Ce texte daté de juin 2006 est parfaitement d'actualité. "La Tute de l'ours : chaudron pro-ours anti-ours" est de Gérard Bozzolo, Ingénieur agronome, professeur de Zootechnie à l'Ecole Nationale Supérieure Agronomique de Toulouse (ENSAT). Les intertitres en noir sont de la Buvette.
par Gérard Bozzolo (juin 2006)
Les idées et constats introduits dans cette réflexion demeurent : malgré les quelques décès qui font les couvertures médiatiques pour des mortalités si peu naturelles, la population des ours pyrénéens s'est modestement accrue.
Tute d'ours, photo Baudouin de Menten, Slovénie 2007
Une couverture médiatique disproportionnée
Les positions médiatiques occupées par ces deux représentations de l’opinion publique monopolisent le débat de façon inversement proportionnelle à leur représentativité, notamment à l’endroit des éleveurs. Les éleveurs en général et les éleveurs pyrénéens en particulier ne sont plus contenus aujourd’hui que dans un % anecdotique de la société civile.
Ce bruit disproportionné est à l’image des leaders qui se mettent en avant comme des guides de l’opinion publique généralement plutôt ignorante et donc passive dans sa masse, sinon crédule et aussi très versatile. Il est vrai que la patte Mitterrandienne avait fait de la cause de l’ours un acte quasiment politique, à tel point que cette passion passait pour une valeur de gauche ! Aujourd’hui, alors que la mise en pratique du plan de sauvegarde est réalisée par des ministres de droite, les avis sont reconsidérés dans une caricature qui conduit à produire, par ces ex pro-ours, des discours radicalement opposés ! L’Ecologie qui par nature doit s’engager sur des actions à long terme s’essouffle et se décrédibilise en servant de produit d’appel dans les super marchés des obédiences politiques. On peut, aisément, comprendre l’inconstance des spectateurs que sont les citoyens ordinaires…
Rats des villes, rats des champs
Beaucoup, dans ces discours d’affrontement, relève de la méfiance et de la défiance qui surgit entre rats des villes et rats des champs tant sont différents leurs acquis culturels et leur perception du territoire. L’empathie des premiers reste teintée de romantisme. Une à deux générations a suffit pour gommer le souvenir de l’âpreté de la vie quotidienne paysanne de leurs aïeux, ne laissant subsister qu’un souvenir enjolivé commémoré par un cadre bucolique. La vision des seconds demeure très souvent étriquée et circonscrite à leurs intérêts vitaux sur le court terme. Soumis à la rudesse hivernale et à la sueur versée pendant la belle saison, leur ressenti manque de distance et s’enferme dans un individualisme que les habitudes autarciques héritées façonnent naturellement.
La différence de taille, cependant, tient dans le fait que ces derniers subissent de plein front les nuisances de cet animal mythique.
C’est aussi confusément un prétexte pour lancer un cri d’alarme et de désarroi devant leur propre disparition et devant le constat déprimant de l’évolution de leur lieu de vie dont la maîtrise visible leur échappe de jour en jour. Les conditions pessimistes de leur relève et de la transmission familiale s’ajoutent à ce malaise comme un désaveu.
La plaie morale
Toutefois, pour bien s’imprégner du mal être et de la révolte de ces éleveurs de montagne, il est important de mieux comprendre leur désarroi, leur hantise, face à l’attaque des prédateurs (chiens, loups, lynx, ours). L’accompagnement économique qui a pour motivation de rembourser les pertes occasionnées par de telles agressions s’il est adapté pour réparer les dégâts matériels (environ 200 € par brebis), ne soigne pas la plaie morale subie par l’éleveur. Ce préjudice est un stress dans sa pure définition, celle qui correspond à une atteinte dont on ne maîtrise ni la survenue ni l’aboutissement ou la sortie victorieuse, provoquant de véritables pathologies dépressives. Certains éleveurs ne dorment plus et développent une névrose entretenue par le moindre bruit de sonnailles, attendant dans l’anxiété la prochaine fois, installés dans une forme d’insécurité sournoise.
