Les 3 ourses de Carla Bruni-Sarkosy indisposent les ultrapastoraux

"Interpellée au printemps 2008 par des défenseurs de l'ours afin d'attirer son attention sur l'avenir du plantigrade, Carla Bruni-Sarkozy a renouvelé en termes clairs son soutien à l'ours", a indiqué Alain Reynes, porte-parole de l'association Pays de l'ours-Adet. "L'épouse du président de la République, Carla Bruni-Sarkozy, a écrit à l'association Férus et à Pays de l'ours Adet, pour apporter son soutien à notre action"

Carla Bruni se dévoile La publication de cette lettre dans la presse a créé une vague d'articles. La première dame de France est toujours aussi appréciée médiatiquement.

"Carla Bruni, la nouvelle amie des bêtes... "
"Ne tenant pas spécialement à passer pour un porte-manteau et à se cantonner dans le rôle de nouvelle Jackie Kennedy, Carla Bruni-Sarkozy vient de se trouver une vraie cause à défendre: les ours des Pyrénées " (Purepeople)

"Carla et l'ours..."
"Dans le courrier qu’elle a envoyé le 22 juillet aux associations, elle souligne : "la coexistence est difficile pour tous mais elle doit être possible et nous ne devons jamais nous résigner". Et elle ajoute : "Il ne s'agit pas, dans nos régions, de choisir entre l'ours ou l'homme" Et encore : "Dans l'esprit même du Grenelle de l'environnement, il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistence. D'un côté, la présence des ours dans les Pyrénées traduit une volonté de protéger la biodiversité, d'autant qu'elle s'inscrit dans le cadre d'engagements internationaux anciens de la France. D'un autre côté, l'adhésion des populations locales constitue une nécessité incontournable". Elle est contente aussi de savoir que deux oursons sont nés en janvier 2007. (Depuis, on les a baptisé : Pollen et Bambou…) Carla Bruni-Sarkozy rappelle, dans cette lettre, que «c'est par conviction dans le devoir de protection de la biodiversité animale» qu'elle a accepté d'être la marraine de l'ourse slovène Hvala..." (Lepost)

Peut-être serait-il temps de contrôler ce que pensent les populations locales au projet. A quand une consultation des Pyrénéens et pas simplement se contenter de lire dans la presse acquise à leur cause, les titres accrocheurs et sanglants et les communiqués volontairement effrayants de ceux qui refusent  de participer au groupe national ours, allant même jusqu'à regretter "que Chantal Robin-Rodrigo (PRG), qui, après avoir soutenu l’action de l’ADET-Pays de l’ours par un courrier adressé à son Président en 2000, rompt la solidarité pyrénéenne incarnée par les autres élus absents".

[NDLB: sous entendre les boycotteurs du GNO:

  • Augustin Bonrepaux (Président du Conseil Général de l'Ariège),
  • Jean Lassalle (Député des Pyrénées atlantiques, président de l'IPHB),
  • Jean-Michel Anxolabehere (Président de l'Association des chambres d'Agriculture des Pyrénées)
  • Monique Lahitette (Association des Eleveurs transhumants des Trois Vallées)
  • Philippe Lacube (Président de l'ADDIP)
  • Bernard Place (Président de la fédération des Chasseurs des Pyrénées-Atlantiques)]

Accepter de discuter de la cohabitation? Une traitrise! Pourtant Chantal Robin-Rodrigo est une farouche opposante aux prédateurs. C'est sous une pression constante que les ultrapastoraux "tiennent" la population, musèlent l'opinion publique, les politiciens, les bergers "trop tièdes" et tous ceux qui osent "parler" de l'ours. Une chappe de plomb pyrénéenne qui avec son côté milice privée sent le souffre.

"Carla Bruni-Sarkozy soutient les défenseurs de l'ours dans les Pyrénées"
titrent plutôt injustement le Figaro et la Dépêche du Midi, toujours prête à mettre le feu alors qu'il me semble que ce serait plus juste de dire "Carla Bruni-Sarkozy soutient la cohabitation avec l'ours dans les Pyrénées"
Sources : La Dépêche du Midi, Le figaro.

"Il y a quelqu'un qui soutient..." 
(allusion au titre d'une chanson de Carla Bruni).
"De l’Ariège aux Hautes-Pyrénées, de la Haute-Garonne aux Pyrénées-Atlantiques, nul doute que le courrier communiqué par les associations Férus et Pays de l’Ours-Adet va faire réagir. Ces deux associations de soutien à la réintroduction des ours dans les Pyrénées ont indiqué avoir reçu un courrier de soutien de la Première Dame de France, Carla Bruni-Sarkozy. Un courrier où elle prône la coexistence entre l’homme et l’ours dans les Pyrénées, qu’elle juge possible tant que les populations ne se résignent pas. (...) Voilà qui permettra de relancer le dossier de l’ours dans les Pyrénées, alors que l’idée de nouvelles réintroductions dans le Haut-Béarn (où il y aurait quatre mâles mais pas de femelles) au printemps prochain n’a pas été écartée par Nathalie Kosciusko-Morizet lors de sa venue à Toulouse, en juin dernier." déclare de son côté Pyrénéesinfo.

