Compte tenu du contexte sociopolitique dans lequel s’inscrit le Plan de restauration, et dans le droit fil de sa lettre de mission lui demandant d’analyser les territoires de présence au regard des «contraintes imposées aux élevages» et des «opportunités de valorisation économique», la mission a dès le départ considéré que son rapport devait s’insérer dans le cadre global de l’aménagement équilibré de la montagne pyrénéenne, et de l’organisation des activités dans l’espace, plaçant au même niveau biodiversité et élevage, mais aussi activités artisanales et industrielles, services, agriculture, chasse, randonnée, exploitation forestière, etc.
Seul, ce positionnement semble à même de répondre à la question aussi pertinente que récurrente entendue par la mission : «Que voulons-nous faire des Pyrénées ?». Une grande part de la réponse est contenue dans le Schéma interrégional d’aménagement et de développement des Pyrénées, élaboré au cours d’un processus participatif par les Pyrénéens eux-mêmes et approuvé le 11 décembre 2006 par le Comité de massif.
Cette indispensable «prise de recul» correspond d’ailleurs à la commande ministérielle de l’analyse comparative externe -dont les principales leçons ont été présentées au chapitre précédent-, le tout ayant pour objectif de jeter les bases d’une reprise du dialogue à partir de propositions nouvelles, pouvant s’intégrer aux axes stratégiques du schéma de massif. C’est dans ce cadre que s’inscrivent les propositions de ce chapitre sur les territoires de présence.
Source : Ours des Pyrénées : territoires de présence et gestion des populations
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