En effet, depuis la domestication, le contrat de l’éleveur avec ses animaux est de les défendre, de les protéger et de les soigner pendant toute la phase de l’élevage. Rien n’est plus traumatisant que de constater cette forme de trahison envers leurs animaux, sans pouvoir agir, aggravée par la vision des séquelles laissées sur les troupeaux. Ceci est une remise en cause directe, culpabilisante, de l’acte professionnel et du lien d’appartenance intime et quasiment charnelle entre l’éleveur et ses animaux.
A titre de comparaison, pour que les urbains puissent appréhender ce désarroi, on peut mettre en avant, la décharge émotionnelle subie lorsque sa propre résidence a été cambriolée par effraction et qu’en plus, les malotrus ont saccagé votre bien. Alors, des envies de meurtre, montent momentanément en surface. Votre refuge intime semble avoir été violé et pourtant, il ne s’agit que de bien matériel !
Deux ou trois habitations plus loin, à côté d’une compassion éphémère de l’entourage, la distance par rapport à l’événement prendra vite une tournure analytique moins passionnelle : le % de vols dans le quartier est vraiment faible et ne nécessite pas de mettre en place des milices, les assurances permettront de réduire les pertes matérielles, l’ensemble étant ramené à des événements aléatoires purement statistiques.
De même, les dégâts imputables à l’ours ne représentent même pas 1% des pertes enregistrées dans les massifs, égrainent les statistiques… soit en moyenne 250 brebis/an
Un patrimoine en faillite, vidé de sa substance
Ours, éleveurs : même combat contre la disparition
Cela dit, l’Ours est une espèce en voie de disparition dans les Pyrénées (aujourd’hui une quinzaine d’ours sur les Pyrénées françaises contre probablement 130 ours sur le versant espagnol avec la plus forte concentration dans le massif des Cantabriques), tout autant que l’éleveur pyrénéen !
Pour ces deux habitants même combat ! La dernière espèce, ne résoudra pas son problème ni ne bénéficiera avantageusement de la disparition de l’autre, au contraire ! Comme un effet boomerang, la société civile ne versera aucune larme sur une fraction infinitésimale de sa population en voie de disparition et ne lui pardonnera pas d’avoir tant maltraité l’autre… la rendant responsable de l’extinction d’un emblème pyrénéen patrimonial.
D’autres groupements humains en équilibre précaire, mais avec des racines terriennes encore plus ancrées, ont bien intégré dans leur philosophie et leur symbole de vie cette nécessaire auto préservation et cette solidarité avec les espèces sauvages communes à leur biotope familier. Mais certains brandissent cette position comme une avanie et ne veulent pas être comparés à des indiens parqués dans leur réserve…
En effet, dans certaines parties des Pyrénées, l’élevage n’est plus à même de dégager une économie concurrentielle ni même de subsistance. Sur cette seule référence, celui-ci serait amené à disparaître comme cela a été le cas de l’agriculture de montagne dès la fin du 19ème siècle, après une forte purge au début du 20ème et un achèvement dans les suites du plan Marshall de l’après guerre. Ce fût le cas aussi de l’activité minière, ancienne richesse abandonnée du massif montagnard, laissant derrière elle les traces de ses ruines désertes.
D’ailleurs, lorsqu’on traverse les Pyrénées d’ouest en est on peut observer un gradient de désinvestissement, sinon d’abandon, avec une petite enclave de résistance dans la Barousse. Il s’agit en effet de l’illustration de pratiques ancestrales différentes liées à des spéculations de nature divergente.
Tradition fromagère ou orientation viande
Une ligne transversale, pays Toy-Lourdes sépare les Pyrénées atlantiques, en de çà de la rive gauche du gave de Pau où se perpétue la tradition fromagère. Lors de la montée en estive les animaux terminent leur lactation en place. Cette activité nécessite la présence de l’homme pour traire les brebis, parfois plus rarement les vaches, et confectionner les caillés et tommes fraîches. Les troupeaux sont donc parqués le soir pour la traite et relâchés le lendemain après la traite matinale, à proximité de l’abri du berger et sous la garde des patous.
