zaïre, La Pastorale Pyrénéenne (ex ACP) - 17H20 La problématique « chiens errants » au Portugal
Silvia Ribeiro, Grupo Lobo (Portugal) - 17H40 – 18H20 DISCUSSION
Vendredi 16 mai
ATELIERS DE TERRAIN
- 8H30 : Au choix (à préciser à l’inscription) :
Pastoralisme : Démonstration Chiens de troupeaux (conduite et protection)
Ecotourisme : Sortie terrain « Ecotourisme » avec un accompagnateur en montagne du « Pays de l’Ours » (prévoir tenue et chaussures de montagne) - 12H : DEJEUNER
GRANDE FAUNE & ECOTOURISME EN EUROPE
- 13H Une définition de l’écotourisme Spyros Psaroudas, Callisto (Grèce)
- 13H20 Programme d’écotourisme et valorisation des produits du Parc National des Abruzzes Daniela D'Amico, Parc National des Abruzzes (Italie)
- 13H40 L’écotourisme lié au loup : méthodologie et résultats des premières expériences portugaises Clara Espirito-Santo, Grupo Lobo (Portugal)
- 14H Impact économique des grands prédateurs pour les populations locales en Bulgarie
Aleksandar Dutsov (Bulgarie) - 14H20 Le réseau des Professionnels du « Pays de l’Ours »
Alain Reynes, Pays de l’Ours – Adet - 14H40 Entre tourisme et science, le projet
Altaïr-nature Frantz Breitenbach, Altaïr-Nature - 15H DISCUSSION
- 15H40 PAUSE
POPULATIONS LOCALES ET GRANDS PREDATEURS
- 16H La perception des grands carnivores en Europe : éléments de synthèse
Jean Paul Mercier, Pays de l’ours - Adet - 16H20 Le Plan de gestion de la population d’ours bulgare : un exemple de concertation
Alistair Bath, Memorial University of Foundland (Canada) - 16H40 Cohabitation ours et loups en Slovaquie : solutions envisagées depuis la restauration de ces populations par Robin Rigg, Slovak Wildlife Society (Slovaquie)
- 17H Etude sur le vécu des populations rurales dans les zones de présence des grands prédateurs en Albanie Alexandër Trajçe, PPNEA (Albanie)
- 17H20 – 18H DISCUSSION
Samedi 17 mai
LA VALORISATION DES PRODUITS AVEC L’IMAGE DE L’OURS EN FRANCE
- 9H L’ours et la valorisation des productions locales pyrénéennes
Evelyne Falguière, Midi marketing - 9H20 Le fromage fermier des vallées à ours : Pè Descaous
Jérôme Ouilhon, FIEP Groupe Ours Pyrénées - 9H40 Le broutard du Pays de l’Ours
Catherine Lacroix, Estive du Pays de l'Ours - 10H PAUSE
L’EXPERIENCE ETRANGERE
- 10H20 Les produits labellisés « Ours » : un outil pour améliorer l’acceptation locale en Croatie - Djuro Huber, Faculté vétérinaire de Zagreb (Croatie)
- 10H40 La valorisation des produits locaux avec l’image du loup au Nord du Portugal
Maria Ana Borges et Clara Espírito-Santo, Grupo Lobo (Portugal) - 11H DISCUSSION
- 12H DEJEUNER
BILAN DU PROGRAMME LIFE COEX : ANALYSE ET PERSPECTIVES
- 14H - 17H Présentation et analyse des actions Life COEX
menées dans les différents pays concernés par le programme Life Coex : Italie, Portugal, Espagne, Croatie et France. - DISCUSSION : Bilan & perspectives
Mon analyse
Mauvaise foi
Le programme me semble sérieux et varié. Il sera intéressant de partager l'expérience des intervenants issus de tous ces pays qui cohabitent avec l'ours. Mais pour Louis Dollo : "L’analyse du programme de ce symposium n’a rien d’extraordinaire et n’apportera pas grand-chose à la connaissance." Il cite des éleveurs opposés à la présence de l'ours : «Ils n’en font pas beaucoup plus que nous au cours de nos fêtes de transhumance» ou cet autre «on en voit autant à la fête des côtelettes de Luz et encore c’est plus festif.» Réduire ce programme à un souper merguez me semble de la plus parfaite mauvaise foi.
Quand je vous disait que leur stratégie consiste à ce présenter comme des spécialistes qui en connaissent plus que tous les scientifiques réunis. Comment Louis Dollo peut-il juger d'une phrase assassine la qualité du contenu et des intervenants d'un colloque avant même qu'il aie commencé?
La manipulation médiatique des ultrapastoraux perturbée
Il est clair que l'organisation d'un tel colloque ou les intervenants issus de plusieurs pays (France, Italie, Croatie, Portugal, Espagne, Grèce, Bulgarie, Canada, Slovaquie) perturbe la manipulation médiatique locale et nationale des associations ultrapastorales pyrénéennes qui depuis 2 ans cherchent à faire croire à la population française que la cohabitation est impossible. Alors un colloque avec des témoignages multiples qui prouve le contraire, c'est génant, surtout au milieu de leur chasse gardée que sont les Pyrénées. Il est pourtant logique qu'il soit organisé dans les Pyrénées et pas à Bergues, non? Mais la rancune est tenace.
Lors des colloques organisés par les associations de "défense du patrimoine pyrénéen", aucune personne n'est venu pertuber l'organisation d'une manière ou d'une autre. Vu le discours de Philippe Lacube repris par Louis Dollo qui parle d'«une nouvelle provocation des pro-ours», de «mettre le feu» et de «base chauffée à blanc contre les importateurs d’ours», on peut s'attendre au pire. Mettre le feu, ils connaissent, on l'a vu à Arbas ou plusieurs d'entre-eux ont été condamnés pour celà.
