La pression médiatique externe peut contribuer à rendre confus ou manichéen le débat local, mais elle impose de disposer de relations rapidement coordonnées entre les gestionnaires du programme.
En régime de croisière, les actions intentionnelles de ces gestionnaires, pour le compte de l'Etat, doivent être lisibles, transparentes et cohérentes par rapport à l'objectif de maintien à long terme d'une population ursine viable. Mais, au-delà de la simple transparence sur le programme engagé, il convient que la communication entre les différents établissements et services se préoccupent en amont des risques de conflits.
La DIREN joue certes son rôle de coordonnateur et de chef de projet pour le compte du ministère en charge de l'environnement, mais pour établir les liens entre toutes les parties, et singulièrement entre établissements publics techniques et services administratifs d'une part, et d'autre part entre ces derniers et les socioprofessionnels, la présence d'un délégué interministériel établirait des liens informatifs et faciliterait la cohérence, voire parfois la cohésion, dans toutes les phases de gestion de l'ours :
- anticipation avant même son arrivée,
- accompagnement quand il apparaît, quand sa fréquence augmente et lorsqu'il y a des dégâts.
Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".