Dans ces zones, aucun remugle lié à la présence de l’ours qui, d’ailleurs, s’y fait discret… En revanche, la montagne reste bien exploitée, ouverte, car les différents carrés d’estive sont pâturés en alternance sous la gouvernance du berger et la pression de pâturage reste encore suffisante.
Au contraire, à l’Est de cette ligne, la finalité des élevages est allaitante pour produire de la viande, conséquence de l’ancien élevage lainier reconverti vers la viande lors de la crise lainière. Résultat pervers de son économie mondialisée déjà, bien avant l’heure. Ici, les éleveurs se font rares ! Plus nombreux sont les troupeaux forains qui louent des estives ou bien la concentration de doubles actifs devient de plus en plus la norme.
Les troupeaux sont donc déchargés sur ces espaces, souvent laissés à leur libre initiative avec certes, quelques visites de contrôle espacées. Beaucoup de troupeaux alibi, capteurs de primes ICHN, se sont mis en place. L’objet n’est pas de pointer cette dérive. Heureusement qu’ils sont là, sinon ces zones seraient encore plus désertifiées, à l’image des nombreuses granges foraines qui tombent en ruines lorsqu’elles n’ont pas trouvé preneur pour une reconversion vers un usage de résidence secondaire.
Troupeaux d'herbivores, agents de l'évolution des espaces prairiaux d'altitude
Les rares bergers présents s’occupent de collectifs d’animaux regroupés en troupeaux de grande dimension (1500 à 3000 têtes en ovins) avec une surveillance nécessairement plus souple que dans les petites troupes laitières.
La conséquence est que les estives sont mal pâturées, souvent avec une pression insuffisante ou bien sont mal gérées car les animaux ne sont pas guidés. Les zones les plus riches sont sur pâturées, notamment par les ovins qui reviennent sur les repousses fraîches conduisant à appauvrir les regains. Les carrés les moins bien exposés (ubacs) constituent autant de zones de refus qui progressivement se lignifient et perdent leur potentiel alimentaire. Selon l’altitude, ce sont les envahissements de fougères ou, plus haut, de rhododendrons, de callunes, myrtilliers, raisins d’ours, genévriers rampants, genêts etc., puis, plus tard, la forêt avec ses spécificités en fonction des gradients d’altitude et d’exposition (ubacs, soulanes) qui recolonisent ces espaces : frênes, coudriers, sorbiers, bouleaux, hêtres, sapins, pins à crochets.
En bref, les espaces abandonnés se ferment et perdent leur fonction fourragère de complément si longtemps préservée par la dent des animaux et la main de l’homme. Les écobuages, pratiqués comme une panacée à court terme pour retarder cet envahissement et permettre de retrouver, de façon éphémère, un peu de vert, est un combat perdu sur le long terme. Ceux-ci ont une action sélective vis à vis des ligneux résistants et sont très insuffisants si la pression pastorale et l’essartage produit par l’homme ne sont là pour l’accompagner. Le recouvrement par le tapis ligneux envahissant étouffe les plantes appétées par le bétail qui disparaissent à leur tour.
Une argumentation peu convaincante fondée sur des fausses vérités
Par ailleurs, les arguments de référence déployés par les uns et les autres ne tiennent pas à l’analyse. Certains écolos, indiquent que la réintroduction de l’Ours slovène est une aberration génétique par rapport à la race pyrénéenne... La hantise du métissage ! Propos de demi-savants qui n’ont pas bien intégré que la notion de race est une construction humaine spécifiquement réservée aux animaux domestiqués et donc artificielle. Celle-ci relève de la sélection que lui-même impose, de son organisation et du marketing qui l’accompagne.
