Dans le contexte sensible du plan de restauration de l’ours brun dans le massif pyrénéen, la mission a naturellement cherché, au cours de ces déplacements et tout au long de son travail, à équilibrer les débats et à écouter les uns et les autres. Refusant d’emblée, et dans le droit fil de la déontologie des inspections générales, les polémiques de tous ordres, la mission s’est essentiellement positionnée sur un plan technique.
C’est pourquoi, au retour de chacun des déplacements, un compte-rendu factuel, ne constituant ni pré-rapport, ni synthèse interprétative de ce qui avait été présenté, a été élaboré et adressé pour avis et propositions éventuelles d’amendements à chacun des participants. Un certain nombre de réponses a été enregistré et les comptes-rendus figurant en annexes 2, 3, 4 et 5 en sont le fruit.
La lettre de mission demandait également de procéder à une «large consultation» sur le massif pyrénéen, permettant en quelque sorte de compléter l’analyse comparative externe par une analyse comparative «pyrénéenne» du plus grand intérêt. De nombreux entretiens individuels ou collectifs et des visites de terrain ont ainsi été effectués entre les périodes de déplacements à l’étranger jusqu’à la fin mars. Ils sont listés en annexe 9.
Ces entretiens ont été soigneusement coordonnés, quand ils n’étaient pas couplés, avec ceux de la mission conjointe Environnement/Agriculture (IGE/CGAEER), chargée de conduire l’évaluation à mi-parcours du Plan de restauration et de conservation de l'ours brun dans les Pyrénées françaises et l’évaluation du Plan de soutien à l'économie de montagne.
Cette coordination entre les deux missions s’est également concrétisée au cours de plusieurs réunions et à travers des contacts constants permettant, en reprenant les termes mêmes du rapport de cette autre mission, de «confronter les perceptions et les analyses et de veiller à la cohérence des propositions et recommandations». Cela était d’autant plus nécessaire que ce rapport sur les territoires de présence constitue une sorte de déclinaison territoriale du rapport général d’évaluation du Plan de restauration, qui aborde également et fort logiquement cet aspect.
Enfin, la présente mission s’est enquise des méthodes de gestion de la cohabitation ours/activités humaines et du suivi des populations dans d’autres pays que ceux visités, permettant d’élargir encore cette analyse comparative et de l’enrichir.
Dans une première partie, ce rapport présente les constats généraux issus des déplacements à l’étranger et faisant ressortir points communs et différences. Le rapport propose ensuite une méthode de qualification des territoires de présence dans les Pyrénées en l’illustrant de cartes.
Dans une troisième partie, le rapport traite du suivi des populations d’ours et des questions d’information. La quatrième partie aborde la valorisation de la présence de l’espèce. Tout au long du rapport, une sélection de «verbatim» de ce que la mission a entendu est indiqué entre parenthèses et en italique.
Source : Ours des Pyrénées : territoires de présence et gestion des populations
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