Une information de proximité quant aux déplacements d'ours à problèmes à l'égard des professionnels de la filière ovine, des responsables de collectivités territoriales et, seulement si nécessaire, du public – lorsque les ours sont eux-mêmes discrets, la discrétion s'impose en évitant toute "peopolisation" des réintroductions, déplacements et autres données.
La demande de "transparence" sur les objectifs et les moyens n'impose pas une "mise en scène" d'un sujet qui est par lui-même suffisamment passionnel. Il convient donc d'éviter tout battage médiatique, toute théâtralisation, toute provocation. Ainsi, notamment les lâchers devraient être au maximum banalisés.
Il y a lieu de distinguer :
- l'information de synthèse pour tout public, sur un répondeur téléphonique, laquelle peut parfaitement être sélective en demeurant exacte, et n'être communiquée qu'avec un délai compréhensible, même s'il est souvent critiqué, et
- l'information en temps réel qui est absolument essentielle pour avertir ceux qui sont concernés dans leur secteur d'activité par la présence des ours et par leurs déplacements – il n'est pas possible de saisir chacun de chaque déplacement d'ours, mais il est possible de disposer de relais, choisis par un réseau concerté de correspondants, pour signifier les événements utiles.
Nonobstant la dénomination donnée à chaque ours, il faut cesser de prétendre informer en continu sur chaque individu, mais gérer les ours pyrénéens comme une population, en évitant la "peopolisation" des lâchers et en délivrant les informations de manière graduée, tant en contenu qu'en périodicité, et d'abord aux gestionnaires qui en ont besoin, et de manière synthétique au grand public.
Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".