Ours : on ne peut parler de races, tout au plus de populations
A l’inverse, parmi les espèces sauvages, on ne peut parler de races, tout au plus de populations qui peuvent, compte tenu de leur isolement géographique, concentrer à la marge, quelques particularités phénotypiques. La pureté raciale est donc une chimère pour les animaux sauvages. L’ours slovène et celui des Pyrénées peuvent génétiquement se distinguer peut-être encore moins qu’une vache Limousine d’une Blonde d’aquitaine ! Au contraire, l’introduction d’un patrimoine génétique un peu élargi ne peut qu’apporter de la variabilité génétique salutaire qu’un trop grand isolement géographique n’a pu que réduire. L’ours de Slovénie et celui des Pyrénées sont de la même espèce. Ce ne sont que les barrières mises en place par l’homme qui font que ce premier ne fait pas actuellement le voyage, par ses propres moyens, depuis la Slovénie jusqu’en Pyrénées.
Indiquer, qu’il vaudrait mieux laisser l’ours slovène là où il est constitue un trait trop simpliste pour servir de justification ! Toutes les espèces domestiques animales et races un peu anciennes ont été importées.
Ensuite, donner des leçons au pays tiers pour les exhorter à préserver leur faune en voie de disparition : tigres du Bengale, éléphants, rhinocéros nains, aujourd’hui hippopotames etc. ou bien même à créer des sanctuaires forestiers (poumon vert amazonien, africain, asiatique) alors que depuis le néolithique nous avons éradiqué nos espaces forestiers sans soif, détruit tous les grands prédateurs au comportement voisin de l’Homme (loup, ours etc.) tient du ridicule opportuniste, axé sur une profitabilité à court terme sans scrupule.
L'ours, le quotidien du SAMU ?
Indiquer que le tourisme vert serait affecté par ce dangereux prédateur qui fait encore frémir les bergères sur leurs estives est aussi exagéré. Le risque d’attaque est très nettement inférieur à celui de la piqûre d’un aspic grincheux dérangé pendant sa sieste, à la charge d’un cerf en rut et malencontreusement perturbé pendant sa démonstration de conquête territoriale quand ce n’est pas une vache Gasconne ou pire Aubrac qui, après quelques retards, vient de faire son veau et joue à la mère irascible. Bref, l’Ours ne peut-être aujourd’hui qu’un support touristique d’imagerie d’Epinal servant à mettre un peu de piment dans la quête d’aventure des citadins qui vont affronter les Pyrénées sauvages et y rechercher quelques frissons.
Jusqu’à présent, l’entorse, la chute dans les éboulis, les départs de pierres, les incidents cardiaques, la foudre, sont le quotidien des hélicoptères du SAMU plutôt que les attaques inopinées de l’Ours.
En revanche, on peut défendre que sur le long terme, l’Ours peut-être un atout pour la préservation d’une montagne vivante, ouverte et porteuse de fourrages pour les animaux domestiques. Si sa présence oblige à un meilleur gardiennage des animaux domestiques et donc à une présence humaine plus importante, alors le bétail ne sera plus livré à lui-même dans une sorte de divagation sauvage, en régime cafétéria, mais sera guidé. La montagne sera plus rationnellement exploitée, entretenue, cultivée.
Bien évidemment, l’ours étant un super prédateur, sans contre partie en dehors de l’homme, il est nécessaire de prévoir une densité maximale acceptable et au delà instaurer un plan de régulation comme pour les autres faunes, avec des plans de tirs contingentés.
Un appui économique pour une autre fonction de l’acte agricole dans les massifs montagnards
Des moyens sont à mettre en place, mais certains le sont déjà au travers de l’acte politique de la CEE qui a instauré, dès 1975, des primes structurelles et un accompagnement au développement, comme aujourd’hui l’ICHN. Leur objectif est de permettre la préservation de l’environnement, la structuration du territoire et le maintien d’une activité économique agricole. Les DPU sont aussi là pour renforcer la défense du marché des productions agricoles et s’ajoutent à ces différentes contributions supportées par la collectivité élargie, mais sont désormais soumises à des clauses d’éco-conditionnalité.
En conséquence, l’éleveur qui accepte ces subventions, même avec une réticence de façade et sans lesquelles il aurait déjà disparu doit, en contrepartie, accepter quelques évolutions.
