Les territoires du pastoralisme
A l’échelle du territoire pyrénéen de moyenne montagne (concerné par des estives de demi saison) ou de haute montagnes (estives subalpines/alpines), il n’y a pas d’espace pyrénéen sans mouton.
Les surfaces d’estives, généralement propriétés de la collectivité, utilisées en commun par les habitants, sont présentes dans la quasi totalité des communes de montagne [Pour des raisons historiques (organisation du territoire en paroisses, puis en communes) et économiques, tenant à l’importance de l’élevage dans des sociétés très autarciques], et s’étendent, dans chacune sur quelques centaines à quelques milliers d’hectares. Cette dimension correspond aujourd’hui à des effectifs d’ovins de centaines à quelques milliers, effectifs par ailleurs compatibles avec la capacité des éleveurs à produire localement la part d’alimentation hivernale des animaux.
Ces estives sont imbriqués avec les milieux fréquentés par l’ours comme le montre clairement la carte suivante établie en croisant les zones à ours de la carte précédente (2002-2006) et les unités pastorales pyrénéennes (couche SIG de 1999) en hachuré noir. [La mission tient particulièrement à remercier Pierrick Touchet, membre de l’Equipe technique Ours, pour sa disponibilité et sa compétence cartographique]
Aire de répartition de l'ours brun (hors ours équipés) 2002-2006 dans les Pyrénées françaises et Unités Pastorales.
Source : Ours des Pyrénées : territoires de présence et gestion des populations
Commentaires de la buvette
La santé financière du pastoralisme est très mauvaise. Les deux tiers des revenus sont composés de subsides. Il faudrait aussi tenir compte des statistiques et des courbes d'évolution de l'activité.

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