Comme nous l'avons dit, il est sans doute demandé à l' Equipe Technique Ours d'assurer un "grand écart" entre d'une part :
- une équipe de type scientifique qui exige pour ce suivi un profil de compétences développant un protocole appuyé sur une équipe d'experts nationaux et internationaux, et d'autre part
- une équipe opérationnelle de terrain pour les réintroductions et l'identification des dégâts avant indemnisations.
Certes, le suivi télémétrique fournit une représentation des migrations, de l'utilisation des habitats et des comportements des ours, mais il est aussi important de consolider le réseau de correspondants Ours brun afin de compléter et consolider l'information obtenue de manière indirecte, si l'on veut disposer d'une physionomie intégrale de leur présence dans les Pyrénées, au-delà des seuls ours équipés de colliers émetteurs.
Les recherches sur les stations ou "sites-indicateurs" (de nourriture, d'élevage, de couches ou tanières), les observations de signe de présence – traces et taille des empreintes, griffures d'arbres, poils retrouvés à partir de pièges attractifs et utiles pour l'identification génétique – l'analyse des excréments, les expertises sur les proies, et tous les autres indices d'activité doivent donner une image plus précise de la démographie et de la localisation des individus, les rapports en la matière pouvant demeurer périodiques.
Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".