"La chasse, pour une vision humaniste de l’animal"
par Charles-Henri de Ponchalon
président de la FNC
Ne pas confondre bien-être et bien-traitance
Le bien-être animal est à la mode mais au fait, que signifie ce «bien-être» que revendiquent les associations de protection des animaux ? Le Larousse le définit ainsi : disposition agréable du corps, de l’esprit ; situation de fortune qui permet de satisfaire ses besoins matériels… Voilà qui laisse rêveur… (NDLB : On dirait du Dollo!)
Est-ce vraiment ce dont l’homme est redevable envers les animaux ? Est-ce sur cette douceur ouatée pour chats et chiens mais aussi porcs, araignées, canards et lombrics que nos parlementaires s’apprêtent à légiférer ? Le respect de l’animal passe-t-il par son «bien-être» ? Je ne le pense pas. En revanche, l’homme a des devoirs envers les animaux, et notamment celui de bien les traiter.
Si le bien-être animal était reconnu par la Loi, jusqu’où irait sa mise en oeuvre ? Les circulaires ministérielles fixeront-elles l’épaisseur des coussins des chiens ? Plus sérieusement, dans un monde qui manque de ressources alimentaires, où nombre d’humains souffrent de la faim, où les droits de l’homme sont trop souvent bafoués, quelles seront nos obligations légales envers les animaux ?
Manifestement, derrière le «bien-être» animal, se cachent les tenants de la «deep ecology» et du végétalisme le plus intolérant. Une rupture grave de l’équilibre entre l’homme et l’animal.
Il est temps qu’une voix s’élève pour rappeler à la raison, notamment en réaffirmant la place de chacun, homme et animal. Que cette voix soit celle du chasseur n’est pas vraiment étonnant : homme de nature depuis la nuit des temps, observateur attentif des lieux de vie de l’animal, ce naturaliste connaît les règles d’équilibre entre les hommes, les animaux et la nature. Il a instauré, depuis des siècles, une véritable complicité avec les animaux qui lui permettent d’exercer sa passion : chiens, oiseaux appelants, furets, etc.
Ce Petit livre vert 2008 relève un double défi majeur : faire prendre conscience à chacun de la machine infernale qui est en marche afin de l’arrêter, pour le bien-vivre de tous, hommes et animaux ; promouvoir une écologie humaniste dont le chasseur reste le garant.
Charles-Henri de Ponchalon,
Président de la Fédération nationale des chasseurs
dans l'édito du "Petit livre vert 2008 de la Fédération Nationale des Chasseurs.
La vision humaniste de l'ours dans sa version "à armes égales" lithuanienne, bien plus égalitaire que la version "à l'instinct" française. A gauche, l'ancètre de l'ours Balou, à droite, le président de la Fédération lituanienne de la chasse. Gravure extraite du petit livre kaki 1908.
Commentaires de la Buvette
Parôles, parôles... On connaissait "la biodiversité à visage humain" de l'ASPAP ; voici "l'écologie humaniste dont le chasseur reste le garant." Il est temps qu’une voix s’élève pour rappeler à la raison, notamment en réaffirmant la place de chacun, homme et ours. La dessus, nous sommes d'accord. Pour le reste, Il reste du nettoyage à faire....
Qu'en pense Balou ? Que pensent les chasseurs de l'ACCA de Prades du "bien être" des espèces protégées ? Que pense son président "de la bien-traitance" qu'il a accordée "à l'instinct" au "truc non identifié" qui lui est passé sous le nez, alors que les chiens semblaient être "au ferme" ?
C'est l’ours Balou qui répond dans "Ca branle dans le manche": "dès que j’aurai 5 minutes, je lirai le Petit livre vert 2008" :
Prades. Au dessus d'Ax- les-Thermes. Entre Ariège et Aude. Dimanche 07 septembre. Thierry Bergeaud, 46 ans, homme de nature depuis la nuit des temps, était parti pour une battue au sanglier. Avec ses potes de la société de chasse locale. Thierry en est le président, c'est dire ! Cher président, avez vous lu l'introduction du Petit livre vert 2008 écrite par votre patron ?
Pour la suite : allez lire "Ca branle dans le manche"