Le mode de prédation calculé sur l'ensemble des attaques d'ours dans le massif pyrénéen français entre 1996 et 2005 donnant comme résultat : 87% d'attaques avec 1 ou 2 victimes [Sur la zone du parc national des Pyrénées, taux comparable : 1,61 victimes par attaque, avec un recul de 30 ans, de 1967 à 1995] (en regard de 0,5% pour les attaques à plus de 10 victimes), il est significatif de gérer spécifiquement ces nombreux "petits" dégâts.
Si l'on veut bien tenir compte de la qualité de certaines bêtes – par exemple d'un bélier sélectionné – l'indemnisation des brebis à l'unité, ne pose pas de problèmes moraux, techniques ou financiers. Cependant le protocole devrait être simplifié, afin de ne pas mobiliser une équipe, et son coût en temps et frais de fonctionnement, pour quelques bêtes dont la mort pourrait ne faire l'objet que d'une déclaration, à charge pour les services compétents de n'opérer de contrôles que ponctuellement par sondage.
Un a priori de confiance conduirait dans le même sens à indemniser les bêtes perdues non retrouvées, ce qui supposerait sans doute de disposer de dénombrements à peu près sûrs.
Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".