"Carla Bruni-Sarkozy apporte son soutien aux défenseurs de l'ours dans les Pyrénées" (Nouvel Obs)

"Carla Bruni, une pro ours"
titre "stars-actu" : "La première dame de France a tenu à redire son soutien a cette cause qui lui tient visiblement à cœur" (Star-actu). "Carla Bruni affirme que la coexistence entre l’ours et l’homme est difficile mais possible"

Les ultras pastoraux renaclent

C'est bien en celà que la position modérée de Carla-Bruni-Sarkozy aggasse les ultras pastoraux qui renâclent...

"On se demande donc, ce qu’elle aurait pu écrire aux opposants… peut-être la même chose" déclare le post.   Et il a raison ce journal, la même lettre aurait pû être envoyée à Philippe Lacube. C'est bien la preuve qu'e Carla-Bruni-Sarkozy tient un discours modéré prônant la cohabitation entre les deux opinions comme entre le pastoralisme et les prédateurs.

"Certains dénoncent déjà le fait que cette réponse ne soit pas une réponse personnelle de Carla Bruni Sarkozy... mais d'un chef de cabinet aux arguments 1000 fois entendu!" écrit Star-actu. Ces arguments sont ceux du plan ours qui cherchent à calmer les esprits et à trouver un juste milieu. Mais les positions médianes déplaisent aux extrémistes ultrapastoraux.

Purepeople, journal dont j'ignore l'existance et l'intérêt, interprète bien mieux cette actualité que les traditionnels journaux pyrénéens quand il déclare "L'irruption de l'épouse du président dans le débat ne pèsera sans doute guère dans l'esprit des anti-ours qui ne verront là que parisianisme et compagnie. En revanche, les associations militant pour la réintroduction des ours trouvent là un appui de taille, compte tenu du poids médiatique représenté aujourd'hui par Carla Bruni."

Louis Dollo, porte parole des associations extrémistes pastorales sur le web, râle par l'intermédiaire du site Kairn. Kairn est en principe un site qui parle d'escalade mais bizarrement, il délègue la gestion de sa rubrique "nature" à un correspondant de presse local des journaux Tourbes-Infos et Lourdes-Infos, un anti-ours notoire au discours propagandiste et manipulateur qui ne trompe personne et est vertement critiqué sur les multiples forums où il inonde les messages de liens pour soigner son positionnement de page dans les moteurs de recherche.

La collusion anti-environnementale existe donc bel et bien entre Louis Dollo et la rédaction de Kairn, c'est gens ne sont pas aveugle. Qu'en pensent les alpinistes et pyrénéistes qui bien souvent parcourent ou découvrent le pays de l'ours par les arrêtes et les cimes? Louis Dollo profite du fait que KAIRN est le seul des sites où il écrit qui soit actuellement (encore) accepté comme source d'actualités dans Google actus.

Louis Dollo déclare : "il ne s’agit que d’un non événement. Une prise de position qui n’en est pas une ou, en tout cas, la confirmation de la position de l’Elysée au sujet des introductions d’ours." (...)"si le 17 mai 2006 elle avait agi seule en fonction de son ressenti personnel (NDLB: En acceptant de devenir marraine de l'ours Hvala qui a donné naissance depuis aux deux oursonnes Pollen et Bambou), en juillet 2008, la « Première dame » n’a pas écrit elle-même le courrier mais laissé ce soin au Chef de Cabinet Adjoint du Président de la République après 4 mois de silence". D'autres opposants ont parlé de Samuel Fringant, qui n’est autre que le chef de cabinet adjoint du président de la République comme d'un "sous fifre"!

Pour Louis Dollo, ce délai de 4 mois ainsi que l'appui demandé à son cabinet doivent visiblement être interprétée comme un "manque d'intérêt". Ce qui est une interprétation parfaitement opposée au contenu de la lettre. Il n'y a pas pire sourd que celui qui ne veut entendre. Qu'espérait-il ? Que la première dame de France, qui a bien d'autres occupations, on s'en doute, réponde le lendemain de la réception de cette lettre d'un membre des associations par une lettre parfumée accompagnée d'une invitation à un concert ? Ridicule interprétation fumeuse et propagandiste.

