Il est difficile de faire croire à la population qu'utiliser des patous comme chiens de protection des troupeaux, "celà ne marche pas". L'histoire même du chien et sa réputation internationale sont là pour prouver le contraire. Alors, la nouvelle stratégie consiste à dire "Les patous attaquent les touristes", puis "Les bergers sont attaqués en justice" pour enfin arriver à "Avez-vous une solution pour éviter les rencontres entre chiens patous et touristes. Je n'en vois qu'une enlever ces chiens lorsque le troupeau est sur des lieux de grande fréquentation touristique ? (source : Le grand Charnier) "
Et hop, on se débarasse des patous comme moyen de protection du troupeau, ce qui justifie de laisser le troupeau en liberté et donc... "La cohabitation avec les prédateurs est impossible". C'est la stratégie du Grand Charnier et de notre correspondant de presse local.
Les patous, c'est comme les béliers, celà se sélectionne. Oui, il existe des solutions. La sélection de lignées adaptées aux gardiennages en est une. Jean-Marc Landry travaille là dessus. J'y reviendrais et crée une rubrique à son nom à la buvette pour y mettre ses travaux. Mais d'abord, cet article paru en Suisse.
Baudouin de Menten
Chiens de protection des troupeaux
par Véronique Salamin
Parfois agressifs avec les promeneurs, les animaux peuvent être testés pour qu'on évalue leur aptitude à oeuvrer dans les zones touristiques. Formés pour défendre les troupeaux de moutons, de chèvres et de vaches, les chiens protecteurs effraient parfois les touristes en balade sur les alpages. Si l'animal est jugé trop agressif, il est possible, depuis l'an dernier en Suisse, de le tester.
Quatre chiens ont ainsi été soumis à une expertise en 2007. Verdict de Jean-Marc Landry, éthologue à l'origine du test: deux d'entre eux étaient inaptes à remplir leur rôle dans des zones touristiques. L'un avait mordu une randonneuse sur un alpage près d'Orsières (VS), l'autre s'était montré menaçant à plusieurs reprises dans les Grisons.
«Si une personne nous signale un chien agressif, nous prenons cela très au sérieux», assure Denise Affolter, responsable des affaires canines à l'Office vétérinaire cantonal valaisan. Le relais est rapidement passé à Agridea. Cet organisme, mandaté par l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) pour gérer la problématique des chiens de troupeaux, travaille notamment avec Jean-Marc Landry.
Député valaisan inquiet
Alarmé par le danger que peut représenter un chien de protection notamment pour les touristes, le député au Grand Conseil valaisan Markus Truffer a déposé en décembre 2007 un postulat. Il demande que tous les chiens de protection de troupeaux soient soumis à un examen de comportement avant de travailler sur un alpage. Une prévention que Jean-Marc Landry prône également. «Cela rassurerait et responsabiliserait tout le monde. En France, il y a beaucoup de demandes dans ce sens et nombre d'éleveurs veulent faire tester leurs chiens.» Actuellement, seules les bêtes de 18 mois et plus sont testées. «L'idéal serait de pouvoir le faire sur des chiens plus jeunes. Mais cela exige de nouvelles études pour lesquelles nous ne disposons pas de moyens financiers», déplore l'éthologue.
(NDLB: Peut-être que le "Montagne des Pyrénées" pourrait être aidé par une des multiples associations qui travaillent "à la sauvegarde du patrimoine pyrénéen". Celà permettrait de sélectionner des lignées de travail non agressives envers les touristes. Les patous sont une aide pour les bergers depuis des siècles. Ses compétences sont reconnues dans le monde entier. Mais ses associations lui préfère le chien de Carélie (l'obsession de l'ours toujours). Allez comprendre ce qui se passe dans la tête d'Augustin quand il distribue les subsides des ariégeois, on parle de + de 35000 €) pour organiser l'immense bide des Pastoralies. 10000 pezrsonnes selon Lacube, 700 (le matin) selon les photos. Une réunion de crise a été organisée au CG de l'Ariège pour comprendre les raisons de ce flop "énorme".)
En Suisse, entre la mi-juin et la mi-octobre, 140 chiens, essentiellement des Montagnes des Pyrénées et des Maremme Abruzzes, travaillent sur les alpages. C'est deux fois plus qu'en 2005. «Pour protéger un troupeau de 500 à 1000 bêtes, il faut trois chiens au minimum», précise Daniel Mettler, coordinateur national pour la protection des troupeaux auprès d'Agridea.
Pas de budget pour un test préventif
Pour les besoins de son étude, Jean-Marc Landry a testé 89 chiens, dont 25 en Suisse et le reste dans l'Hexagone. «J'espère valider scientifiquement une partie du test d'ici à fin 2008.» Mais de là à ce que la Suisse l'utilise ensuite préventivement, il y a un pas que Daniel Mettler ne franchit pas.
Pour l'instant, trop d'inconnues subsistent quant à la validation scientifique. Et puis, «pour le moment, nous ne disposons pas de budget pour envisager de tester tous les chiens», précise le coordinateur national pour la protection des troupeaux. En matière de prévention, Agridea sensibilise aussi les promeneurs, qui doivent savoir garder leurs distances avec le chien de protection et le troupeau. Mais la prévention ne s'arrête pas là. «A l'avenir, il s'agira aussi de renforcer la formation des éleveurs qui détiennent des chiens, d'enregister les chiens et de contrôler les élevages», précise Daniel Mettler.