Parmi les territoires concernés par la présence de l’ours dans les montagnes d’Europe occidentale, les Pyrénées se caractérisent par l’importance du pastoralisme ovin. Bien que l’élevage bovin à viande soit très majoritaire, exprimé en unités gros bétail, 600.000 ovins fréquentent 550.000 à 600.000 formations pâturées d’altitude dénommées «estives». Ces espaces sont supra forestiers, au dessus de 1800 à 2000m d’altitude, ou à des altitudes intermédiaires issus de défrichements anciens.
Dans les pays visités, la mission a enregistré que la commune de Somiedo en Asturies, ne compte, sur 30 000 hectares qu’un troupeau transhumant de 1500 têtes d’ovins pour 8000 vaches présentes l’été sur la commune ; le massif de la Brenta dans le Trentin accueille 4000 à 5000 ovins, alors que le département des Pyrénées-Atlantiques accueille plus de la moitié de l’effectif pyrénéen, et les autres départements plus d’une centaine de milliers chacun. En Slovénie, il n’y a pas de transhumance dans le région du karst. Aux USA, la transhumance concerne une partie du cheptel ovin du Montana et elle utilise des terrains des forêts nationales. Malgré ces différences en quantité nette d’ovins dans les trois pays européens, le chargement reste le même de 1 à 2 brebis par hectare.
Dans toutes les vallées pyrénéennes visitées, il y a des problèmes de coexistence entre le pastoralisme en milieu ouvert, non clôturé, et l’ours. L’importance et le caractère général du sujet sur la chaîne pyrénéenne justifie une présentation des spécificités du pastoralisme pyrénéen.
Source : Ours des Pyrénées : territoires de présence et gestion des populations
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