Un chasseur blessé par un ours dans les Pyrénées espagnoles

Blessés lors de battues aux sangliers : Chasseurs 1 - Ours 1. Ce match est nul. L'Etat doit mettre fin au match et créer des réserves de chasse.

Un chasseur espagnol a été attaqué et blessé par un ours, probablement l'un des plantigrades slovènes lâchés en 2006 dans les Pyrénées françaises, mercredi dans le val d'Aran (Pyrénées espagnoles), près de la frontière française, annonce La Dépêche du Midi dans son édition de vendredi.

Le chasseur, Luis Turmo, un retraité de 72 ans, a été attaqué alors qu'il participait à une battue au sanglier avec quatre autres personnes mercredi en milieu de journée, à près de 1.200 mètres d'altitude, indique le journal.

Griffé au bras gauche et mordu au mollet, il a été hospitalisé dans la commune espagnole de Vielha (Aragon), où 15 points de suture lui ont été appliqués.

"L'ours s'est dressé et jeté sur moi. Heureusement, dans la chute j'ai tiré deux coups de feu en l'air. Je pense qu'il a eu peur et s'est enfui", a déclaré le chasseur à un journaliste de La Dépêche.

Juan Bares a son idée sur cette rencontre imprévue :«Il devait être à l'abri sous un rocher où l'on a trouvé des gâteaux de miel. L'herbe y était encore chaude. Ensuite, je crois que ce sont les chiens qui l'ont dérangé et fait lever. D'ailleurs, on en a perdu un

Selon les premiers éléments de l'enquête, l'ours à l'origine de l'attaque serait l'ourse Hvala, lâchée dans les Pyrénées françaises en 2006.

Quatre femelles et un mâle slovènes avaient été lâchés dans les Pyrénées françaises, entre le 25 avril et le 22 août 2006, dans le cadre d'un plan de restauration et de conservation décidé par le ministère de l'Ecologie et très fortement critiqué par des éleveurs et des élus locaux.

Sources : AFP, La Dépêche du Midi

Gagner sur les deux tableaux

Cela faisait des mois que les anti-ours attendaient et prédisaient cela. Ils vont s'en doute s'en donner à coeur joie et dénoncer la présence d'ours dans les Pyrénées. Enfin un blessé pour défendre leur cause. Malheureusement c'est en Espagne. Toujours rien en France.

Heureusement le chasseur, non gravement blessé a quitté l'hopital. Pour une fois la rencontre entre un ours et un chasseur ne se termine pas par la mort de l'ours. Cette fois, on aura droit à un linchage médiatique.

Les opposants au plantigrade ont intérêt a ce que ces rencontres chasseurs/ours se reproduisent. Ils sont gagnants sur les deux tableaux : soit un ours de moins, soit une nouvelle raison pour demander l'éradication de l'espèce. Hvala, si c'est bien d'elle qu'il s'agit, va se retrouver sur la selette. L'ours n'a plus qu'une seule chose à faire pour s'en tirer : fuir l'homme.

Pour protéger les derniers ours, les associations demandaient une meilleure réglementation de la chasse aux sangliers en battue dans les Pyrénées. Maintenant l'Etat se trouve davant une double obligation : protéger les chasseurs et protéger les ours. Il est urgent de réglementer ce mode de chasse, et on sera gagnant sur les deux tableaux.

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