Dans aucun des pays visités, les gestionnaires des populations [En biologie : ensemble des animaux ou végétaux de même espèce vivant sur un territoire déterminé. L’emploi au pluriel est lié au fait qu’il existe plusieurs noyaux comptant chacun plusieurs individus] d’ours ne leur donnent de noms [A l’exception des 10 ours réintroduits dans le Trentin, mais leurs descendants n’ont pas de nom propre. Dans les pays où leur nombre est restreint, on leur donne un numéro et/ou une lettre, ce qui devient ingérable et inutile quand on en compte 4 à 500] propres comme il est fait systématiquement dans les Pyrénées. Ce choix ne semble nullement affecter l’attachement - quand c’est le cas- que leur portent les populations locales et les habitants de ces pays. Cette différence, d’apparence anodine, et qui peut s’expliquer dans un contexte de «pénurie», est au contraire fondamentale. Quelque soit le nombre d’individus, il s’agit de gérer une espèce biologique sauvage, et non des individus : c’est pourquoi le suivi et la régulation des ours, quelque soit leur nombre, doivent, selon la mission, rentrer dans le cadre global de la gestion d’une population.
Les propositions de la mission, tant pour la qualification des territoires de présence que pour leurs conséquences au niveau de la gestion, sont faites en considération de la petite population [Pour Christopher Servheen, la gestion des petites populations d’ours (moins de 50) passent par plusieurs vecteurs à mener simultanément : le contrôle de la mortalité, la sécurisation des habitats, la gestion des conflits et l’éducation du public, le renforcement si nécessaire, et la liaison entre les noyaux quand ils existent.] d’ours présents, mais ont vocation à s’appliquer quel qu’en soit leur nombre.
A cet égard, quelle que soit l’évolution des effectifs, la mission, au regard de la situation actuelle, estime que l’absence de femelles dans le noyau occidental – ce qui le voue biologiquement à l’extinction- et le petit nombre d’ours présents dans les Pyrénées-Centrales amènent à ce que de nouvelles disparitions d’ours dans ces deux noyaux fassent, a minima et immédiatement, l’objet d’un remplacement par le type d’animal le plus à même de contribuer à la pérennité de la population.
La qualification nouvelle des territoires de présence amène à réorienter cette gestion par :
- une optimisation du suivi,
- un renforcement des moyens à lui consacrer,
- la maîtrise de la sécurité des personnes,
- le contrôle des ours à problèmes,
- l’intensification des relations avec l’Espagne,
- le développement de l’information et de la concertation
Source : Ours des Pyrénées : territoires de présence et gestion des populations
Commentaires de la Buvette
D'accord pour les ours s'appèlent B52 ou K121... encore faudrait-il avoir une VRAIE population et pas quelques reliques dans des noyaux séparés sur le point de disparaître. Que l'Etat fasse son travail, décompte les ours et oeuvre à leur multiplication ! S'il y arrive, la "dépeoplelisation" se fera naturellement et le nom des ours ne sera plus qu'un lointain souvenir. En attendant, la personnalisation des ours a été un des moyens de les protéger.
En Slovénie, les ours sont nombreux, n'ont pas de noms, les chasseurs ont même le droit de les réguler. Quand on sera à ce stade en France, l'Etat aura remplis son devoir. En attendant, en Béarn, Jean Lassalle les à laissé crever, soutient les chasseurs tueurs d'ours et les ours (rien que des mâles) se comptent sur les doigt d'une main. Il reste du travail pour que le nombre impose la fin du baptème et de l'individualisation des ours. J'attends cette période avec impatience...
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