Certes, Carla Bruni-Sarkozy a fait écrire une réponse tardive ; mais il est évident qu'elle suit son courrier et au moins elle participe au débat. Ce n'est pas comme ceux qui boycottent toutes les démarches qui ne vont pas parfaitement dans leur sens, celui des extrémistes pastoraux. Après, Louis Dollo part dans un délire paranoïaque sur les raisons pour laquelle cette lettre ne sort publiquement que maintenant. C'est dans la veine de ses délires habituels.

Mais la médiatisation de la réponse de Mme Sarkosy rend les opposants à l'ours furieux : Philippe Lacube «croyait que la peopolisation des ours était terminée.» Et il précise que «ça irrite tout le monde et ne sert à rien. Ce sont des propos stériles et inutiles.» Il s’interroge en se demandant «quelles sont ses compétences pour s’immiscer dans le Plan Ours ?». « Nous ne sommes pas dans une coure royale. Nous respectons Carla Bruni-Sarkozy en tant qu’artiste mais ce n’est pas elle qui fait la politique. J'ose espérer qu'elle s'exprime en nom propre et que ses propos n'engageront pas les décisions de l'État. Visiblement, ces déclarations ne reposent pas sur des arguments de fond. On est effectivement dans le people»

A quelqu'un de moins haut placé, comme les bénévoles de FERUS de l'action "Parôles d'ours" il aurait dit "Mais qui êtes-vous pour nous dire ce que nous avons à faire, vous n'êtes pas d'ici vous!". Mais c'est l'épouse du président de la république, ce qui ne l'empêche pas de l'envoyer sur les roses, pas très diplomatiquement, elle appréciera. L'emploi du "tout le monde" est courant, l'exagération invérifiable leur permet de parler au nom de tous les pyrénéens, alors que l'extrémisme ultrapastoral ne touche qu'une très infime minorité, mais bruyante, de la population pyrénéenne : une partie des éleveurs, de leurs soutiens politiques ou syndicaux du milieu agricole.

Marie-Lyse Broueilh : «J'ai un regard nuancé. Cette lettre a du mal à dissimuler une série de maladresses, mais franchement, on a entendu des choses plus désagréables. De toute façon, maintenant, tout le monde a des avis sur tout, sans être au courant des enjeux réels. Il faut relire plus finement cette lettre. N'importe quel diplomate aurait dit la même chose avec le souci de trouver une voie médiane. Ne parle-t-elle pas de «voie équilibrée de coexistence» entre population et éleveurs ? Ce qui est sûr, c'est que ce courrier ne tombe pas par hasard. Il est mis en ligne à l'heure où la position des partisans de l'ours semble vraiment fragilisée. Ils avaient besoin de cette pub. » Pourquoi? On aimerait qu'elle développe...

Tous les termes utilisés par Carla bruni-Sarkosy font preuve de retenue, de diplomatie et de sens du dialogue. Ce qu'elle prône en fait, c'est la cohabitation contrairement aux titres de certains grands journaux. Mais cohabitation est un mot qui leur donne envie de mettre le feu aux Pyrénées. Et le presse locale qui profite de l'intérêt de l'ours pour gonfler les ventes les accompagne dans cette peoplelisation de la peur de l'ours.

«Peut-être que les « pro-ours » sont à cours d’arguments… et qu’ils n’ont rien d’autre à proposer. » déclare Philippe Lacube. Je l'invite à se plonger d'urgence dans le rapport établi par Stéphane Carbonnaux pour Ferus. Il regorge d'arguments qui "démontent" le discours pseudo-environnemental des partisans de la "biodiversité à visage humain".

Comme le plan Ours, l'Elysée semble prendre la voie de la négociation avec toutes les parties. Maintenant si certains "retiennent leur respiration" et maintiennent leur position de boycott du Groupe National Ours, ils ne devront pas être surpris que les choses avancent sans eux, même si, il est certains qu'ils mettront leur refus de participer sur une prétendue non-concertation, (sur un parisianisme comme dit purepeople qui semble avoir tout compris de leur mode de fonctionnement) comme ils l'ont fait à de multiples reprises.

"En faisant apparaître cette intervention comme étant un soutien à l'ours, les associations environnementalistes pourraient bien essayer de prendre l'Etat en otage par la manipulation et l'interprétation des propos qui sont tenus." déclare Louis Dollo, d'une mauvaise foi crasse. Il ne s'agit nullement d'interprétation mais simplement d’une lecture basique. Petite leçon de lecture pour Monsieur Louis Dollo. Voici donc l'intégralité de le réponse du Chef de Cabinet Adjoint du Président de la République en date du 22 juillet 2008 :

" Cher Monsieur,

Madame Carla SARKOZY a bien reçu la correspondance que vous lui avez adressée conjointement avec Messieurs X et Y (NDLB: noms retirés) concernant le devenir de l'ourse Hvala et la préservation des ours bruns.

