S’il est une urgence absolue détectée par la mission d’évaluation, c’est bien celle de la protection pour et contre la femelle suitée du noyau central (Havla et ses deux oursonnes), à mettre en place dans les tout prochains jours, à leur sortie de tanière, et durant les mois prochains. Cette urgence est d’ailleurs efficacement relayée par les défenseurs de l’ours tant au niveau local que national.
Les propositions relèvent des dispositifs favorables à la stabilisation du noyau central, à savoir utiliser pour l’ours à la fois :
- la "carotte", en disposant des sources de nourrissage à proximité des tanières effectives ou potentielles,
- et le "bâton", en renforçant les dispositifs de protection des troupeaux dans les zones périphériques utilisées régulièrement par la femelle et sa progéniture, tout autant par des moyens habituels (parcs de nuit, patous, gardiens) que par la présence de gardiens itinérants en appui lorsque l’approche de l’animal est détectée.
Ces moyens pourront être complétés par des effarouchements, réalisés par l’ETO, ciblés sur certaines estives, telle celle du Barestet près de Saint-Lary-en-Couserans.
Source : "Évaluation à mi-parcours du plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises 2006-2009" et "Évaluation ab initio du plan de soutien à l'économie agro-sylvo-pastorale pyrénéenne 2006-2013".