Nous avons pris l’habitude de vous présenter des ouvrages dans notre bulletin. Mais une fois n’est pas coutume, c’est d’une maison d’éditions que nous allons aujourd’hui mettre à l’honneur. Les éditions Gallmeister ne regroupent que des auteurs nord américains dans les collections «nature writing» et «noire». De nombreux ouvrages se déroulent ainsi dans les grands espaces de l’Ouest américain, raison pour laquelle cet éditeur ne peut qu’intéresser tous les amoureux de la nature sauvage. Parmi les nombreuses publications, citons dans la collection «nature writing», «Le livre de Yaak», de Rick Bass et «Une guerre dans la tête» de Doug Peacok.
Le premier est une ode à la beauté sauvage d’une vallée du Montana, menacée de destruction. Parmi les phrases fortes de l’auteur : «Il nous faut la vie sauvage pour nous protéger de notre propre violence». Le second livre est celui d’une personnalité légendaire du combat écologique en Amérique. Il s’agit d’un vétéran de la guerre du Vietnam, brisé par cette horreur et qui a redonné un sens à sa vie grâce à la nature sauvage. Doug Peacok a en effet consacré plusieurs années à l’observation des grizzlys et à l’exploration des déserts de l’Ouest.
Il a inspiré le personnage central de deux romans célèbres de la collection noire, «Le gang de la clé à mollette» et «Le retour du gang de la clé à mollette» écrits par Edward Abbey. Ces deux romans remplis d’humour et d’amour pour la nature sauvage racontent l’histoire de quatre écoguerriers décidés à détruire un barrage sur le Colorado mais qui se «contenteront» de saboter des excavateurs et des bulldozers qui éventrent les paysages sauvages de l’Ouest pour y installer «le progrès».
Edward Abbey est un célèbre écrivain et une figure emblématique de la contestation contre la destruction des espaces sauvages. Mort en 1989, il a été enterré à sa demande dans le désert et personne ne connaît l’emplacement de sa tombe. Aux mêmes éditions, il a écrit «Le feu sur la montagne», l’histoire d’un grand père qui résiste à l’expropriation de sa ferme par le gouvernement pour y installer une base militaire. Tous ces ouvrages sentent bon les grands espaces et la liberté.