Sensible aux sentiments qui ont inspiré votre démarche, l'épouse du Chef de l'Etat tient à vous en remercier.

C'est par conviction dans le devoir de protection de la biodiversité animale que Madame SARKOZY a accepté, au printemps 2006, d'être la marraine de l'ourse slovène Hvala, qui était alors réintroduite dans les Pyrénées.

Elle s'est également beaucoup réjouie de la naissance en janvier 2007 de deux oursonnes, baptisées depuis Pollen et Bambou. Cela représente, enfin, une bonne nouvelle pour l'avenir de l'ours dans les Pyrénées.

La conviction de l'épouse du Chef de l'Etat demeure entière et s'est même trouvée confortée par les conclusions du Grenelle de l'Environnement qui ont fait de la préservation de la biodiversité un objectif majeur de notre pays.

Dans le même temps, dans l'esprit même du grenelle de l'Environnement, il nous faut trouver une voie équilibrée de coexistence. D'un côté, la présence des ours dans les Pyrénées traduit une volonté de protéger la biodiversité, d'autant qu'elle s'inscrit dans le cadre d'engagements internationaux anciens de la France. D'un autre côté, l'adhésion des populations locales constitue une nécessité incontournable.

La coexistence est difficile pour tous mais elle doit être possible et nous ne devons jamais nous résigner. Il ne s'agit pas, dans nos régions, de choisir entre l'ours ou l'homme.

Le Gouvernement a lancé depuis plusieurs mois un exercice d'études internationales comparées, pour examiner comment se fait justement la coexistence des humains et des ours, dans tous les pays où la situation se présente.

A cet égard, un comité national "ours" doit être installé à Toulouse. Il recevra les rapports demandés qui seront ensuite partagés et débattus. Il appartiendra à ce comité de définir les voies de coexistence pour l'avenir, dans la sérénité et la concertation.

Tels sont les éléments d'information dont dispose Madame SARKOZY. Ils l'amènent à demeurer optimiste quant à l'avenir de sa "filleule" et de ses deux petites, même si elle comprend et partage tout à fait votre vigilance.

En vous priant d'excuser le retard avec lequel vous recevez cette réponse, veuillez agréer, Cher Monsieur, l'expression de mes sentiments les meilleurs.

S. FRINGANT "

Je laisse à Louis Dollo la responsabilité de sa manipulation désespérée de l'opinion publique : "En faisant apparaître cette intervention comme étant un soutien à l'ours, les associations environnementalistes pourraient bien essayer de prendre l'Etat en otage par la manipulation et l'interprétation des propos qui sont tenus."

Il ne s'agit pas d'un soutien à l'ours, mais d'un soutien à la cohabitation.
Un exemple de plus qui montre bien :

  • la position centriste des associations qui avec le FIEP depuis le début et avec le plan ours ont largement soutenu et financé le pastoralisme.
  • La mauvaise volonté et l'aveuglement extrème des opposants à la cohabitation pour qui comme le reconnais Philippe Lacube et Magali Boniface "l'ours n'est qu'une goutte d'eau", tout en continuant de refuser de regarder et de s'occuper du reste du contenu du vase des problèmes du pastoralisme.

De son côté, le Grand Charnier s'enfonce encore un peu plus dans le ridicule : (sic) "Cet ours femelle, d’origine slovène a tué pas moins de 80 brebis en 2007 sur Saint-Lary et Seintein. Cet animal a assuré sa descendance en donnant naissance à deux oursons eux aussi des femelles. Les naturalistes vous diront que c’est la mère qui enseigne aux petits comment se nourrir. Nous voilà assurés d’une bonne descendance à problèmes ! (...) Madame Carla Sarkosy est marraine d’une espèce bien dangereuse, elle devrait à ce titre prendre en charge personnellement les dégâts occasionnés par sa filleule, un conseil cependant : ne pas confondre ours et nounours !"

Comme l'a précisé Pierre-Yves Quenette au Groupe National Ours à propos de FRANSKA : "Les experts contactés concluent, que dans un contexte de troupeaux non gardés, ce niveau de prédation ne permet pas de dire qu'il s'agit d'un ours à problème. Même si l'ours concerné pose des problèmes, il est biologiquement attendu qu'un ours, s'il se trouve en présence de proies faciles, fasse de la prédation." Le Préfet des Pyrénées atlantiques a aussi rappelé que "le protocole d'intervention sur un ours à problème est adapté."

Ce n'est pas l'ours qui est "à problème", c'est le pastoralisme! Pour ma part, je ne me permettrai de conclure que les descendants de ces extrémistes là se comporteront de la même manière. Je garde espoir.

Comme quoi il y a moyen de faire une analyse d'un "non évènement".

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