Listes des derniers "accidents de chasse" pour les ours

7 septembre 2008 : le chasseur Thierry Bergeaud tire "à l'instinct" et blesse l'ours Balou qui s'enfuit.

1er novembre 2004 : René Marquèze, ex président de l'ACCA d'Urdos, intimidé par une charge de l'ourse Cannelle, la dernière ourse de souche pyrénéenne, tire et la tue dans le secteur du Rouglan (dans une réserve "Lalonde") entre Urdos et le fort du Portalet, en vallée d'Aspe. Il est "relaxé" en avril 2008.

2002 : L'ours Kouki ne donne plus signe de vie. On ignore ce qu'il est devenu.

29 septembre 1997 : un jeune chasseur, intimidé par une charge de l'ourse Mellba (elle est accompagnée de ses 2 oursons) abat celle-ci (voir l’article Artus " La mort de Mellba "). L'affaire est classée "sans suite".

1994 : André Apiou (13 ours à son tableau de chasse) tue l'ourse Claude, l'avant dernière femelle de souche pyrénéene à «La Cristallère», dans une réserve "Lalonde" abandonnée l'année précédente. Ce n’est qu’en février 1997 qu’une dénonciation anonyme arrive aux gendarmes et à l’Office de la chasse: «Il y a une dépouille d’ours à la Cristallère et on peut dire qui l’a fait». A la dépouille d’ours, il manque la tête et les pattes de devant, vendues. André Apiou : «J’ai cru que c’était un sanglier. Si j’avais su que c’était la bête, j’aurais pas tiré»

1982-1984 : "au moins deux femelles et un ourson tués en 1982 et 1984 en Béarn". Citation trouvée dans "Une mortalité anormale des ours en Béarn" L'été 1993, un article parait dans Ours et nature n°2. Il s'agit d'un extrait d'une communication présentée à la IXème conférence internationale sur la connaissance et la gestion des ours (Grenoble 1992) intitulée "Eléments d'analyse démographique", par André Etchelecou, professeur à l'université de Pau et vice président du conseil scientifique du PNP. En janvier, au cours d’une battue au sanglier, une ours et un ourson sont abattus et consommés par des chasseurs à Laruns, en vallée d’Ossau. Je ne sais pas exactement quand et où a été tuée la deuxième femelle.

1972 : Interdiction totale de la chasse à l’Ours brun, y compris en battues administratives
1957 : La chasse à l’Ours brun n’est plus autorisée. Les battues administratives perdurent.
1961 : Mort du dernier ours du Pays basque.

En 1991, le ministère de l'environnement avait commandé un rapport à l'AREMIP, une association scientifique pyrénéenne. Le biologiste J.-M. Parde avait alors enquêté sur les causes de la disparition de l'ours dans les Pyrénées centrales au cours des 100 dernières années. Extraits : "Sur un total de 123 ours étudiés entre 1890 et 1990 :

  • 28 animaux "ont disparu sans qu'il ait été possible d'en déterminer la cause".
  • 5 ours "ont été trouvés morts pour des causes supposées naturelles",
  • 90 "ont dû leur disparition à l'homme". Sur ces 90 cas, on note :
    • 58 ours "tirés au fusil",
    •   3 "pris au piège",
    •   7 oursons "capturés vivants",
    •   4 "empoisonnés"
    • 18 "autres causes".

Autre extrait de ce rapport : " La chasse délibérément orientée vers l'ours représente la moitié (54 % des cas) d'ours tués. La chasse opportuniste visant au départ d'autres gibiers, mais où les chasseurs
profitent d'une rencontre avec l'ours pour le tirer ou pour improviser une traque où il est tiré, est plus meurtrière que la battue administrative organisée pour tuer un ours jugé nuisible.

L'autodéfense d'un chasseur surpris par un ours agressif ou semblant menaçant est un cas exceptionnel". (Ours et Nature n°15)

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