Mais ici aussi tout est affaire de pédagogie. Rien de pire que les directives imposées depuis les bureaux, même bonnes, sans concertation ni pédagogie participatives.
Les aînés ont su évoluer
Lui-même, et ses aînés ont su, en permanence, évoluer en fonction des pressions économiques et des attentes sociétales. Autrefois, en élevage de moutons par exemple, une grande partie des Pyrénées avait pour vocation principale la production lainière, la vente de doublons et de brebis de réforme constituant un sous-produit viande, comme l’était aussi l’agnelet des élevages laitiers. Avec l’effondrement des cours de la laine, la viande est devenue produit principal et la laine sous-produit. Cette inversion est assez fréquente en matière de spéculations agricoles : le soja plante olèoprotéagineuse, à son début, était utilisé pour la production d’huile avec, comme sous-produits, les tourteaux de soja. Aujourd’hui l’inversion est totale compte tenu de la forte demande des élevages européens. Dans le futur il en sera de même pour de nombreuses plantes qui auront pour fonctions principales une fourniture énergétique ou la production de cellulose. En montagne, les primes constituent déjà une part essentielle du produit principal, l’activité viande devenant progressivement sous-produit.
En conséquence, que les primes communautaires, soient données au titre de l’entretien du paysage et de la maintenance d’une activité rurale, même si cela peut conduire les éleveurs au métier de gardien de la montagne et de cantonnier, ne constitue pas une avanie. Cette activité peut acquérir ses lettres de noblesse et avec un peu de pédagogie être acceptée comme une fonction d’intérêt économique doublé d’un intérêt général reconnu. C’est affaire d’éducation de la corporation des éleveurs face à la demande sociétale et de reconnaissance de leur métier par cette dernière. Les entreprises de service et d’entretien de parcs, d’élagage, sont bien référencées sans aucune connotation péjorative !
Pourtant, il est nécessaire de mettre certains moyens supplémentaires spécifiquement liés à la politique de réintroduction de l’OURS. Les coûts engendrés à l’unité pour réussir une réintroduction, le programme de surveillance associé, le coût des remboursements liés aux dégâts qui leurs sont imputables, devraient être équitablement investis, à l’identique, en direction des éleveurs.
Certes, non pas affectés à titre individuel pour qu’ils servent à troquer la Kangoo contre une Toyota 4x4, mais destinés à une organisation collective. Ce serait l’occasion de réanimer les anciens syndicats valléens qui autrefois avaient pour charge d’organiser la gestion des espaces collectifs, de résoudre les conflits et de jouer le rôle de juge de paix sur ces estives. Ceux-ci auraient en charge de redynamiser la montagne, de mettre en place les équipements collectifs, clôtures, équipements modernes de logis-cabanes pour bergers et aussi pour mandat de louer les services de bergers professionnels, pendant les 5 mois de la durée de la transhumance. Cette orientation aurait l’avantage de remettre du monde dans la montagne, de retrouver des espaces réinvestis par des animaux avec un mode d’exploitation rationnel et ainsi d’ouvrir sur le tourisme vert. Toutefois, il est vrai que sur un budget d’environ 2 250 000 € en 2006 dédié au plan ours, 28% sont consacrés aux opérations de dédommagement et d’aides écopastorales (contre 51% sur un budget de 1 300 000 € en 2005), non comptés les postes affectés (ONF, ONC), ni les coûts spécifiques des réintroductions, est-ce suffisant en direction des éleveurs ?
C’est au contraire un pari sur l’avenir qui se décline ici à l’inverse de l’extinction lente, mais inexorable des éleveurs qui se dessine aujourd’hui, en Pyrénées, si leur rôle et leur mission ne sont pas redéfinis.
Gérard Bozzolo
Enseignant de Zootechnie - ENSAT
Castanet-Tolosan (31)
Auteur de "Appellations d'origine contrôlée et productions animales" (Tec & Doc Lavoisier)
* Tute : terme pyrénéen pour la tanière de l'ours