Pourtant le discours fausement angélique de leurs responsables et les lettres d'avertissement au maire de Luchon cachent mal une intention de nuire. Louis Dollo titre même «Le symposium écolo aura-t-il lieu à Luchon ?» Comme il est introduit dans le cercle fermé des dirigants ultrapastoraux et qu'il est en bonne partie, avec Bruno Besche Commenge, à la base de leur stratégie de communication, son titre ne doit pas être interprété comme une simple et naïve question mais plus que probablement comme l'annonce de troubles qu'ils espèrent suffisament intenses pour empécher la tenue du symposium organisé par l'ADET et le WWF qualifiés "d'importateurs d'ours", la prétendues source de leurs malheurs.
Nouveaux troubles à l'ordre public
D'autre part, il est intéressant de remarquer que plusieurs agents des renseignements généraux ont suivis et suivent d'ailleurs toujours les différents groupes impliqués dans la problématique de l'Ours des Pyrénées (éleveurs et chasseurs aussi d'ailleurs) avant la tenue de ce colloque comme ils font fait dans le passé avant les lâchers d'ours.
Si les dirigeants d'associations n'appellent pas officiellement aux troubles, il ne fait aucun doute pour ceux qui les connaissent que sous la table et par leurs écrits, les encouragements de la base sont pour le moins implicites. Ils laisseront faire avant de dénoncer mollement les excès et en expliquant qu'il faut les comprendre comme l'a dit le président de l'ADDIP «Diverses informations nous parviennent aujourd’hui selon lesquelles certaines actions « coup de poing » se prépareraient autour de cette manifestation, actions que nous ne cautionnons évidemment pas mais que la situation de désespoir vécue sur le terrain rend prévisible. » Bref, les dirigeants d'associations pastorales s'en lavent les mains, n'ayant aucune crainte de la justice. Rappelons qu'une grande collecte de dons organiser par l'ASPAP à permis de payer les amendes des casseurs d'Arbas. La mentalité reste la même pour ces non fréquentables militants extrémistes de la cause pastorale.
Le colloque réunira 140 personnes de 18 pays européens, dont une personne de la Commission européenne, un directeur de Parc national italien, des universitaires, techniciens d'administrations et d'associations. Pas vraiment de quoi menacer la quiétude et l'ordre public à Luchon, pourtant, les responsbales des associations d'éleveurs ont déjà trés officiellement écrit au Préfet et au Maire pour leur demander d'annuler le colloque pour des raisons de ...sécurité publique ! C'est vrai qu'ils sont très bien placés pour connaître les personnes qui pourraient perturber.
Les opposants à l'ours sont entrain d'instituer l'interdiction de s'exprimer des défenseurs de l'environnement dans les Pyrénées.
Et avant que je ne publie cette page, l'actualité se précise ...
Quatre feux dans une ville des Pyrénées avant un colloque sur l’ours
TOULOUSE, 13 mai 2008 (AFP) - Quatre feux de pneumatiques ont été recensés par les gendarmes dans la nuit de lundi à mardi à Bagnères-de-Luchon (Haute-Garonne) où est prévu cette semaine un colloque européen sur l’ours, a-t-on appris de sources concordantes.
Ces feux ont été allumés dans plusieurs endroits de Bagnères-de-Luchon et un autre a eu lieu près de la statue florale d’un ours à Montauban-de-Luchon, commune limitrophe de cette station thermale des Pyrénées, a indiqué la gendarmerie. Celle-ci a ouvert une enquête et n’exclut pas un rapport entre ces feux et la tenue du colloque sur l’ours, prévu du 15 au 17 mai. (Remarquez la prudence, mais quoi d'autre?)
Selon La Dépêche du midi, les incendies volontaires ont eu lieu entre 23H30 et 0H30 à l’entrée de la ville, devant les thermes et le casino où se déroulera le symposium Life Coex 2008 intitulé "Des ours, des loups et des hommes : initiatives européennes pour la cohabitation et la valorisation".
Pour François Arcangeli, président de l’association Pays de l’ours - Adet, un des organisateurs du colloque, celui-ci "est un échange d’expériences avec différents pays européens sur les initiatives qui favorisent la cohabitation". "On se réunit pour trouver des solutions, pour que les choses se passent bien et il assez paradoxal de nous le reprocher", a-t-il souligné.
La tenue de cette réunion dans les Pyrénées d’experts de 18 pays est cependant perçue "comme une provocation" par les anti-ours, selon le président de l’Association de défense de l’identité pyrénéenne (Adip), Francis Ader. "Nous avons décidé de ne rien organiser comme contre-manifestation mais nous avions prévenu que ce symposium serait vécu par les opposants de base comme une provocation et qu’effectivement il pourrait y avoir des actes, mais pas de dégradations", a-t-il prévenu.
Cette réunion intervient une dizaine de jours après la première attaque d’ours en 2008. Huit brebis ont été tuées près de Bagnères-de-Luchon, probablement par un des ours slovènes lâchés du 25 avril au 22 août 2005. Eleveurs et élus locaux s’étaient fortement opposés aux lâchers de ces cinq ours dans les Pyrénées françaises dans le cadre d’un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l’Ecologie. Deux de ces plantigrades avaient été tuées accidentellement en 2006 et 2007. (Le bla bla habituel pour recadrer l'info...)
Le maire de Luchon qui est aussi une des cibles de anti ours pour avoir accepté une réintroduction sur son territoire a réagit : «Je trouve ces actes inadmissibles et je redoute une montée en puissance. Mais cela ne m’empêchera pas de prendre mes responsabilités. Ce n’est pas ce genre d’exaction qui peut me faire fléchir. Luchon n’est pas une ville de non droit ».
Lire le récit des dégradations sur le site de FERUS