Armand Farrachi est écrivain, militant écologiste et fondateur de la convention Vie et Nature pour une écologie radicale.
A l'heure où le sort de l'animal est de moins en moins indifférent à la population, les responsables de la chasse tentent de faire oublier la violence de cette pratique en difusant des contre-vérités ("les chasseurs gèrent la faune") comme en fustigeant la prétendue violence des courants animalistes et écologistes, qualifiés d'extrémistes, voire de terroristes.
Pourtant, loin de l'image du "chasseur amoureux de la nature", la chasse en France (pays d'Europe qui compte, de loin, le plus grand nombre de chasseurs) fonctionne par intimidations, pressions, violences ?
Une stratégie payante puisque la chasse est désormais si imbriquée au sein de l'Etat qu'il est quasiment impossible de remettre en cause la première sans s'attaquer au second. Comme naguère l'église, la chasse est aujourd'hui partie intégrante de l'Etat.
Parce que le clientélisme d'une caste privilégiée n'a pas lieu d'être dans une république, parce que force doit rester au peuple dans une démocratie, parce qu'une minorité ne doit pas imposer sa dictature à la majorité, Armand Farrachi plaide dans cet entretien pour la séparation de la chasse et de l'Etat.
Une publication "Droits des animaux"
Il est curieux de voir comment les mots "chasse" et "agriculture" d'Armand Farrachi peuvent être, dans certains cas, pour certaines associations interchangeables. je pense à agriculture-environnement ou alerte-environnement. Avez-vous lu "Le schéma type de la rhétorique anti-environnementale" de Laurent mermet ? On est en plein dedans.