Boutxy, ours familier et accoutumé, est-il un "ours à problèmes" ou pose-t-il seulement quelques problèmes ? Avec Françka, il pose la question du taux d’échec important que l’on doit accepter lorsque l’on réintroduit des ours de quelque provenance que ce soit.
Il est essentiel de réaffirmer que les ours qui auront été éliminés pour des causes humaines seront remplacés sur le champ par un nouveau candidat [Affirmation clairement attestée pour les ours éliminés dans le Plan Ours de 2006, p.136.], avec une préférence pour les sujets les plus jeunes. Autant l'acceptation du renforcement de la population ursine des Pyrénées suppose la possibilité de retirer ceux qui s'avèreraient inadaptés au milieu, autant le remplacement des ours retirés devrait être immédiat, et il faut en la matière agir de manière déterminée et rapide.
Dans le noyau Est, il est incontestable qu'à côté de l'ours, le loup apparaît. La marginalité, en termes d’effectifs, de ces deux prédateurs peut être utilisée pour tester des dispositifs spécifiques pouvant être à terme retenus dans les zones de présence, et permettant de rendre cohérentes les mesures de prévention ours et loup mises en place récemment par arrêtés interministériels.
Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".